Lundi 28 mai 2012
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10:21
La vie les vieux habits
solitude une averse un orage marche à l'ombre
avant de trouver mesure
le corps
espace étroit
Un accroc par-ci une déchirure par-là
tout se remplace si vite
un jour on sait traduire ce qui traine dans les poches
ces quelques verbes
Soin
la bonne taille
Ouverture sur la peau
les tissus ont souffert de temps de malentendus
C'est comment l'intérieur?
Pour se perdre !
Puis la paresse
ou l'heure
on aime le coton et les toiles sans apprêt
moins envie de convaincre c'est si beau de sentir
le vent qui s'engouffre dans une chemise écartelée comme une voile
La vie les vieux habits cela s'use lentement
et devient
transparent
mais si doux au toucher
Par Viviane Lamarlère
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Publié dans : Chemins de solitude
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aussi
mais achète très peu de fringues ce qui fait que suis toujours vêtue
de vie
de vieux habits (sourire)
merci en tous cas du commentaire imagé et tout à fait à propos
on se retrouve demain sur ton blog car je reçois de la famille et suis en pleine cuisine!!
J'imagine déjà le conte "Les veiux habits de l'empereur", un peu sur le modèle "Le roi et l'oiseau". Un conte estataire en quelque sorte !
Très bien vu ton poème. Soudain, je pense à Saint Martin... qui partageait sa pèlerine avec les pauvres. T'as vu hein l'Abbé Pierre !
ses montres graves et vulgaires.
Il lui faudrait de petits tailleurs
pour l'habiller pour quelques hivers...
Et puis, le Roi et l'oiseau, merveilleux conte merveilleux dessin animé
comme nous sommes tout à fait capables d'en créer loin des grandes usines à images.
Et puis cette référence à Saint Martin... Quand j'étais gosse, au cours de catéchisme, j'avais été émue par ce personnage au point de me mettre à pleurer, c'est bête, non?
merci en tous cas à toi aussi de ce cadeau et des liens qu'il dénoue pour uvrir la mémoire.
Bisous!
Dans un texte tu as exhalés toute l'aura des vieux habits...
Sourire pour ce moment partagé
Cela me touche beaucoup ce dont tu témoignes. De mon père il me reste un pauvre mouchoir à carreaux, et de mon grand-père une photo.
Mais ce sont supports à souvenirs inépuisables et inépuisés. En fait je n'accorde aucune importance aux vêtements et suis à l'ongueur d'année habillée en noir et blanc, escarpins noirs ou tongs blanches selon la saison, caleçon noir ou blanc, tee-shirt ou pull noir ou blanc le tout juste éclairé de quelque joli foulard s'il fait frais ;o)) mon budget fringues est très limité et cela me va ;o)
Bisous babou et à demain, là je repars en cuisine.
Lionel
tu as raison, je vais y remédier ;o)
bisous
heureuse que tu aies ces souvenirs là dans elsquels te resourcer.