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Escales amicales

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Mardi 4 mars 2008






A Jean-Pierre
avec toute ma tendresse et amitié pour nos bons moments partagés
et à partager encore
à vous tous qui avez aimé ce conte .


.... Est-il le plus sage des animaux ?

Parce que sa tête est plus grosse que celle des autres ? Non !
Parce qu’il parle mieux que les autres ?
Non  plus.
Parce qu’il a lu davantage que les autres ?
Oh non ! vous êtes loin du conte
et vous pourriez m’énumérer cent raisons que ce ne serait pas la bonne…

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Il était une fois dans ma savane aux herbes folles
des animaux sauvages et très orgueilleux de ce qui les rendait uniques.

Je suis le plus fort rugissait le Lion

Je suis le plus beau braillait le Paon 
Je suis le plus original hennissait le Zèbre
Je suis le plus adorable des parents huait le Héron
Je suis le plus intelligent piaillait le Singe
Je suis .. le… plus … petit osait la Souris

Et le Crapaud et le Crapaud ne disait mot.

Hé toi qui la nuit croasse
Atcha makélélé
Yaka awaa
toi qui la nuit croasse
à nous faire souhaiter
la colère sur toi de Grande Calebasse
Kang monoko na yoo - o
Toi, en quoi es - tu fort ?


Crapaud ouvrait un œil, puis l’autre, attrapait une mouche, rentrait son cou dans son cou et se taisait. A dire vrai, il était las des vantardises de ses compagnons de mil et de matiti et ne rêvait que de paix et de silence.

Eloko na yo te
Eloko na yo te
Pas tes oignons pas tes oignons
Pensait crapaud


- Ah  ça, rugit Lion, moi le Roi je n’aime point que l’on ne me réponde !

- Et moi le plus bleu je n’aime point que l’on ne me voit brailla Paon !

- Et moi le plus libre derrière sa prison je n’aime pas que l’on m’enferme dans un tel mépris hennit  … hennit qui ??? Zèbre !!

- Et moi le plus écoutant aux tous petits je n’aime pas que l’on ne m’entende hua Héron!

- Et moi le plus intelligent de la savane et de la forêt et même des plaines je n’aime pas que l’on ne me comprenne! piailla Singe en arrachant un régime de bananes et le balançant au marigot pour faire déborder.

- Et moi… et moi … le plus petit… j’sais plus ce que je voulais dire osa Souris


Lion s’approcha alors non sans Zavoir rejeté d’un gesTauguste sur son épaule ce qui lui restait de crinière. S’assit Tau-dessus du crapaud, leva la patte de devant Tà droite, se frotta le front puis descendit doucement sur la petite bête en frisant ses moustaches et plissant son museau.

lion_1.jpg


- Veux-tu que je t’écrase, vermisseau  des marigots secs?

- Si tu veux.

- Ah ! donc tu sais parler. Heureuse nouvelle ! Pourquoi ne nous dis-tu pas quelle est ta sépifiscité ?

- Spécificité ricana Singe.

- Fécipricité...

- Spécificité riait Singe en se roulant dans la poussière dodue.

- Ta ROOOOOOOOOOOOOOARR rugit Lion.

C’était un cri à faire se briser la Lune comme soir de vaisselle pilée entre amoureux et chacun alla se cacher derrière ce qui restait de régimes de bananes, sauf Crapaud qui continuait d’ouvrir un œil puis fermer l’autre.

- M’as - tu bien entendu cette fois ?

- Farpaitement, il n’était pas zutile de zurler ainsi. Quel est ton problème, ô Grandissime ?

- Ce n’est pas que Mon problème, ô Misérabilissime, c’est le problème de toute ma cour désormais. Quelle est ta sfépici ta frétipi ta …. Enfin tu m’as compris, ta ROOOOOOOOOOOOOOAR ?

- Puisque tu tiens à la connaître, je suis le plus à même de rentrer au fond des choses. Mon esprit est pénétrant. Et sur ces mots Crapaud ferma à – demi les yeux et ouvrit grand les deux oreilles qui sont cachées petites dans un coin replet de sa tête.

Et la savane tout entière d’être secouée de rire, d’autant qu’elle n’avait pas saisi un traître mot de ce que voulait dire «  Rentrer au fond des choses ».

-Riez, riez, je vous mets au défi, vous qui êtes si forts chacun dans votre catégorie, de nous dire ce qu’est la pierre qui se trouve à mes côtés et ce qu’elle contient.

Et la savane tout entière de s’esbaudir, de s’esclaffer, de  se tordre à perdre la laine et les plumes. La pierre aux côtés de crapaud était on ne peut plus banale, grise et sans éclat, arrondie par le temps et peut-être même un peu abîmée par endroits et par le même. Quoi, elle renfermerait quelque secret ? La bonne blague !

Le calme revenu, le Roi des animaux bailla longuement puis prononça, dans un  silence tendu :
- D'accord. Nous allons y travailler chacun à notre tour, et s’il s’avère que tu es le seul à nous apporter la preuve que la pierre contient quelque chose, en tous cas je te cède ma couronne.

- Mais comment saurons -nous  lequel d’entre nous aura trouvé la vérité ? demanda Singe tout à coup émoustillé par la perspective d’être enfin le roi des animaux.

- La pierre étincellera d’or au dernier soleil et ses rayons nimberont le sage, voilà ce que sera sa réponse, marmonna Crapaud sans ouvrir les yeux.

Lion écarta d’un geste large de la mâchoire tous ses rivaux, prit la pierre entre ses énormes canines, la mordit à se faire saigner les gencives, y laissa même une molaire et finit par la reposer au sol.

«  La pierre n’est que mauvaiseté remplie de coriace » 
rugit Lion.

Le soleil descendit d’un cran.

paon-queue.jpg

Paon s’approcha alors avec élégance comme il sait le faire quand reste muet, se posa sur la pierre et resta un long moment à la couver. Rien n’en sortait. Il avait beau se concentrer, pas le moindre bruit de petit bec craquant la coquille de cet ovule gris. Il se releva d’un air pincé, arrangea son feuillage et s’en fut en braillant :

« La pierre est un œuf stérile et tout empli de vent »


Le soleil descendit de deux crans.

Zèbre s’avança alors en roulant de la croupe qu’il avait fort imposante, se pencha sur la pierre et clamant à qui voulait l’entendre que cette pierre était sa sœur et qu’elle le reconnaîtrait et se parerait de zébrures.
Hélas pour lui, et bien qu’il tente d’amadouer également le soleil et l’ombre, la pierre resta uniformément grise.

«  La pierre ne prend pas la couleur, la pierre est aveugle et n’a aucune ambition » hennit-il de dépit.


Le soleil descendit de trois crans.

Héron en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire prit la pierre dans son bec et la porta à son premier né qui huait de faim. Mais premier - né la recracha avec dégoût, il la donna à deuxième - né qui la recracha aussi et à toute la couvée qui la recracha. Alors Héron reprit la pierre dans son bec et la posa avec respect au pied de Singe.

«  La pierre n’aime pas la douceur du col de mes petits, la pierre n’est pas de notre monde, malin qui dira ce qu’elle est et ce qu’elle contient, la sagesse de ma propre nature commande de renoncer».


Le soleil suspendit son jugement derrière les nuages .

Singe qui se pensait très malin, non sans avoir en préambule baragouiné une de ces prières que savent tous les singes depuis leur première liane, prit la pierre fermement dans la main, puis la lança au loin. «  Et maintenant, reviens trouver ton maître ! »
Ils attendirent une petite heure, assis dans les herbes folles de ma savane.

Le soleil était à cran.
Aussi, voyant que la pierre ne revenait pas, Singe alla la chercher en faisant une grimace et la jeta au museau de Souris.

« La pierre est sourde et pleine de désobéissances ou les deux à la fois, en tous cas moins habile que moi, essaie, toi le plus petit de nous, qui sait ? »

Souris la renifla et sans demander son reste s’enfuit derrière les belles plumes de Paon.

«  Non,  je suis trop petit et je n’ai pas très bien compris toute cette affaire.


Soleil faillit rouler pour de bon dans le noir et il fallut toute la concentration de Crapaud pour qu’il restât accroché à l’horizon.

- ALORRRRRRRRRRRAORS ? rugit Lion. Crapaud, c’est ton tour, pour quelle insolence vais-je devoir te punir ?

Crapaud haussa une épaule et puis l’autre
ouvrit un œil et puis l’autre et ferma ses oreilles qui en avaient assez entendu.

Il était déjà bien vieux et ne tenait plus vraiment à la vie…

marigot.jpg

Il pensa en un éclair
à ce que lui contait la Nature lorsque le rugissement du Lion ridait le marigot fouillé niama-niama de fourmis volantes

à ce que les fourmis volantes lui disaient de la pluie couchant les plumes du Paon

à ce que la pluie dans ses inclinaisons contrariantes lui murmurait de la position exacte du Zèbre dans la savane

à ce que la position de Zèbre dans la savane lui narrait des courbes harmonieuses de Héron empli de poisson frais sous la lune

à ce que cette forme étrange lui rappelait des ballets de queue Singe dans les régimes de bananes

à ce que le ballet de queue Singe lui laissait entrevoir de la petite queue presque inutile de Souris

à ce que ce presque achevait de le convaincre de l’importance de toute chose et Être en cette terre
pourvu qu’il accepte sa place.

- Vous n’y êtes pas dit – il.  Pour connaître ce qu’est la pierre et ce qu’elle contient, il importe d’oublier ce que nous sommes, nous fondre à elle, nous transformer en huile et rentrer dans sa substance.

Soleil remonta de dix temps dans le ciel.

Et toute la savane de rugir, brailler, hennir, huer piailler et autres cris inconcevables.
- Ah oui ? et comment ?

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Crapaud monta alors sur la pierre et se laissa traverser par les rayons encore chauds du soleil. Bientôt sa peau, sa chair, ses os et même son esprit ressemblèrent à l'huile de palme et le caillou fut habillé de ce fin tissu. C’est le moment que choisit le soleil pour le nimber de couleurs plus chaudes et vives que le plus beau des feux de brousse.

Les animaux de la savane qui étaient bons joueurs accordèrent à Singe qu’il était à jamais le plus malin d’entre eux mais que Crapaud resterait le plus sage.

Et Crapaud me direz-vous ?
Ses gouttes éparpillées
se promenèrent en des lieux inconnus
à tout entendement animal ou humain...

Parfois, la nuit, quand un homme bute sur un caillou,
Crapaud  dedans caché lui rappelle
que la sagesse n’est surtout pas certitude ou savoir,
mais aptitude
à se laisser aller

en confiance
dans le noir.



Solo de Djembé Malien




par Viviane Lamarlère publié dans : Les naissances du Monde
commentaires (14)    ajouter un commentaire
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Commentaires

Magnifique conte "animo-africain" comme tu sais les déployer sur la toile !
Il me rappelle par bien des aspects la fable de La Fontaine "Les animaux malades de la peste". C'est l'une de mes 5 préférées pour la vérité de comédie humaine (pardon... animale) qu'elle est sensée mettre en scène, exactement comme ton conte dans son bel écrin si joliment présenté.
Un vrai régal !
commentaire n° : 1 posté par : Merlin le zeteticien (site web) le: 29/01/2008 18:46:04
Tu es adorable, Merlin, ce petit conte repose sur un dicton Peul qui prétend que l'esprit pénétrant se fait huile de crapaud.
Les dit-on sont une mine inépuisable d'inspiration, quelle que soit leur origine et ceux d'Afrique sont si savoureux. En outre de l'huile de crapaud, quoi de mieux pour une fée qui en d'autre temps fut avec toi ... un peu sorcière ;o))
la référence à La Fontaine m'enchante aussi, tu connais mon amitié pour notre grand versificateur...et ce qu'elle peint là du bouc, pardonne, de l'âne émissaire,
nos petits ânes aimés
à qui l'on fait
souvent porter bonnet
Bisous et merci!

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir
en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
réponse de : Russalka (site web) le: 30/01/2008 12:43:29
J'adore tes histoires Viviane, bises
commentaire n° : 2 posté par : marlene (site web) le: 29/01/2008 19:00:39
c'est gentil comme tout, Marlène, je ferai le tour des amis ce soir, car bien des travaux m'attendent qui ne sont d'écriture
merci d'avoir aimé;
réponse de : Russalka (site web) le: 30/01/2008 12:44:32
Merci conteuse des merveilles qui habitent la vie

que j'aimerais avoir cette histoire entre les mains

Si tu en as le temps, donne nous une version sonnore
(j'entends déjà un peu la voix)
Une histoire pour les enfants sages
c'est à dire pour ceux qui ont eu la sagesse de garder l'enfant

oui merci Viviane
commentaire n° : 3 posté par : le bateleur le: 30/01/2008 06:44:28
Elle est posée sur le blog, poète,
trois petits MP3 que j'ai eu toutes les peines du monde à faire rentrer dans mon administration
car au-delà de 7MO les fichiers se chargent d'infos en supplément qui lui font atteindre la barre fatidique des 10 MO.
Je suis supercontente que ce petit conte t'ait plu et rendu à l'enfance
il fera partie de ceux que je raconterai un jour à Max
quant à le transformer en version papier... je deviens de plus en plus paresseuse (sourire)
veremos
réponse de : Russalka (site web) le: 30/01/2008 12:48:05
Je viens de lire pourquoi le crapaud, très belle histoire que celle de crapaud et merci pour les Djambés , j'avais l'impression d'être en Afrique
commentaire n° : 4 posté par : Aimela (site web) le: 30/01/2008 09:54:46
Merci Aimela, j'espère qu'à ton tour, t'appuyant sur les belles peintures sur soie que tu m'as montrées, tu nous offriras un de ces dialogues savoureux dont tu as le secret?
Bisous.
réponse de : Russalka (site web) le: 30/01/2008 12:49:22
Je crois reconnaître la voix de celle qui parle.

C'est pas la sorcière du baobab foudroyé, celle qui joue du balafon sous l'orage ?

Elle a quand même un voix douce pour une sorcière.

Sorcière, sorcière, prends garde à la charrière ! ;o))
commentaire n° : 5 posté par : Merlin le zeteticien (site web) le: 30/01/2008 18:23:13
Merlin.... comment as tu fait pour me reconnaître (sourire)
oui, j'ai essayé ma plus grosse voix pour faire parler le lion, mais il est dit que cela m'a
en tous cas
arraché les cordes vocales ;o))
Je suis allée chercher le sens du mot charrière et cela m'a conduit chez la petite Fadette
merci de ce rajeunissement qui fait plaisir
bisous à toi Merlin!
réponse de : Russalka (site web) le: 31/01/2008 10:07:47
Un conte rempli d'Afrique, un conte qui fait rêver ... Le crapaud est en effet un animal qui médite, mais ce ne seraient pas les berrichons qui s'en seraient apreçus ! Avec toutes ces belles images, et ta voix pour en faire un vrai "conte" qui se "raconte" , merveilleux ! J'aime beaucoup le solo de Djembé aussi.
commentaire n° : 6 posté par : Valentine (site web) le: 30/01/2008 19:59:25
C'est vrai que cette pauvre bête fut hélas victime de tant d'outrages au nom de sorcelleries en tous genre. Quel dommage, c'est si doux un crapud, longtemps quand j'étais petite ce fut mon seul ami.

Je suis contente que tu aies aimé ce conte et la musique ( qui fut fort difficile à trouver...)
et quant aux MP3 trois heures pour les poster en ré-enregistrant je en sais combien de fois car
et j'ai là appris quelque chose
lorsqu'un MP3 dépasse les 8 MO sur overblog, en transitant dans l'air il se charge de contrôles en tous genre qui l'alourdissent
bref
pas grave...
réponse de : Russalka (site web) le: 31/01/2008 10:11:26
Ce conte a tous les "attributs" d'une histoire de nos amis d'Afrique...
ça vaut bien La Fontaine
Bises
commentaire n° : 7 posté par : juliette (site web) le: 31/01/2008 11:24:21
merci Juliette, j'a essayé en effet de rendre un peu l'atmosphère des griots (sourire) tant mieux si je m'en suis un peu... approché.
réponse de : Russalka (site web) le: 01/02/2008 09:31:01
Marlène Jaubert a trouvé sa concurrente ! félicitations à toi.
commentaire n° : 8 posté par : lutin (site web) le: 31/01/2008 13:50:53
je ne savais pas que cette actrice écrivait des contes, c'est une bonne nouvelle! merci à toi Lutin...
réponse de : Russalka (site web) le: 01/02/2008 09:30:12
Sage et délicieux, ce conte raconté avec beaucoup d'esprit m'a ravie. J'apprécie d'entendre ta voix, avec les belles photos elle met encore davantage tes textes en valeur.
Mony
commentaire n° : 9 posté par : Mony le: 31/01/2008 15:19:19
merci Mony, cela me fait plaisir qu'over blog t'ait enfin permis de poser un com, je ne sais ce qui vient à la plateforme aprfois, des histoires de cookies, je crois.
Contente que l'amie des petits animaux des eaux que tu es ait aimé ce tout petit conte sans aucune prétention.
réponse de : Russalka (site web) le: 01/02/2008 09:29:14

Qu'il est captivant ce conte, dans la droite lignée de La Fontaine !
Les illustrations visuelles et sonores dont tu nous fait le plaisir rajoutent à leur attrait.
Belle prouesse d'écriture !
Bises

commentaire n° : 10 posté par : Marianne (site web) le: 31/01/2008 18:26:56
Mille merci Marianne, tu es adorable, j'ai eu infiniment de joie à écrire ce petit conte
heureuse que tu aies apprécié, vraiment.( les photos sont de Michel, sauf celle du lion qui est un rigolo fond d'écran)
réponse de : Russalka (site web) le: 01/02/2008 09:27:49
J'ai oublié de dire quelque chose d'important (pour moi évidemment) si j'étais encore enseignant et si j'avais des élèves de 10 ans, 15 ans, 20 ans et même des étudiants plus grands, je leur ferais étudier ce conte de la brousse africaine en parallèle avec les Animaux malades de la peste et tous les contes qui mettent enscène une princesse et un crapaud. J'en ai rencontré plusieurs comme celui-ci qui est délicieux :

http://www.sovet.nom.fr/m_princesse_crapaud.htm

C'est vrai que Marlène JOBERT aurait du souci à se faire !
J'ai en réserve des contes de ce genre écrits par un enfant de 9 ans.
J'en mettrai quelques uns en ligne mais je ne sais pas encore comment...
Chez moi, je protège les crapauds : ceux qui sillonnent ma cour la nuit, ceux qui vont se nicher dans mon garage, ceux qui squattent les galeries des mulots dans mes jardins. Les crapauds sont mes amis comme tous les animaux. Je les confonds parfois avec les hérissons par les traces (fèces) qu'ils laissent sur les chemins de leurs nocturnes virées, car ce sont exactement les mêmes !
Crapauds et hérissons, deux espèces adorables !
commentaire n° : 11 posté par : Merlin le zeteticien (site web) le: 31/01/2008 21:20:17
Tu e sadorable, jean-Pierre, et mon petti conte tout modeste serait en heureuse compagnie aux côtés du grand la Fontaine, tu le sais, je crois que nous aimons tous deux nombre des mêmes fables.Ce joli conte que tu m'offres est un bijou aussi joli que la boulle d'or dont il est question. Que cherchent et que trouvent surtout comme éclairages à la vie les enfants dans les contes? peut-être saurais tu mieux nous le dire que Betthelheim?
moi aussi j'aime les crapauds, et à choisir entre embrasser l'un ou l'autre, le batracien parait quand même plus confortable. Bisous à toi prince des Marais.
réponse de : Russalka (site web) le: 01/02/2008 09:25:18
c'est une bien jolie histoire. bravo !
commentaire n° : 12 posté par : kty (site web) le: 31/01/2008 22:04:38
Merci KTy, c'est sympa ;o))
réponse de : Russalka (site web) le: 01/02/2008 09:19:15
Le crapaud aveugle

la grenouille se réveille
à côté de monsieur grenouille
alors qu'elle séveille
haaaaa sa téte! ouille

avec toutes ces bulles
elle s’est endormie dans les bras de son jules
madame grenouille avait perdu son joli vert
couleur émerode et elle se re-sert un ptit verre

histoire de s’hydrater
puis elle s’en va sur la pointe des pieds
pour ne pas le déranger
elle court vers la salle de bains
elle va se prende un bon gros bain

monsieur crapaud s’éveille
avec des souvenirs de chez mireille
ça lui revient, ah, il se souvient
il a fini la soirée avec elle

mais où est elle?

Moi, je ne dis rien ! Tout le monde a le droit d'écrire des poèmes n'est-il pas ?












Le crapaud
 
Sur les bords de la Marne,
Un crapaud il y a,
Qui pleure à chaudes larmes
Sous un acacia.

- Dis-moi pourquoi tu pleures
Mon joli crapaud ?
- C'est que j'ai le malheur
De n'être pas beau.

Sur les bords de la Seine
Un crapaud il y a,
Qui chante à perdre haleine
Dans son charabia.

- Dis-moi pourquoi tu chantes
Mon vilain crapaud ?
- Je chante à voix plaisante,
Car je suis très beau,
Des bords de la Marne aux bords de la Seine
Avec les sirènes.


Bob Desn


Ma foi, c'est vrai, c'est un peu moi...
Merci de me l'avoir dédié.


Un chant dans une nuit sans air...
La lune plaque en métal clair
Les découpures du vert sombre.

... Un chant ; comme un écho, tout vif,
Enterré, là, sous le massif...
- Ça se tait : Viens, c’est là, dans l’ombre...

- Un crapaud ! - Pourquoi cette peur,
Près de moi, ton soldat fidèle !
Vois-le, poète tondu, sans aile,
Rossignol de la boue... - Horreur ! -

... Il chante. - Horreur !! - Horreur pourquoi ?
Vois-tu pas son oeil de lumière...
Non : il s’en va, froid, sous sa pierre.
.....................................................................
Bonsoir - ce crapaud-là c’est moi.

TC 1873



commentaire n° : 13 posté par : Merlin le zeteticien (site web) le: 04/02/2008 18:46:36
c'est adorable ces poèmes, drôles, tendres, étonnants
ils me font penser à la petite grenouille qui est en train de s'endormir dans une des chambres de la maison
tu ne peux imaginer à quel point il achangé
il fait des sourires et tout, il gazouille, il s'est tout arrondi
une merveille
et je sais tu raconteras toi aussi très vite des contes de crapauds (sourire)

mille bizouzzzzz
réponse de : Russalka (site web) le: 05/02/2008 15:22:13
Quel conte! C'est splendide Viviane! et ta voix nous enchante!  oui splendide!
commentaire n° : 14 posté par : mireille le: 05/02/2008 21:15:07
merci Mimi, juste une petite pose entre deux préparations de repas pour sept personnes
et puis la tétée du bébé à laquelle je veux assister ( cematin c'est moi qui étais de biberon, j'adore...)
et je ne sais quand reviendrai sur les blogs car assez crevée

Bisous et mille emrci de ce compliment ;o))
réponse de : Russalka (site web) le: 06/02/2008 17:47:18

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