Vent s'il te plait Vent pose-toi Vent
sur le nom
sur le nom du manguier
pose-toi, Vent!
Dans le hamac de la papaye
la douceur verte de la papaye orange
endors-toi, Vent
A tranche fruit du mur!
Allez!
Ainsi fâchaient les feuilles
emportées pas vouloir au grand Pardon d’elles-mêmes
Que boit le vent pensaient-elles
dans sa cuiller qui nous farouche et pose ailleurs
que boit-il, si ce n’est lui ?
Un orage
le ciel était un arbre tailladé
retenant, noir, grande à peine et brisée
la lumière qui tentait
par les points de suture
ô l'odeur rouge bille ma terre.
Un livre était ouvert
je me souviens
sa lampe pâle
illuminant ma chambre éteinte par le vent
une fente en bise au milieu des pages
les ombres qui bougeaient
Et ma peur et ma joie se touchèrent
de ces deux livres l’un
contenant sa fureur de lumière d’où surgissait la nuit
l’autre apaisant ses ombres à chaque fois plus claires.
Une nuit d’orage
Sur la table un livre ouvert
Pages allumées
J'aime beaucoup " un livre ouvert pages allumées" Amour des livres quand tu me tiens tout s'éclaire.
Mony
le vent s'est calmé, il a fait place à la lumière et à la douceur.
clémentine S
(site web) le: 23/01/2008 22:18:21 une narration sensitive,
comme un arbre orgueilleux soudain rocher aux brillances de foudre
elle relève doucement une mèche, se penche pour mieux lire
agressée de vent sur la pierre et le bois
le fil de la page comme armure
par delà la fenêtre, un paysage qui s’étire, éructe et grogne
oui osmose, celle du frisson, de l’incertain et de l’évasion
voilà Viviane, juste envie d’écrire cela,






Vos mots à vous