Dimanche 17 juin 2007
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La nuit descend
plus tôt que d’habitude,
quelques restes d’azur effiloché s'amusent,
les vignes ont déjà bu
la chaleur du couchant
Saurai-je à qui je dois de contempler les rudes
bastides endormies sous les ombres camuses?
Ces tiges de lumière en éventail brégées...
Qui les aura cueillies et dans mes yeux posées ?
Vient l'heure de la buse...
Tous les buissons se terrent
pelages affolés en muettes prières
Dans un parfum d’eau froide aux arbres suspendue
demain l’herbier du jour ouvrira page nue.
Cris de la Buse variable
Par Viviane Lamarlère
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Publié dans : Chemins de solitude
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