Le bruit des chaussures résonne encore
dans les rues plus étroites
et un peu plus penchées
le village s’endort sous les coulées de neige accrochées aux ardoises.
Quelques rares endroitsparsemés de sapins
quelques haies qui séparent les patures gelées
l'ocre des terres rases et rongées par l'hiver revêt de pauvreté ce qui reste des boisaux flancs de la montagne.
Il y a peu
des ombres s'étiraient
lentement
sur la peau éclatée d'un immense chamois
elles se sont rassemblées
cela fait un grand trou
de mémoire noire.
A toute heure on croirait qu'il fait mort les volets sont
fermés pour ne laisser entrer aucun bruit du dehors mais il n’y a pas de
bruit on fait juste semblant pour se pincer lecœur.
Vos mots à vous