L'auteur


bretagne-aout-2009 0053

Sceau1.gif
Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


anti_b

Musique de la semaine

Arundo Donax

9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 10:22





Où se passe la vie ?

    Je n’entends que grisaille d’un été mort de pluie.

Dans les carreaux éteints
les gestes et les voix
se sont perdus au double feuilletage de la vitre et du
bois.

Je n’aime pas ces fenêtres mates
immenses becs d’oiseaux à la gorge coupée.

Les murs sont inclinés
parole a peur
parole a peur
parole a froid
parole a peur
les tuiles même vont
sans bruit dans la saison
ébrouant leur feuillage

Ici
    un arbre bleu
        rongé par un trésor d’amande et de rouille

Peut-être nous faut-il séjourner en ces lieux où la parole tait ce qui blondit la mer
pour comprendre
que chaque chose meurt
de n’être plus nommée
ou d’être trop cueillie


 


Partager cet article

Repost 0
publié par Viviane Lamarlère - dans voyages de l'âme
commenter cet article

commentaires

le bateleur 13/08/2007 13:24

...
c'est plaisir de voir ici et là
ce que tu dis de Joseph
les liens sont invisibles
mais la toile est là
et recueille la rosée des amitiés

Russalka 14/08/2007 09:19


( sourire)
merci de ce joli tissage...
j'ai aimé ce travail de moine copiste et il n'est pas fini
un autre ( Durietz) attend mais d'abord
repos!!! les yeux en ont besoin.


lutin 12/08/2007 20:41

L’abîme


Il en tomba combien dans cet abîme
Et je disparaîtrai un jour dans le silence
De ce monde, c’est certain

Il en tomba combien dans cet abîme
Le vert de mes yeux, l’éclat de mes cheveux
S’éteindront au fil du temps

Il en tomba combien dans cet abîme
Dans ma chute se figeront les souvenirs
De ma vie resteront les images

De ce monde, c’est certain
La vie renaîtra
Et tout sera comme si je n’avais pas existé

Dans ce monde, c’est certain
J’aimerais laisser mon empreinte
Le vert de mes yeux, le son de ma voix

Vous qui m’aimez
Ecoutez-moi !
Il faut m’aimer encore du fait que je mourrai

Entendez mes cris du silence !
L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne


Lutin – 03/05/2005

Russalka 13/08/2007 08:31

C'est formidable comme les mots en échostout au long du poème répétésdonnent idée de la stupéfiante chuteouiil faut aimer l'autre parce qu'il estcomme disait je ne sais quel philosophela vie venue pour mourirmerci de ce commentaire poème, c'est cadeau de mon début de matinée...

marc 12/08/2007 10:18

voilà un poème
bien écrit
de ceux qui sont au centre des mondes
ce centre équilibrant qu'à travers la nature et nous-même cherchons
bravo

oui retour de vacances pour moi...
heureux que le bouquin t'ait plu
je crois en tout cas et c'est l'essentiel que ce gars est très sincère
lis "rites d'automne"
amitiés Marco

Russalka 13/08/2007 08:35

Le bouquin est formidable et d'autant plus qu'il raconte une histoire vraie, un pan de l'histoireet en outre remarquablement écrit, la description des bruits des animaux en particulier est époustouflante. On sent que c'est vécu, du profond de soi.Quel sens d el'observation...je te souhaite une bonne rentrée alors;o)bises

virtual.natacha 11/08/2007 13:45

J'aime beaucoup :-)

Russalka 12/08/2007 08:46

Merci Natacha :o)

Le bateleur 10/08/2007 11:55

Quel voyage pour l'ame
les transformations que tu parviens à faire ... accepter aux éléments
pour leur donner une lumière
qui était enfouie en eux
sont merveilleuses

oui
les tuiles se plient

mais avant ton poème
je l'ignorai

Russalka 10/08/2007 22:34

Merci Luc de ce retour qui éclaire les mouvements enfouis dans les motsparfoisje vois les choses bougersans doute est-ce illusionpeut-être pasmais c'est plaisir de lire que quelqu'un a été  touché par ces mouvemens là (sourire... un certain Joseph déteint sur mon orthographe, alors... encore merci)

Mes radios

France Culture le player en direct

Et dis,si on...

Ma page Facebook