Jeudi 1 novembre 2007
C'est un jour de défaite
en silence
légère
caresse au bord de la disparition
un peu comme le matin lorsque je tends la main et que
sans te toucher
quelques millimètres au-dessus de ta peau
je fais monter du fond de ton sommeille encore
les frissons du prélude
C'est un jour de victoire
entre l'être et néant
entre la nuit le jour émotion décrispée
ce qui était scandale se cache en l'immobile
je le sens maladroit empli de gaucherie ce jour
d'une fragilité exquise et dispose à l'infime
à ces eaux éclatées au tremblant des lisières
la lumière équivoque organisme vivant
C'est un jour étonné
d'être encore de ce monde
et qui choisit serein de jeter les prothèses
d'affronter sans habits cette fin de parcours dont je quitte les lois
écrire
être
seule
inattente
seconde naissance
et les rythmes surpris
et débusquée la nuit
Sur page nue de ta voix blanche
m'appuyer
avancer la paume pour nous perdre











Vos mots à vous