C'est l’heure du choix ranger les nombres le poids embrasser d’un
sourire les petites catastrophes ordinaires et regarder jaunir les pièces de
l’automne se tenir un peu loin pour mieux se retrouver
Il ne faudra plus chercher à comprendre la
neige doit rester blanche
Toi que je ne toucherai jamais
J'ai mal de ton absence
De ne jamais savoir
Ce que serait ta peau
Sous mes doigts fruits sonnance.
J'aimerais voyager sur l'ombre de ton front
Les deltas de tes yeux,
Courber ta nuque douce
Et dans tes longs cheveux emprisonner mes mains.
Je ne pourrai jamais
Faire le tour de tes lèvres
Y dessiner le rire et glisser sur tes dents
Et découvrir ta langue
Dure pointe savante
A ma bouche enroulée.
J'aimerais respirer
L'odeur de ta foret
Ouvrir tous tes buissons
Et laisser se dresser
L'oiseau qui cherche nid.....
Vos mots à vous