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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
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Musique de la semaine

Arundo Donax

22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 00:12






La simplicité volontaire, c'est aussi la transmission de génération
à génération, par le bouche à oreille, des savoirs les plus simples et utiles à la vie, savoirs-faire, recettes éprouvées et respectueuses de la Nature
dont nous pourrions bien un jour avoir grand besoin...



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Chamane
te souviens-tu chamane
du temps où les enfants savaient
le renvier des forêts
par-dessus les montagnes ?

A leur battement d’aile, aux courbes et aux chutes,
ils connaissaient le nom des oiseaux qui passaient,
à l'empreinte  gravée dans la bute,
au griffes dans les troncs, aux sentes effacées
frôlaient l'ours et le miel.

Parce que taire
meurt
qui n'est pas temps mourir
juste avant de partir prononcer l’autre rive
les vieilles gens offraient pour l'hiver à venir
leurs secrets en murmures de lierre.

La mémoire était vive des plantes qui apaisent
brûlent sang mangent fièvre

On ne sait plus ces choses-là.

On n'ose plus aller au rendez-vous qui fonde
au gai labour des doigts l'exhubérante graine
dont mes aïeux jadis contaient chaque seconde
en croyant que des heures et regardant le ciel.

Qui de nous survivrait
en n' appuyant sa vie aux potagers sauvages,

à l'ovale des feuilles, à fervente racine ?

En nos jardins, penchés,
d'ignorance mâchés
nous ne chérissons plus ce monde  qui nous devine
quand il y a tant à lire à la veine du bois...








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publié par Viviane Lamarlère - dans Simplicité Volontaire
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commentaires

Pant 29/06/2007 17:12

ah ces temps anciens où la peau vibrait avec le temps beaucoup plus qu'avec le sang, et où mémoires se parlaient avec mes Moires dans l'aube incertaine du vent. Tout s'avalait lors dans le galop d'un village île nuées de serpents rêvants de femmes lumières, et on courrait sans cesse à se perdre loin, certains s'y tonnaient en tombant dans l'abyme souveraine, ceux là avaient trouvé en eux l'Amour.

Magique Madame ce texte.

Russalka 30/06/2007 00:05

Merci Pant du commentaire qui est magique aussicela me touche infiniment quand un écho poétique donne un peu de densité à mes petits textes.

Marie Gabrielle 29/06/2007 11:52

Tant pis... je passe, même un peu vite.
Le rythme ici me fait un vrai massage au moins cranien, et détend l'enfant en moi qui ne sommeillait pourtant pas !
Je suis impressionnée par la vie du souffle qui reste ouvert par... le doigt ?
Merci beaucoup, Viviane, je sais que je vais revenir boire à tes joies.

Russalka 30/06/2007 00:01

merci Marie Gabriellece sont de vieux textesplus torp l'envie d'écrirecela reviendra peut-être?

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