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Musique de la semaine

Arundo Donax

26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:11

 


Vent s'il te plait Vent pose-toi Vent
sur le nom
sur le nom du manguier
pose-toi, Vent!
 
Dans le hamac de la papaye
la douceur verte de la papaye orange
endors-toi, Vent

A tranche fruit du mur!
Allez!

Ainsi fâchaient les feuilles
emportées pas vouloir au grand Pardon d’elles-mêmes

Que boit le vent pensaient-elles
dans sa cuiller qui nous
farouche et pose ailleurs
que boit-il, si ce n’est lui ?

Un orage
        le ciel était un arbre tailladé
    retenant, noir, grande à peine et brisée
la lumière qui tentait
         par les points de suture
ô l'odeur rouge bille ma terre.
 
Un livre était ouvert
    je me souviens
sa lampe pâle
        illuminant ma chambre éteinte par le vent
    une fente en bise au milieu des pages
les ombres qui bougeaient


Et ma peur et ma joie se touchèrent
    de ces deux livres l’un
contenant sa fureur de lumière d’où surgissait la nuit
l’autre apaisant ses ombres à chaque fois plus claires.


Une nuit d’orage

Sur la table un livre ouvert
Pages allumées




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publié par Viviane Lamarlère - dans Les quatre Elements
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commentaires

Miche 28/10/2010 04:44



Il y a un mouvement duel dans ce poème, peut être pour la peur mêlée de joie…


 Autre chose ne cherche t-il pas à se
dire ?


Ce  livre ouvert dans la nuit illuminée
d’orage…



Russalka 30/10/2010 17:47



Je ne sais si autre chose cherche à se dire, je ne cherche jamais plus loin que ce qui a réussi à se dire, en fait... Merci
Miche!



daniel 24/01/2008 22:20

une narration sensitive, comme un arbre orgueilleux soudain rocher aux brillances de foudreelle relève doucement une mèche, se penche pour mieux lireagressée de vent sur la pierre et le boisle fil de la page comme armurepar delà la fenêtre, un paysage qui s’étire, éructe et grogneoui osmose, celle du frisson, de l’incertain et de l’évasionvoilà Viviane, juste envie d’écrire cela, merci

Russalka 25/01/2008 17:29

Tu es adorable Daniel car c'est superbe ce cadeau que tu m'offres làd'un lyrisme qui te ressembleet que j'aime `Merci ;o))

mireille 24/01/2008 08:07

magnifique "promenade en sensation", ce vent est tout à coup présent en nous, ainsi que l'arbre , les feuilles qu'il agite, le mystère du monde, auquel fait écho celui du livre. Et la diseuse qui offre cela comme une planète apaisée. C'est beau!

Russalka 24/01/2008 11:56

Apaisée est le mot, j'ai senti réellement dans cette foudre qui s'abattait (chose rare à OUagadougou) et ce vent impétueux mais en même temps les parfums montant de la terre comme une réconciliationc'est vif encore en moi, merci douce Mimi et encore une fois mille excuses du retard, mon administration est défaillante...

Le bateleur 24/01/2008 00:43

J'entends une voix noire dire ce texte et ces couleurs chaudes*c'est bonheur !Une grande richesse de sensation ss'éveille à la lecture de ces verset de leur musicalité lumineuse.J'ai vu luire des feuillesverteset d'autres blanchesmerci conteuse poétesse (ou le contraire)

Russalka 24/01/2008 11:54

c'est une voix noire, en effeten tous cas c'était un peu le but (sourire)il faut que je retrouve mon dictionnaire de langue batotopour faire encore davantage chantermerci Luc, conteuse, juste conteuse (sourire)

Merlin le zeteticien 23/01/2008 23:15

Comme c'est étrange !Le livre ouvert qui anime les personnages et les paysages, qui fait vivre la fantaisie au fur et à mesure que le vent tourne les pages. L'orage qui accélère les événements...Mais c'est Bastien dans "Neverending story". Le livre est beau en plus.Alors toi tu es Bastienne ou la princesse de Fantasia ?Les livres ouverts sont dangereux mais tant mieux, je trouve ces dangers palpitants.Ça aussi ça fait partie d'une pensée fantastique mais riche et merveilleuse. Je continue sur la pensée. Bises à Max.

Russalka 24/01/2008 11:52

Oh si tu m'offres le rôle de la princesse de Fantasya, je prends, bien plus palpitant que celui de Bastienne dans l'opéra de poche de Mozart ;o))c'est marrant mais je n'avais pas pensé un seul instant à cette merveilleuse histoire, Morlaa le vénérable tu fais bien de me la ramener en mémoire car j'ai du la lire des dizaines et des dizaines de fois et regarder le film pareil. oui, les livres sont des voyages, avec leurs écueils, leurs plages de paix ou d'inquiétude, de vrais compagnons de vie mais cela tu le sais mieux que moi. Max recevras sa bise de toi dès qu'il sera là, ce qui ne saurait tarder, l'intendance est prête en tous cas, mille merci Merlin.

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