…"/> …"/>
![]()
Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité
RESISTANCE À L'ISLAMISATION.
Là-bas
un mot qui me revient souvent
deux syllabes immobiles pour des chemins qui bougent
des bruits et des couleurs qui ne se verront pas
forêts cernées de falaises
d’arbres noirs à l’intérieur
des oiseaux
taiseux quand on passait
Là-bas
tout pouvait chanceler d’un instant à l’autre
dans les gueules tendues au bord des routes
on ne tuait pas le temps il mourait à son rythme
torpeur
les pieds savaient lire la poussière
les hasards déterrés brillaient sous le soleil cassé feuilles palmiers
Mon là-bas c’est peut-être l’ailleurs des autres
peut-être ces images qui sont sans pitié d’eux
La beauté familière
comme elle peut être belle
Là-bas
c’est chaque jour ici
Là-bas
Cet ailleurs qui n’appartient qu’à moi
Haendel, l'Harmonieux forgeron, Trevor Pinnock au clavecin
je n'ai jamais vraiment fermé le tiroir du là-bas
j'en ai encore le goût ferreux de la latérite
dans la bouche
celui des draps humides à la saison des pluies
le ciel comme un champ de bataille
et les fruits étranges à portée de doigts
merci ma belle...
mais ton là-bas serait pour moi un ailleurs (sourire)
à moins que nos là-bas se ressemblent
et ce que tu me dis de ce très ancien là-bas me raconte des similitudes
de voyages d'existence de trajets
Là bas le ciel était bleu dehors
dedans gris
le monde continuait de tourner même quand les cabanes d'enfants
avaient été arrachées
il y avait des gens
qui n'aimaient ni les jeux ni les rires
même le chaud faisait très froid
là-bas.
là-bas, c'était bien sûr pour moi l'Afrique avec ses orages terrestres et familiaux
mais surtout ses parfums
ses couleurs
ses danses
cette matrice que je sentais vibrer sous mes pas
mais aujourd'hui
je préfère que cela reste un " Là-bas"
on peut être déçue de ces ailleurs vers lesquels on revient
on les investit de tout ce que l'on est
ailleurs est pour moi l'univers de papier gfacé des magazines qui invitent à l'exotisme facile
là-bas, c'était les pays magnifiques et souvent hélas en guerre dans lesquels j'ai vécu
mais dont je garde un mélange de souvenirs tendres, capiteux et douloureux à la fois
mille merci Clem de ce partage
si du moins vous êtes celui auquel je pense
je viens chez vous
la paix,
la perfection du vers travaillé avec amour
m'y régénèrent
Oui, cet ailleurs il est derrière nos yeux et roule
ses enfers et ses purgatoires
ses étapes de miel et d'amour et de questions aussi.
alors si cela peut vous rassurer,
le Fugace auquel je pensais est quelqu'un qui écrit merveilleusement bien
tellement que je n'ai jamais osé lui laisser un retour
alors vous dire si le votre me touche infiniment
merci et à très vite.
puisque tel est votre nom
de cette présence poétique
il faut bien dire qu'il m'a gardée un peu prisonnière (sourire)
là-bas c'est toujours une partie de soi qu'on a laissé quelque part..
le tout est de vivre avec ce là-bas sans regret..
clémentine
bisous
c'est ce là bas qui nous fonde, avec nos froces et aussi .. nowx limites
bisous Mimi
Je suis en totale admiration.
Nanou
je profite d'une petite fenêtre durant laquelle marche internet
pour lire les uns et les autres et répondre avec retard aux commentaires
"des bruits et des couleurs qui ne se verront pas"
encore aveugle de nous
qui sait s'il ne porte pas au fond de lui
les bruits et les couleurs de nos pas
Merci Lutin
Comme nombre de tes lecteurs, je pense que nous avons tous un là-bas, mais est-il nécessairement différent de celui de l'autre?
Sourire
Vanina
bisous
pardoin du retard, je ne suis pas triop bien;
Tiossiane
Mille belles pensées
Vanina
je ty'mbrasse
c'est gentil
à bientôt le plaisuirt de vous lire à votre toàur, là, des soucis mais cela reviendra... j'espère
L'Afrique me manque aussi, j'en suis pourtant partie déçue, fâchée contre ses manquements et ses bassesses, contre ses fils puants qui tuent leurs frères ou les laissent mourir..
Et le pape par dessus tout ça y laisse aussi sa trace infâme, l'assassin...
Non Là-bas n'est pas encore sauvé, mais reste imprégné dans nos âmes...
Je n'ai pas eu la malchance de quitter l'Afrique sur de maucvais souvenirs, ils avaient eu lieu avant ( congo brazza) mon dernier long séjour a eu lieu au Burkina Faso, pays melrveilleux et doux et beau
qui rayonne même dans le désoeuvrement.
Mais tu as raison, la corruption et la violence, les débilités du pape renflouées par celles de marabouts qui d"tiennent la clef pour lutter contree le sida tuent l'Afrique, et pourtant...
Merci Mazrtine de ces souvenirs que tu aprtages.
Ce lieu qui fait partie de la vie d'un être ...Très beau !
Merci Marlou, ce lieu là, nous le portons en nous depuis toujours et pour toujours.
Bonsoir,
Là-bas est forcément toujours plus intéressant! Ton là-bas, mon aillieurs, se rejoignent, se ressemblent peut-être... Magnifique poèsie à lire et relire. Chaque lecture, une particule de vérité, de questions!
J'ai adoré, merci et bravo!
A bientôt
Martine
Merci à toi, Martine, un vieux vieux poème auxquel je rends vie quelques heures. Un blog ne s'ouvre pas à la page que l'on souhaite mais toujours sur la dernière
c'est un des inconvénients du système...
Un poème qui traverse le temps,
Un jour ici,
Un jour là-bas,
Immanent
Indestructible
Chaque fois qu’il revient de l'ailleurs
L’émotion est intacte.C'est gentil, Bihn An, mon Là-Bas est indestructible. Ailleurs c'est un peu le rêve de l'inconnu, Là-Bas, c'est le retour aux sources qui m'ont vue grandir.
Merci aussi du beau dessin envoyé, je n'ai pu le découvrir que ce matin, faute d'internet hier ( des bugs incessants) et y répondrai ce soir.
Et comme nous te remercions de ce partage merveilleux...
Merci Marlou, cest gentil. En ce moment le jardin me happe à nouveau ( en fait il n'a jamais cessé ;o) d'où le retard à répondre et à lire...
Bonjour Viviane,
Quelle belle poésie. Des couleurs, des saveurs que l'on devine si riches, si présentes en toi. Nous avons tous des là-bas qui surgissent à l'improviste de notre mémoire. Tes ailleurs me parlent de la poussière, de chauves-souris le soir en vol assoudissant, des sourires et de rires qui persent le lbleu de la nuit... Souvenirs marquant les âmes à jamais...
Merci Viviane, c'est superbe. J'aime
Bon dimanche à toi
Martine
Je suis vraiment contente que tu aies apprécié ce poème qui me tient beaucoup beaucoup à coeur... Mille merci Martine de ces échos qui réveillent la vie passée, enfouie et pourtant encore bien vibrante!
Parfois la réalité effondre le rêve et parfois le rêve refonde la réalité.
Le souvenir du passé et de " là bas " permet de vivre maintenant et ici.
Tout à fait, on s'y ressource... Merci Renaud!