Escales amicales

L'auteur

dscn6127.jpg

undefined

Sceau1.gif




annuaire referencementsite inscrit dans la catégorie "art culture" de Meta Annuaire liens en dur.

Recherche

Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 10:33





Tu ne sais plus pleurer
    ces chagrins de
paille où l’enfant se berce
        étonné de ses larmes et presque joyeux
    du pauvre caillou qui a défait le cercle
           

Tu ne sais plus pleurer
        en aimant la beauté de tes gouttes

tandis que le vent couche
            sur tes joues qu’un rien tremble
    une langue de sel

Surtout
        marée du pauvre
            ces mains sur tes cheveux
comme une eau sale et sombre
et toi pensant
rageuse

la plante seule console la feuille dans la feuille


Tu ne sais plus pleurer
mais
as-tu jamais osé ?





Par Viviane Lamarlère - Publié dans : Chemins de solitude
Voir les 25 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Commentaires

Pour toi ces mots de Valérie Rouzeau, que j'ai rencontrée il y a peu avec Angèle:
" J'aimerais n'en avoir pas trop gros sur le coeur quand me serai tue de vos fleurs
Pas trop lourd sur la tête de couronnes non plus
Juste ce qu'il faut pour du printemps demain la veille
De l'herbe un peu un pneu autour ou escargot mais sans l'eau de vos yeux surtout
Je vous ferai le sourire vert que vous ne connaissiez pas pour cause ni moi"

Bona Pasqua è basgi
Commentaire n°1 posté par Yves le 22/03/2008 à 16h28
Tu es adorable, Yves, ce beau poème vient en contrepoint du mien et c'est cadeau...
je sais que tu comprends la cause de ce retard à vous répondre à tous,  j'ai dû préparer mes réponses avec correcteur d'orthographe tant cela... tremble, mais ça passera ;o)
bisous à tous les deux.
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h18
Intensité troublante de ce beau poème
Commentaire n°2 posté par marlene le 22/03/2008 à 17h14
J'aime les mots intensité  et trouble, donc... double cadeau, merci Marlène!
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h19
Quel bonheur toujours de te lire ! Ce sont toujours de si beaux textes, une telle richesse de style et d'inspiration... Encore un qui nous émeut en ouvrant mille images.
Commentaire n°3 posté par Valentine le 22/03/2008 à 17h26
Tu es vraiment un amour, Valentine, je suis contente que ce petit texte t'ait touchée, il parle un peu de nous tous... je crois... Bisous
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h20
Et en plus, comment as-tu trouvé le temps et l'énergiçe de faire tous ces liens, dans l'article précédent !!
J'avoue que chaque année, prise à la gorge par mille actions dont la principale est la semaine de la presse, jamais je ne fête la journée de la poésie... Honte et désespoir : j'ai dû ne parler une fois, du printemps des poètes ! Joyeuses Pâques, et rétablis-toi surtout.
Commentaire n°4 posté par Valentine le 22/03/2008 à 17h29
c'est Jean-Pierre qui m'en a donné l'idée car j'avais complètement oublié cette journée de la poésie.
Faire les liens a été difficile et long mais heureusement que tu as été là pour me donner ta recette afin d'ouvrir des pop up comme avant, merci à toi donc!
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h22
Bonjour!
Tu ne sais plus pleurer
mais
as-tu jamais osé ?

Félicitations! C'est tres jolie! Bissous!!!
Commentaire n°5 posté par ioan le 22/03/2008 à 19h13
merci Ioan, c'est super gentil!
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h23
Quel beau texte, plein de pudeur et de simplicité, avec beaucoup d'émotion qui s'en dégage..
Bon week end de Paques.
Nanou
Commentaire n°6 posté par nanou le 22/03/2008 à 21h37
C'est trop gentil ma Nanouchka, j'y ai voulu exprimer  la douleur et ce mélange de gaîté et de surprise qu'ont parfois les enfants pleurant. Contente qu'il t'ait touchée.
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h24
C'est étrange ton autre texte avait occulté l'arrivée dans ma boite aux lettres de ce beau poème qui évoque le don sacré des larmes

et dans l'intervalle, j'ai vu un viel épisode d'un feuilleton d'Hichcok
dans lequel un homme paralysé à la suite d'un accident de voiture
est sauvé de la morgue parce que le médecin voit sur son visage une larme couler
alors même que le jour précédent il s'était mis en colère de t'entendre pleurer un de ses employé qu'il licenciait

