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Mardi 22 mai 2007

La brume enfin se lève sur le fleuve Shannon
Les ajoncs de café dont l’ombre d’eau frissonne
Se penchent galamment, au passage de ma barque.
La peur m’étreint soudain : serais je  Parque
Devenue?

Le soleil se réveille, sur le fleuve Shannon,
Eclairant au lointain mon Castel d’Avalon
Mes corbeaux bruyamment s’envolent dans l’aurore
La peur m’étreint toujours, la peur m’étreint encore
Eperdue.....

Mon chemin se termine sur la Rivière Shannon,
Et mon prince m’attend, au sommet du donjon,
Merlin mon enchanteur m’a ce jour libérée
De ce palais de Glaces où pendant mille années
Retenue !!

Mon pied se pose enfin, au bord de la Shannon,
Comme on pose un baiser, leger comme un faon.
Le bonheur m’engloutit, m’enferme dans ses bras
Mon Aimé, mon Amour, je suis là,
Revenue........

par Viviane Lamarlère publié dans : voyages de l'âme
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Lundi 21 mai 2007




ure

Lève-toi, il est l'heure
Un long chemin t’attend que tu ne connais pas

Et que tu feras seul car je resterai là.

Depuis l’aube je bois la Lune du regard
Et sa bouche gelée qui gobe les étoiles
Au loin le vent spirale
Et se ferle de voiles.
Lève-toi il est tard.

As- tu senti danser sur ton ventre endormi
Les sources indigo courues de l’horizon
Elles fuient leur prison
Incises et légères sur le mur de la nuit

Laisse-moi te conter le rire blanc candi
Qui écharpe le ciel à l'heure du brûlant
Derrière cette dune une fournaise attend
De dérouler ses crocs sur le sable tiédi.

Il faudra que tu boives
Souviens t’en
Parcimonieusement
De l’eau de la fontaine
Chaque goutte puisée a coulé dans mes veines
Chaque goutte cueillie te chantera mes peines
Et les larmes versées
Pour que tu aperçoives
La muraille rêvée .
Au terme du voyage
Tu verras des forêts de bagasses et campêche
De grands chevaux sauvages
Ivres de leur galop viendront lécher les mèches
De tes cheveux blanchis, offrir leur doux chanfrein
Aux caresses de tes mains
Et leur croupe couverte d’épais canepin.

Je garderai la pluie,
Les cailloux et la plaine
Je garderai le bois et les promesses fruits
Je garderai mes peurs cachées au fond du puits
Je garderai le feu
Sous la cendre couvant
Et en pensant à toi je sèmerai des graines
Au vent.

Lève-toi et va-t-en.
Je me suis gardée pure
De tes lèvres brûlées par la fièvre d’été
J’ai rêvé de baisers comme on rêve d’épure
J’ai rêvé de ce que tu m’as tant refusé.

Lève-toi, mes mains se sont usées
A porter le bois mort pendant que tu dormais
Il Il te faut t’en aller, marcher aux infinis
Découvrir tes soleils.
Laisse-moi à l’oubli.
Laisse -moi au sommeil
La froidure me suffit.

Lève-toi il est temps.

Russalka : Song to the moon




par Viviane Lamarlère publié dans : Contes de la rivière aux Loups
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