Vendredi 15 juin 2007
Les villes du désert en plein midi
ne vous font pas d’œillades
elles sont assises là
sur l’estuaire silencieux qu’a dessiné le vent
on ne peut y tourner le dos à ce qui nous recourbe
au nous déjà écrit
ô si nous goûtions ce miel
la blondeur indicible au lapis épousée
la blondeur souveraine d'une ville au désert
le bijou sur la pierre
du margouillat en peur
ne vous font pas d’œillades
elles sont assises là
sur l’estuaire silencieux qu’a dessiné le vent
on ne peut y tourner le dos à ce qui nous recourbe
au nous déjà écrit
ô si nous goûtions ce miel
la blondeur indicible au lapis épousée
la blondeur souveraine d'une ville au désert
le bijou sur la pierre
du margouillat en peur
Rien n’y bouge n’y pleure
rien ne geint on ne voit rien faillir
c’est comme si le temps ignorait tout du sombre
Quand on entre ces rues
marcher semble grimace
il y a des passages emplis d’une fraîcheur qui fait taire les voix
des jardins desséchés
douloureux et tordus de ce vert toujours ocre
Un peu au bord des murs
des bêtes qui respirent sous les tissus brodés et la fatigue floue des pâtres affalés
quelques chats impossibles de maigreur
des chiens de sable blanc
et leurs flancs si étroits que les heures n'y passent
Les porteuses de jarres
politesse à celui que le chemin voyage
tendent l’eau ou la bière dans un émail usé
La brise s'est posée
dispersé sans regrets le siliceux nombré
dispersé pour toujours
quelque part vers la dune entre deux édifices
où la mémoire coule du regard arrêté
sur un tatonnement
La pierre étire chair sur des cris retenus
le grand ciel se déplisse
on reste sans détails on n’est plus que surface
étonnée de la vie dessinée dans l'espace
le grand ciel se déplisse
on reste sans détails on n’est plus que surface
étonnée de la vie dessinée dans l'espace













Vos mots à vous