Nous sommes à la fois loin et proche de ton poème
loin pour la forme (la fulgurence est au creux de chaque mot)
mais proche pour cette urgence
des larmes

Commentaire n°7 posté par le bateleur le 22/03/2008 à 22h00
parfois il y a d'étranges coïncidences (sourire)
je ne connaissais pas ce film
j'ai composé le petit texte en regardant il y a peu dans la rue un petit garçon tomber, les mains bien à plat devant lui
et alors que tout le monde semblait affolé autour de lui
mêler rires et larmes dans un même mouvement

merci de ton beau commentaire, Luc
oui, les larmes ne les oublions pas...
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h27
il  ou elle a peut-être osé, mais l'a souvent caché... ou alors il ou elle va très mal.. et le cache car ne peut pas faire autrement.. un poème très touchant, déchirant.
clem
Commentaire n°8 posté par clementine le 23/03/2008 à 00h19
Merci Clem d'avoir senti la déchirure...
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h28
"Tu ne sais plus pleurer
mais
as-tu jamais osé ?"


Ton poème me touche beaucoup Viviane. "Tes chagrins de paille"   très beau !

J'avoue, oui j'avoue : je pleure très peu, je ne sais pas pleurer. A tel point que je peux me souvenir des rares fois où mes larmes ont coulé...
Commentaire n°9 posté par agnès le 23/03/2008 à 08h49
C'est aussi... en pensant à toi dont je le savais que je l'ai écrit
merci ma Douce Agnès
bisous
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h30
Je découvre à l'instant que "j'aime les femmes et les mots". Comment avez-vous deviné, très chère Viviane ? ;))
Comme vous l'avez sans doute remarqué, mes chagrins sont au long cours...et mes larmes ont fait couler beaucoup d'encre.
Tendresses infinies et prompt rétablissement car j'ai cru comprendre que...
Commentaire n°10 posté par Blog-trotter le 23/03/2008 à 14h37
Alors nous pourrions écrire un livre tous deux sur le voyage des chagrins... ce serait un beau livre.
oui, petits soucis cette semaine, mais tout passe doucement, faut être patiente (sourire)
bisous à vous et tous ceux que vous aimez.
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h31
Chère Viviane, douce Rassembleuse, ce poème vient me toucher au coeur.
Verser des larmes, ainsi que je l'ai écrit dans une de mes chansons, lave le monde de toute sa laideur.
Il en devient plus beau ensuite, sous la joie et le soleil.

Je t'embrasse et te remercie beaucoup pour les liens.
Commentaire n°11 posté par Marianne le 23/03/2008 à 20h44
Sais-tu que j'ai découvert ce bienfait sur le tard? Je ne savais pas pleurer. Toute mon enfance je me suis barricadée pour ne jamais pleurer.
C'est joli ce que tu dis de l'eau lustrale des larmes, mille merci...
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h33
encore un beau texte de ta part
moi je pleure beaucoup
sans doute c'est maladif :
un excès de quelque chose sans doute
un mauvais équilibrage

encore un beau texte de ta part 
Commentaire n°12 posté par marc le 23/03/2008 à 22h21
je trouve que c'est beau un adulte qui ose pleurer, il ne faut pas non plus enfermer ses émotions,
si je n'avais pas tant pris sur moi pour toujours montrer visage équanime sans doute ne me serais je pas retournée contre... ma moelle épinière (sourire)
merci de ton compliment Marco et sois rassuré, tu es pleinement humain ;o))
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h35
Bien essayé...
Commentaire n°13 posté par Sergey Markoff le 24/03/2008 à 08h33
Allez, osez ;o))
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h36
on nous apprend si vite à contrôler nos émotions, nous ne savons pas alors que ce sera notre prison
big bisous
Commentaire n°14 posté par fab le 24/03/2008 à 10h37
Tu as trouvé le mot juste, Fab
merci de cet accord parfait.
Réponse de Russalka le 24/03/2008 à 11h38
merci Viviane
tout ému que je suis à essayer de faire un comm de ressenti
y'a des mots, des bouts de coeurs qui se rejoignent, paf ! dans les tripes,
que ces mots enlacent !
chagrin de paille
merci madame ouvre-coeur !
Commentaire n°15 posté par daniel le 24/03/2008 à 21h45
Merci Daniel, je recommande d'aller lire ton beau poème tout en nuances qui dit si bien ces larmes enfantines... que l'on traîne avec soi parfois toute une vie...
Réponse de Russalka le 26/03/2008 à 19h25

Très doux, si doux, très beau. Il y a un cap à passer et quand on l'a franchi, oui on ne sait plus pleurer visiblement, on pleure des larmes sèches et personne ne les voit, sauf soi bien sûr, on dira même, elle ne pleure jamais, elle n'a pas de coeur, mais s'ils savaient....

