Vendredi 22 juin 2007
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Rêver d'ailleurs si doux
Que la peau des gazelles en donnerait idée.
Rêver de pays sages qui seraient gouvernés
Par des corneilles lentes et de savants hibous.
Il suffirait parfois de très, très peu de choses
Juste un petit déclic, un humble décalage
Pour goûter tout autant l'épine que ses roses
Adorer le désert vide de ses mirages.
Rêver et communier avec le séquoia
Qui lance vers le ciel sa prière bleutée
Puis laisser s'écouler le temps entre les doigts
En contant tous les grains des heures étonnées.
J'ai l'impression d'être l'incandescence même
Chaque instant je me brûle, mais d'un feu si joyeux
Que même ton absence ou tes moments fiévreux
Ne m'empêcheront pas de te dire " je t'aime....."
La bulle qui me porte est celle de l'enfance
Elle gambade ici, elle buissonne là,
Au gré des vents amis remplis de l'indulgence
Que l'on a pour les fous ou les Esméraldas.
Du sang de mes ancêtres j'ai un naif amour
Des choses les plus simples et que l'on ne voit plus.
Le chant des fleurs qui poussent, l'air frais sur ma peau nue
L'oscillation troublante de la nuit et du jour.
J'aime croquer les mûres tout au long des chemins
Respirer la rivière et cajoler les bêtes
La Lune est mon amie, je me fais une fête
De chaque lendemain.
Mon Graal, je le cherche, sans jamais le trouver.
Peut-être est-il enfoui tout au fond de tes yeux ?
Toi que je ne connais ou ne fais que croiser,
Arrête-toi un peu.
Nous sommes au bord du vide.
Sauterons-nous tous deux?
C'est si joli, là-bas.....
Toile de Claude Cordier
Que la peau des gazelles en donnerait idée.
Rêver de pays sages qui seraient gouvernés
Par des corneilles lentes et de savants hibous.
Il suffirait parfois de très, très peu de choses
Juste un petit déclic, un humble décalage
Pour goûter tout autant l'épine que ses roses
Adorer le désert vide de ses mirages.
Rêver et communier avec le séquoia
Qui lance vers le ciel sa prière bleutée
Puis laisser s'écouler le temps entre les doigts
En contant tous les grains des heures étonnées.
J'ai l'impression d'être l'incandescence même
Chaque instant je me brûle, mais d'un feu si joyeux
Que même ton absence ou tes moments fiévreux
Ne m'empêcheront pas de te dire " je t'aime....."
La bulle qui me porte est celle de l'enfance
Elle gambade ici, elle buissonne là,
Au gré des vents amis remplis de l'indulgence
Que l'on a pour les fous ou les Esméraldas.
Du sang de mes ancêtres j'ai un naif amour
Des choses les plus simples et que l'on ne voit plus.
Le chant des fleurs qui poussent, l'air frais sur ma peau nue
L'oscillation troublante de la nuit et du jour.
J'aime croquer les mûres tout au long des chemins
Respirer la rivière et cajoler les bêtes
La Lune est mon amie, je me fais une fête
De chaque lendemain.
Mon Graal, je le cherche, sans jamais le trouver.
Peut-être est-il enfoui tout au fond de tes yeux ?
Toi que je ne connais ou ne fais que croiser,
Arrête-toi un peu.
Nous sommes au bord du vide.
Sauterons-nous tous deux?
C'est si joli, là-bas.....
Toile de Claude Cordier
Par Viviane Lamarlère
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Publié dans : voyages de l'âme
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