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Musique de la semaine

Arundo Donax

23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 08:31

 


Quelques villages séchant entre deux lampes et les étoiles vertes
qui fleurissent en cette saison
puis la nuit de la pleine Lande
tellement gelée la terre en ce pays
tellement durcie la terre sous les couloirs du vent
que le bas côté se tasse comme un chien battu.

Ambre éparse au-dessus des forêts
la coupole des villes.

Nous roulons loin des heures de fermeture

Simple
soudain de nous greffer à notre solitude
au bruit léger du vent glacé contre les vitres.

Et me voici dans ma cuisine
sous la lumière jaune et plate des paumes
ramener vers moi l’eau des moments très simples
l’autre côté de ce soir d’hiver qui presque ne bouge plus.

Où sont restées les minutes ?
Où sont les heures passées ?

Peut-être est-il sacrilège de rassembler ce qui n'était
que pour toucher et s’en fuir ?

Alors
mains immobiles
cœur gravide
ayant compris enfin qu’à trop presser la source on peut tarir la soif
j’accepte d’être le seuil
la pente douce
où le pas du temps se pose.




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publié par Viviane Lamarlère - dans autobiographique
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commentaires

Nanou 01/01/2008 18:30

Très très bonne année à toi ma Russalka, je te souhaite très sincèrement la santé avant tout et le bonheur,Le bonheur de dire,Le bonheur d'écrire,Et le bonheur que nous aurons tous à te lire.Nanou

Russalka 02/01/2008 10:52

Merci ma Nanouchka, que l'année te donne aussi à toi l'énergie de nous nourrir de ta plume et tes toilesbisous;

Valentine :0056: 28/12/2007 10:58

J'aime ce bas côté qui se tasse comme un chien battu... Comme tu sais dire les choses, Viviane.

Russalka 28/12/2007 18:54

En fait je l'ai senti comme cela, frileux, apeuré, il faut dire que dans cette nuit si noire, avec ces bols renversé des villages au loin, le loup n'était pas loin  ;o) et j'avais certainement aussi peur dans la grande lande que les bêtes qui voient passer une auto.

agnès 28/12/2007 10:41

tellement gelée la terretellement durcie la terre sous les couloirs du ventque le bas côté se tasse comme un chien battu.Très belle comparaison ! Il me revient des images de terre rouge dénudée, évidée, creusée par un vent impitoyable. Un vent artiste qui sculpte avec violence et passion, dans le désordre...

Russalka 28/12/2007 18:51

Tu as saisi l'impression qui m'a le plus marquée durant ce retour: le ciseau du vent, la dureté âpre de la matière, et cela m'est joie, ma belle. Un bisou en retour pour ta fidélité qui me fait chaud au coeur!

Aimela 28/12/2007 10:03

J'aime me bercer avec ces jolis mots accompagnés de la berceuse de Chopin, musicien que j'aime beaucoup

Russalka 28/12/2007 18:50

Tu es adorable, Aimela, la berceuse de Chopin est hélas si peu jouée...je suis vraiment contente que tu te sois laissée bercer.

marlene 27/12/2007 20:20

Les images de ce poème sont saisissantes

Russalka 28/12/2007 18:43

Merci Marlène, je les ai beaucoup travaillées ;o)après qu'elles m'aient saisies.

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