Je suis presque certaine que sous l'albâtre de la peau
dort une lumière noire
un bruit de routine froissée
C'est toujours ce que je cherche dans les craquelures d'un tableau
cette origine du pinceau
la chose assassinée le détail qu'on choisit
parce qu'il dira l'énigme en restant une énigme
L'écaille du vernis va de son chemin lent
et ce vieillir m'est doux car je sais qu'il me ment
Je sens sous le glacis
des chaleurs pas éteintes
des voix qui parlent encore dans leur imperfection que rien ne figera
les anses déchirées où l'autre vie s'amarre
la sèche traversée des lumières et des morts
Le glacis a ce but permettre cette transparence que l'oeil absorbe afin de découvrir les multiples couleurs du dessous, on peut dire que ce sont des voix qui veulent se faire entendre, une vie prisonnière qui traverses les couches successives pour atteindre la surface en reflets.






Vos mots à vous