Mardi 4 décembre 2007
Ces taches sur le tablier me sont tendrement douloureuses
et je
pudiquement
caresse leur souci dans la toile posé
auréoles de rouille et d’avril
la graisse en lune pleine épave jaune et grise
Ces taches sur le sablier
géographie emplie de doute
dans la forêt les feuilles ont froissé les grands arbres
et l'ombre tatonnant a dénoncé ma fuite
mais je sais désormais l'autre lumière
du vite
il n'y a que silence où résonnait ta voix
Ces taches sur le tablier
une sorte de monstre une odeur métallique
ce geste là ne m’appartenait pas
maintenant je dors
regard tendu comme une crampe
sur dix traînées de hâte aux ongles étrangers
Ces taches sur le tablier me sont tendrement douloureuses
persillade rouge que le temps brunit
ton cri en éventail
ton regard libéré assis dans la poubelle
l’air froid qui se recourbe pour ne pas voir ça
auréoles de toi et d’avril
l’agresse en pleine lune épave morte et grise












Vos mots à vous