Alberto Burri ( 1915-1995 ) peint la société de consommation. Il réalise des collages vers 1950 avec des matériaux fragmentaires et dégradés :
bois, chiffon, papiers calcinés, toiles à sac. Il est fasciné par les débris et l'acte de briser. La mort, la pollution, les affrontements guerriers sont présents dans son œuvre et toujours sous-jacent le
désir de l'esprit humain de mettre de l'ordre dans les choses et de ne pas se laisser aller au chaos.
Quelques oeuvres qui montrent l'évolution de cet artiste qui appartenait au courant de "l'art pauvre",
multifacettes et en phase avec la société.
On retrouve dans les oeuvres une surface qui s'écaille, laissant entrevoir des fractures ou des trous
angoissants, et dans le dernier tableau, comme une étude anatomique très... sanglante.
Tout ne me parle pas chez cet artiste là. En particulier son tableau rouge(
16) me fait reculer, je trouve la numéro 7 limite obscène.
Son collage avec toile de jute et un grand trou noir (15) me laisse
complètement indifférente.
Ses toiles révèlent cependant une indéniable maîtrise de la
technique.
La quatrième toile en particulier est très intéressante de mon humble point
de vue d'amatrice d'art contemporain pour ses textures, nuances, effets de lumières.
J'ai été très sensible à ses sculptures et plus précisément la sculpture
verticale (11) qui m'évoque une carapace de tortue ainsi que sa toile en métal( 14).
Je trouve là indépendamment des matériaux une recherche d'harmonie des
formes, des couleurs, une mise en valeur d'un objet de tous les jours ( tôle rouillée) qui est très réussie
Le travail de recherche perçu derrière chaque oeuvre - donc l'homme qui
remet cent fois sur le métier son ouvrage - sa fascination pour la face obscure de l'être et une vraie amitié pour le matériau utilisé sont ici tellement présents que cela me rend curieuse
de l'artiste et son travail.
J'ai préféré ne pas indiquer de
titres.
Chacun donnera les
siens.
Vos mots à vous