Commentaire n°16 posté par lutin le 24/03/2008 à 22h43
Oui, s'ils savaient...
je ne pleurais aps enfant, trop occupée à me défendre sans doute de ce que j'entendais, à y toruver du sens. Merci Lutin d ece aprtage;;;
Réponse de Russalka le 26/03/2008 à 19h26
j'ai versé tyrop de larmes dans mon enfance, dans ma vie, pour savoir encore pleurer.
Les larmes de l'enfance sont libératrices, les larmes de la mère la noient pour toujours dans le chagrin, mais la laisse vide de désespoirs
Bises
Commentaire n°17 posté par juliette b le 25/03/2008 à 08h50
C'est vrai aussi ce que tu dis et rend encore plus évidente cette vérité: tout est question d'équilibre... dans les larmes aussi;
Réponse de Russalka le 26/03/2008 à 19h27
Ce poème très beau me parle de très près.
Mais si, je sais encore pleurer. C'est comme le patin à roulettes et la bicyclette on oublie jamais !
Seulement je garde quelques réserves dans mes glandes lacrymales pour quand il y aura besoin de les réactiver en dehors de l'épluchage des oignons. Autrement, je prends du Celluvisc ™©

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur Hauteville
Quelle est cette douceur
Qui coule sur ma joue
Non, cette peine n'est pas vile
C'est un baiser très doux

Il pleure dans mon coeur
Comme dans Hauteville
Le frais crachin de mars caresse
Les pâles jonquilles en détresse...

(Merci à toi Paul, de tout coeur)
Commentaire n°18 posté par Merlin le zeteticien le 28/03/2008 à 22h07
cela me touche à un point pas possible que tu aies aimé ce petit texte
et lui offres en retour un écho de Verlaine
cela me touche tant que je ne sais que dire
...
merci Jean-Pierre
Réponse de Russalka le 29/03/2008 à 08h37

C’est avec une vraie émotion, un vrai plaisir, en passant par nos contributions à ce couple merveilleux « Emile et Claire’ que je découvre ton blog. Il est d’une richesse qui me bouleverse : merci.

Je ne suis pas né en Afrique, juste en Nouvelle Calédonie.

Pourtant j’ai une passion pour l’Afrique, pour ses peuples, pour sa résonance dans le monde entier.

J’ose te permettre d’en juger par ce poème.

Je suis admiratif de tes talents et de leur richesse.

Amicalement, Marc de Metz.

 

Afrique ton devenir mosaïque…

 

Le fleuve M’twau coule alangui dans la vallée de Wahazaby

Son ciel avale les poussières collantes de la terre de Kanto

Saison sèche en herbes hautes chiffonnées par le Tahwi

Vie Afrique pastorale à l’ombre de la montage de Hungdo

 

Le vent du sable chiffonne les visages du peuple Kizwab

Femmes en corvée d’eau homme bétail enfants en jeux

Rudes journées pour ces laborieuses en contrée Tokotab

Heures sacrifiées aux exigences de la tradition des aïeux

 

Bétail en pâture en enclos d’épines contre les prédateurs

Enfants nubiles confinées dans la sagesse des anciennes

Chasseurs en retour de savane se racontent dans le k-weur

Diatribes chantées quand la chance du clan n’est plus sienne

 

Peuple Kizwab heureux sous la protection de ses traditions

Insouciant guidé par tes très vieux sages écoutés respectés

Chante ta vie joie en vallée de Wahazaby berceau de ta nation

Ignore longtemps que ton histoire sera très vite déstructurée

 

Peuple du fleuve M’twau fier de ses rives hautes nourricières

Survie là en suspend entre un passé paisible et vers ailleurs

Protège tes filles des cases tenues par de vénales tenancières

Ne laisse pas tes garçons aller finir leur vie en quémandeurs

 

Le vent du sud chiffonne les visages du libre peuple Kizwab

C’est une ville fait piège qui déchire l’honneur de tes enfants

Redoute que tes fiers garçons oublient la beauté des baobabs

Que tes filles de Kanto se perdent dans des lieux avilissants

 

 

