
Pour te peindre la mer
je te dirai le roc éblouissant l’oiseau de ses buissons d’écume
sous la vague roulant
les anneaux du serpent
et puis dans son sillage
de tous petits enfants volés dans les bateaux
Te racontant le puits
je rêverai la peau étirée sur le temps
merveille des merveilles
au delà des douleurs la lumière indigène écartant l’infini
A la nuit souvenue
je t’offrirai le bleu des peurs immaculées
mains vives affamées au grenier du fouillis
Tu me prieras le manque
je te dessinerai la flaque après la pluie
quand le soleil la mord
quand la foule piétine
la vérité du ciel écorchée en cadence
et le feu comme une ombre éteinte de son ombre
Pour te cueillir un arbre
je planterai le temps puis verserai le sable
et l’azur coulera des racines aux branches
ne me demande pas lorsque tu entendras
un murmure
des voix
Quand viendra l’heure du vent
je chanterai la Terre
la mésange qui s'ouvre enfin sous nos fenêtres
et puis les dents pointues
les dents de torches tièdes en guirlandes la nuit
Tu m’offriras l’amour
je t’offrirai l’amour
![]()
De belles évocations et aussi un exercice de style intéressant. ;-)
Tout cela interpelle joliment (hormis les"petits enfants volés dans les bateaux" auxquels j'ai un peu de mal à adhérer personnellement).
J'aime beaucoup ce tableau de Susan HOSTETLER.
(site web) le: 06/09/2007 22:33:00
J'aime beaucoup ce poème-là également :
Avec le bleu du ciel
Sur ta peau, mon amour, je peindrai mille fleurs
En teintes d'arc en ciel,
Chaudes de ton odeur,
Douces de ta chaleur.
Je les caresserai, je les embrasserai
Toute la nuit, toutes mes nuits
Et je marierai leurs couleurs
Avec le bleu du ciel.
Sur ta vie, mon amour, je peindrai des sourires
En frissons de printemps,
Des sourires de brise aux larmes de rosée
Où flamboie le couchant.
Je te les chanterai, je te les danserai;
Sur ta ligne de main, ligne d'éternité,
Je graverai l'espoir
Avec le bleu du ciel.
Sur l'amour, mon amour, je peindrai des soleils,
De ceux qui brillent tant et tant
Au plus fort de l'été,
Qu'on s'y brûle les yeux.
Et nous y mêlerons nos souffles enlacés,
Nos mains liées
Et nos deux corps soudés
Avec le bleu du ciel.
Ça rappelle la sensibilité de Rosemonde GÉRARD.
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/gerard/1.html
L'auteure c'est Michèle LAVALETTE, ici :
http://www.pierdelune.com/milaval1.htm
(site web) le: 07/09/2007 21:33:32
(site web) le: 07/09/2007 21:39:43 parfois, rien à ajouter
juste le merci pour l'envol, pour le rêve
comme le dit Mireille : un grand texte
merci Viviane pour ces échappées que tu nous offres
souvent, en quittant ton espace
comme un bien-être, un repos retrouvé
oui, merci, tes mots sont cadeaux
(site web) le: 23/07/2008 00:49:04
Ces deux petits espagnols ont l'air bien sympa ! (°!*)
Ah que c'est beau d'être jeunes et amoureux ! 





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