Vos mots à vous

Rechercher sur ce blog

Texte Libre

vivi.jpg


referencement sitessite inscrit dans la catégorie "art culture" de Meta Annuaire liens en dur.
analyse audience
Mardi 1 juillet 2008


Il n’y eut qu’une fois
étrange et belle

 Lumière de septembre
aucune déchirure n'en menaçait la brise tiède

Je me suis endormie
dans le tintement lumineux des vagues
et je fus tour à tour le bateau et l’oiseau
s’accomplissant au loin dans leurs ailes mêlées

Comment poursuivre un rêve dans ce bercement des eaux
qui le distrait de ses images ?

Comment faire qu'il ne soit que rêve ?

Deux mots
alors que le corps s’enfonce dans le moule du sable encore humide
deux mots pour dire l'infime différence entre la sécheresse et la nuit
obsidienne et léger
deux mots
encore trop
 
Au soleil allongée
lenteur sur le visage
épaules reins glacés
remontaient dans ma chair des sensations aussi précises et vastes
que la douleur d’une plante en bord de mer
quand l’épine qui la tire au jour s’évase sous le pas
et lui offre la fleur des brûlis souterrains

Claire sombre à la fois
ai-je entendu de peau
qu’on ne peut couronner un seul versant des choses ?

Claire sombre dissoute
ai-je entendu de peau
la voix de ce qui vient?

Des hier bleus de l’ombre
il n’y avait rien à comprendre
mais tout à éprouver
jamais je n’oublierais le froid contre mon dos


Claude Debussy, la Mer, 1er Mouvement


par Viviane Lamarlère publié dans : Chemins de solitude
commentaires (14)    ajouter un commentaire
Mardi 1 juillet 2008




Tu vois je l'ai trouvé
le lieu où me poser
il se tait il t'écoute n'attend rien de précis
rien ne vient quereller ses courbes tranquilles et pleines

J’ai aimé ces endroits où la lumière claque et vient se bouturer au fond de la prunelle
mais tu vois c’est ici que mes pieds s’enracinent
que les phrases se déplient juste après le silence
et juste avant le cri.

Tout y est quiétude
choisie
bien sûr parfois je sens de vieilles cicatrices
l’envie de voir la vie
de regarder mon ombre et la sentir bouger
de me sentir debout

bien sûr c’est souvent seule il n’y a pas de soleil et encore moins de bruit

La faim de faire vivre les phrases les plus simples
y surgit lentement
 
A force d’entourer je devenais un cercle
les bords tout emplis de menaces
à force de pré-sens je donnais à demain les réponses aux questions qu’on n’avait pas posées
j’abîmais le dessin des bonsoirs dans la nuit


Pourquoi il fait si sombre
on dirait que le jour s’est assis par terre
et n’a même plus la force de se relever
dehors vide
et dedans

Par instants des pointes  travaillent
je suis dans l'entre deux
quand on n'ose franchir la clairière vers l'oubli
quand dansent sous les pas les contrées de l'instable
ses lisières de méfiance

Il faut se décider.
 
Simple de raconter la terre étincelée de nuit
l’impatience sucrée des abeilles dans les champs
et l'absence qui sèche l'ampoule crevée

le manque
si on l'accepte
y est empli de lumière
 
Au pays de la présence légère


Percussions légères Israëliennes





par Viviane Lamarlère publié dans : Chemins de solitude
commentaires (12)    ajouter un commentaire

Escales

Voyages en Poésie
Calliblog de mon premier site
voyage-en-poesie-carre.jpg

Il n'est rien de pire que l'oubli
Victime de la firme Monsanto


Plus d'informations?
ICI

Avant la lettre


Un blog superbe autour de l'Afrique noire

détours des Mondes






Encylopédie de l'Agora





Ma découverte de la semaine,
la magie des photos de
Jean,
A la recherche de l'absolu


web stats
mesure audience web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus