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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité
RESISTANCE À L'ISLAMISATION.
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Laissez couler les eaux sauvages
je veux entendre encore les cris de beauté des bêtes !
hurla l’enfant
derrière les barbelés où se trouvait piégé
en compagnie des Nuits attendant leur prochain procès.
Mais nul ne l'entendait.
Le temps passa.
Furtive une graine
et une autre et un oeuf une source
ou peut-être était-ce lui
qui
à force de rêver
donnait corps à ses rêves ?
- Défends-toi ... lui murmurèrent les roseaux
- Défends-toi ... lui chanta l’eau se réveillant
- Défends-toi ... pépièrent les oiseaux neufs
jusqu’à la faute s’il le faut...
- Je ne sais pas ... pleura l’enfant
Je me souviens du temps
où j’étais un bateau
et la mer se glissait entre mes bras ouverts
sans malheur et sans carte
- Prends-nous entre tes lèvres ! lui murmurèrent les roseaux
- Bois-moi dans l’incendie ! lui chanta l’eau
- Ecris avec nos ailes ! pépièrent les oiseaux neufs
jusqu’à la faute s’il le faut...
Alors l’enfant
broda aux flûtes de souvenir
écrivit sur la nuit ses fables d’oiseaux neufs
et but jusqu’à la Faute l’eau qui s’offrait à lui
De la Vie que désertaient les vagues
jamais ne s'était élevée une voix
un poing
hauts
gainés de rage aidant l’envol à se percher
dans la clarté sans royaume
Peut-être attendaient- ils qu'on leur rende un guetteur
ignorant à jamais des mannes d'or et d'ambre
la tête en éventail
le cœur offert aux flèches
et puis
dans sa poitrine
un cri plus succulent que l’immonde torpeur
et pour tout vêtement la confiance en sa peur ?
Pendant qu'ils réparaient ce qu'ils avaient blessé
l'enfant pensait.
- Je rêve, je rêve d’être une pierre
bleue lançant au soleil l’oiseau qui m’ habitait
vers des moissons d'épices et des peuples d'été
Je rêve, je rêve d'être la main dressée
sur un adieu sans mort
un matin pour de vrai
E
Ecouter
Haendel, l'Harmonieux forgeron, Trevor Pinnock au clavecin
celle de l'enfant
et
l'autre que l'on perçoit plus précise encore
et plus ample
les paroles qui se lève de cette bouche que l'on devine
blessée mais proche de la guérison
sont pures et belles
il doit beaucoup à ton beau Tamel
devant lequel je suis restée... scotchée
merci d'avoir aimé, Luc.
Je vais me bercer un instant à l'Adagio avant de filer à mon RV extérieur.
Bises et belle journée à toi.
dans mon coeur
attachée à un très vieux et très beau feuilleton télévisé comme on n'en fait plus
racontant le départ d'une famille française au Canada sur un trois mats, la musique accompagnait le hisser de toute la voilure
c'était beau à pleurer (j'adore les bateaux à voiles...)
mais elle est très inspiratrice
oui, l'ouverture aux autres blos, je crois que c'est cela la vraie virtualité
mille merci de cette amitié pour le petit texte Valentine
Peinture magique ! des mots sur lesquels je me suis attardée longtemps.
J'aime lune son coeur sa faconde son désir et ses deux beaux seins
j'aime l'aube son coeur son destin sa félicité sa sauvagerie son gout pour la chasse et j'accours
j'aime le sang son mouvement sa trace son goute à goute tombant de ma main son souvenir quand il me quitte enfin
j'aime l'enfant la tête percée la nuit par les mots creusés des roseaux parle à la lune parle de l'étoile parle du coeur comme il attend parle du vent aussi qui se cache des vagues comme par re-sentiment creusant six mètres pour le retrouver au coeur au coeur de la nuit vient fidèle beauté qui se lève à mes cotés
j'aime la rivière quand elle porte tes colliers tes perles tes lumières tes liquides comme un sang ivre qui se gaverait d'alcool pour t'embrasser comme dit le serpent sifflant sans cesse t'embrasser que naissent les flammes que naisse le désir d'amour ou d'amour le désir après que j'aurai posé les dernieres lettres de mon délire...
une déclaration d'amitié au petit conte
qui lui fait bien plaisir
et que j'espère retrouver sur ton blog!
merci Pant... ( je suis très très occupée en ce moment avec un accompagnemlent difficile, mais reviendrai vite vous lire les uns et les autres, plus paisiblement)
le temps de laisser mes joues dérosir...
J'ai fait chanter souvent à ma chorale ces paroles de JJ GOLDMAN :
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
À côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Oui, elle s'appelait Sarah. J'en ai connu quelques unes. Pas derrière des barbelés mais dans la vraie vie. Et cette résignation sage que je retrouve ici.
Ce texte est formidable d'évocations.
Voir le livre "Elle s'appelait Sarah" :
http://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Sarah-Tatiana-Rosnay/dp/customer-reviews/2350870456
Alors cela me touche d'autant que tu m'offres cette chanson qui porte le si joli prénom de ma grande et que mon petit conte t'y ait conduit..
oui, Sarko accumule les idioties, mais je crois qu'il est en train de recevoir la déculottée méritée et attendu de chacun , même à droite.
J'avais lu et été très émue par ce livre d'une des soeurs de cette famille de poètes qui animait un club auquel on pouvait laisser trace, mais qui depuis s'est un peu replié sur lui même et c'est grand dommage. je reçois toujours les newsletters de Blaise de Rosnay qui a repris le flambeau.
Alors merci du double cadeau de ces souvenirs si proches. Nous sommes tous des Sarah en puissance.
impressionnant de beauté.
Clem
je prends (sourire)
ils vont nourrir la plume longtemps
mille merci!
mmerci >marco, à bientôt, jespère, quand j'irai unpeu mieux;
Ah, c'est très beau, ce rêve de l'enfant de l'ombre
Le prendre par la main...
Un vieux conte. J'espère dès début octobre retrouver un rythme de vie familiale qui me permettra à nouveau d'écrire car là, je suis débordée de partout (sourire)
Merci Miche d'avoir pris cet enfant par la main...