Commentaire n°19 posté par Marc de Metz le 29/03/2008 à 13h08
C'est très beau ce que tu m'offres, j'y reçois un amour intense de mon continent natal, car si je suis d'origine Cheyenne et dont très claire de peau, ma terre c'est l'Afrique, dont hier notre fille aînée revenait, chargée de souvenirs pleins de contradictions, de joies et dne peine...
Réponse de Russalka le 30/03/2008 à 09h56
"la plante seule console la feuille dans la feuille "...cette image me plonge dans des abîmes vertigineux et rassurants à la fois , elle est comme une formule magique donnant accès à un certain monde...
Commentaire n°20 posté par mireille le 30/03/2008 à 17h03
c'est effectivement un peu une fomule magique
elle signifie que seule la mère en tant qu'elle assume vrtaiment son rôle d emère
peut consoler la feuille en tant que fille
mais un jour tout se rassure , le temps est le meilleur allié à toute relation.
Réponse de Russalka le 31/03/2008 à 09h57

c'est un texte tout en sensibilité, mélodieux.. j'aime beaucoup.
marie pierre

Commentaire n°21 posté par marie pierre le 08/04/2008 à 14h33
merci Marie Pierre, je suis contente que c epetit texte vous ait plu...
Réponse de Russalka le 09/04/2008 à 09h25
Félicitations pour ce joili poème, de la part d'un confrère véto de Monsieur votre Père. Bien amicalement.
Commentaire n°22 posté par Dông Phong le 08/04/2008 à 20h48
merci monsieur le confrère véto, cela fait plaisir que vous ayez trouvé agréable cette lecture!
Réponse de Russalka le 09/04/2008 à 09h29
Bonjour
Je viens de parcourir votre blog avec beaucoup de plaisir . Merci .
L'artjcle sur les arbres m'a partriculièrement touchée .Je suis passionnée par le sujet . Je me permets de vous reccommander un livre : Paysages intérieurs , d'Amédée Besset  aux éditions Fleurines . Et le site :www.paysages-interieurs.org
Bravo pour votre blog Je reviendrai
Commentaire n°23 posté par Jackie le 03/09/2008 à 06h51
Merci du lien et du retour, c'est très gentil
bonne continuaiton pour votre blog (sourire)
Réponse de Russalka le 03/09/2008 à 11h28
Oser, puis entendre dire sèche tes larmes !
Chaque mot éveil l'esprit,
Chaque phrase caresse l'âme.

Merci de ce doux poème, mélange de réalité sensorielle !
Comme une invitation, un voyage dans le temps !
Oh ! Larme évacue ce chagrin,
toi si chaude pour rappeler ce cœur blessé,
Sache nourrir cette lèvre...
Apaise ce tremblement après cette mauvaise marée
Pour que renaissent de doux sourires, comme pour nous emporter...
Commentaire n°24 posté par WeB le 31/07/2009 à 01h04
Merci Web de ce retour poème
qui en dit long du chemin des larmes
de ce que leurs eaux nourrissent en nous avant de nous déssécher
Réponse de Russalka le 31/07/2009 à 09h58
Tristesse quand tu m'étreins
avec pudeur je me retiens!
Tu m'enchaines et tu m'entraines
dans cet abîme
où seule la solitude est ma compagne...
Abandonnée, loin des regards...
tristesse offre moi alors tes larmes !

Un dramaturge et écrivain québécois Robert Choquette a écrit :
"les larmes, c'est comme une rosée qui empêche le coeur de faner, une rosée qui l'aide à refleurir comme avant"

Commentaire n°25 posté par corinne le 31/07/2009 à 01h41
Que cela fait plaisir que mes petits poèmes aident les mot des autres à surgir
et les vôtres sont très sensibles
tout pour nous rencontrer Corinne
Merci du lien vers un écrivain de mon pays ( les Cheyennes habitaient une aprtie du Québec)
oui, le don des larmes, comme le sourire, c'est ce qui nous différencie de la machine.
Réponse de Russalka le 31/07/2009 à 10h00

Musique de la semaine

Variations sur le thème du sextuor op. 18 de Brahms

Autres escales

Calliblog de mon premier site
voyage-en-poesie-carre.jpg

Il n'est rien de pire que l'oubli
Victime de la firme Monsanto


Plus d'informations?
ICI

Avant la lettre


Un blog superbe autour de l'Afrique noire

détours des Mondes






Encylopédie de l'Agora




Ma découverte de la semaine,
la magie des photos de
Jean,
A la recherche de l'absolu

compteur web
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés