Je dormais sur ma bouche
le froid en rampes douces étalait tous ses bras
Le vent dansait là-haut avec les yeux des chats
Je dormais sur mes yeux
la nuit goûtait tranquille son brouillon plein d’étoiles
eau de bruit
bavardages pointus
Je dormais sur mon seule
siècle en siècle la nuit
il me manquait tes mains pour raconter le temps
mais ce soir tu reviens…
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