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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


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Musique de la semaine

Arundo Donax

27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:17

Tu étais là flottante entre deux pages
    théoraime déçue incompris les rectangles
obtuse et la tristesse
        aigüe le cercle de ton ignorance allait s’élargissant
tu carrais ton marasme entre deux parallèles et tu faisais semblant
    de suivre tous ces chiffres qui dansaient au tableau
il manquait la musique
    pourquoi pas balafon pour faire danser le Huit
        et pourquoi pas l’ose ange pour envoler zéro
cet œuf qui n’a pas d’
ailes

Tu en étais là de tes compositions quand
" Mam'zelle qui dort vous venez au tableau?"
    Noir le mystère du sang qui va et vient
entre deux cavités
    et le cœur qui s’emballe
        eau bleue que savais rouge étrange sans vallées
petite peur petite colère
pourquoi
pourquoi ne m’a t’on pas mise au monde transparente
pourquoi ne m’oublie-t-on que partiellement
    parfois j'aurais rêvé d'être une factoriaile
        et de crever les yeux de touts mes importuns

La craie coule entre les doigts
    si elle pouvait être une clef la serrure est là
cachée sous l’hypoténuse entre deux inconnues nées sous X
            dilater un chemin pour m’échapper d’ici
fuir toutes ces figures
    leurs soldes leurs quotients et mon peu de crédit à rassasier leur fin d’être toujours prouvées
je démontre donc je suis
triste constat
je n'étais qu'à moitié et jamais la bonne

depuis le temps que ça dure
on aurait dû
trouver?

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publié par Viviane Lamarlère - dans Chemins de solitude
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commentaires

Corinne 30/10/2009 00:25


"...Noir le mystère du sang qui va et vient
entre deux cavités
et le coeur qui s'emballe...
...pourquoi ne m'a t-on pas mise au monde transparente
pourquoi ne m'oublie-t-on que partiellement..."

Que d'émotions sensorielles !
Tu recrées par un subtil jeu de mots ces ressentis d'écolier devant l'épreuve du tableau noir !

Cette angoisse qui me saisissait
quand le professeur cherchait sa prochaine victime...
Le coeur qui battait la chamade,
le sang ne faisant qu'un tour à l'annonce de mon nom...
les mains moites, le pas hésitant,
une barre de sueur sur le front !
Qu'il était difficile de monter sur l'estrade
et franchir ce dernier mètre
qui me séparait du tableau noir !

Tu as l'art de nous faire revivre ces moments d'enfance avec tant de réalisme...
c'est saisissant et si vivant Viviane




Russalka 30/10/2009 10:38


C'est adorable Corinne de m'offrir ainsi tes propres souvenirs, ah quand j'étais collégienne ou lycéenne, selon les matières j'étais
heureuse ou terrorrisée...
Tout dépendant aussi du prof, car en terminale, aller au tableau dans une matière qui ne m'était pas chère ( les maths) était pourtant un plaisir; avec elle ( je me souviens encore son nom) tout
était simple et compréhensible.
Merci à toi de cet écho, j'espère le retrouver sur ton blog où je viendrai demain, le devoir m'appelle ;o))


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