Mardi 26 février 2008
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A la manière de... qui vous voulez ;o))
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Un seigneur toujours doit donner à valetaille
Exemple de finesse et d’esprit d’à-propos
S’il déroge à cela il se peut que repos
Ne lui soit accordé par épée ou mitraille.
Ce que vais vous conter est chose véridique
Chacun pourra s’en faire claire opinion
D’autres diront sans doute « c’est pas mes oignons »
Et pourtant ces temps-cy, tout mot est politique.
Il était une fois un roitelet avide
A se faire mirer comme un œuf qu’il était
Dur de tête et mal cuit, coquille un peu pétée
Humeur labile et penser vide.
Allant en ces grands prés où paissent les bœufs gras
Il salue et sourit, parlote et puis s’expose
Ce lieu vous le savez ne sent toujours la rose
Tout allait bien jusqu’au funeste patatras.
Il tend à un manant sa main bien trop baguée
Pour ces lieux où d'aucuns savaient bottes chausser
L'homme ne veut la prendre, pis, veut se gausser
Du roi qui ne supporte point d'être nargué.
Certes ne fut malin de la part du Pays
Qui refusa la main à baiser de son maître
De le crier si fort qu’en toutes les fenêtres
Ses propos injurieux ont longtemps retenti...
Mais de la part du Roi, non plus ne fut sapiens
De répondre aussi sec « Casse-toi pauvre con »
Car c’est toujours celui qui dit qu’y est, au fond,
Après que soit passé un minime de temps.
Ô mes heures anciennes de langue châtiée
Où estes vous enfuies ? Où estes vous passées ?
Et que restera-t-il de celui qui voudrait
A toute force eschole et langue repasser ?
Où sont cachés les us des preux et gentilshommes
Qui savaient à l’injure rétorquer souris
Ou mieux encore oubli, ne mordant cette pomme
Envenimée que tend le salon de Paris
En toute chose il faut montrer le bon exemple.
Quoi! il n'est donc parmi les beaux gardiens du temple
Quelqu'un pour lui gauchir sa facheuse tendance
A croire tout permis dans le registre rance?
Reprenez-vous Monsieur, si la chose est possible
Parler vrai ce n'est point dire des mots horribles
Et douloureux à l'ouie.
Souvenez-vous de Louis
Le XVI ème du nom.
C'est avec du mépris qu'on fait l'insurrection.
Par Viviane Lamarlère
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Publié dans : Hommages et échos
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Chapeau bas, Vicomtesse ;
Votre plume a piqué
L'oison malavisé
Fait de tant de bassesse.
je dois dire que ce type n'en rate pas une... un peu de lexomyl le matin
du yoga peut-être
et des cours de langue française ne lui feraient grand mal... je crois.
Bisous
Oui, je crains aussi que le cas ne soit désespéré.
"... Fait de telle bassesse".
pas de soucis ;o))
Viviane, voilà un poème bien balancé, bien cadencé et rythmé, j'ai pris plaisir à le lire... même si je préfèrerais oublier "l'incident". Pauvre France !
cet exemple il serait temps que l'adolescent attardé Sarkozy en prenne conscience, lui le grand donneur de leçons.
Enfin, ce matin il a fait des excuses plus ou moins voilées
pas trop tôt. un qui doit se marrer, c'est Chirac... lui qui était plebiscité sur les foires aux bestiaux.
les propos du sieur m'ont mise très en colère
il n'y a pas là comme le dit très bien Mezetulle sur son blog ( voir lien dans ma liste) le panache d'un de Gaulle ou même d'un Chirac disant à propos de Margareth Thatcher: " Elle m'en touche une sans ébranler l' autre."
oops... sorry ;o))
de temps à autre cela fait du bien de revenir aux classiques ;o))
votre site est très beau, j'y retournerai!
Tu m'as fait franchement rire.
Quel talent ! Une véritable prouesse d'écriture !
Ah là là, la culture... n'est plus ce qu'elle était ! N'est-ce pas ?
Quand on pense à ses discours d'exemplarité, de remise à l'honneur de la langue française, de grandeur de la France, de prestige de notre pays de par le monde, de tolérance, de maîtrise d'énergie... Ouille, ouille, ouille !!!
ce jeune homme doit se reprendre. Rapidement.
et nous pourrions peut-être lui offrir la langue Française expliquée aux nuls?
Bisous à toi Marianne...
Bisous;
Amicalement
avec passion
contente que ces deux petits textes vous aient plu ;o)
Ton poème est lagement plus amusant que le sieur roitelet ( morte de rires)
contente que cela t'ait fait rire, c'est fait pour!
en d'autres temps j'eusse aimé composer des libelles
et pamphlets en tous genres
ils m'eussent sans doute valu
que l'on me coupe icelle
teste bien trop goulue
au sommet d'une pique
qu'importe. Rire, c'est bientôt tout ce qui nous restera, alors...
j'attends ton prochain poème.
Merci dame Viviane
De ce conte pamphlet
Il est si pleinement d’âmes
Qui se plaisent à renier
Cette ombre démembrée
Hystérique aux mouvements
Sur l’histoire va graver
Le trait de l’indécent
bon d’accord, juste dire merci pour ce plongeon du présent aux essentiels
et ce verbe voyage,
oyez donc l’aberration des temps,
merci
ne sentira la rose
...
mais ton poème commentaire dans le style de...
est un plaisir, Daniel
mille merci!
amicalement.
michel.
les liens ne se défont pas (sourire)
en comptant sur le temps on se retrouve toujours
oui, nous sommes submergés de ce sarko cy
et cela cache les vrais problèmes des personnes qui sont se loger
se nourrir
trouver du boulot
s'y maintenir.
Quelle décadence pour notre pauvre pays.
Heureuse que tu aies aimé ce pamphlet miniature (sourire)
et de ton retour. Bisous très fort;
Que de distance entre notre belle langue et nos belles manières et ce langage de charretier (pardon, c'est une injure aux charretiers !), non plutôt de "racailles" qu'à mon avis il faudrait purement et simplement "karchériser"...
La remarque est magistrale ma bonne fée... que ne peux-tu toucher ce vilain crapaud de ta baguette magique pour le transformer en "gentilhomme"...
bises encore plus affectueuses pour le plaisir jouissif à te lire que tu m'as donné !!!
hélas ma baguette magique est toute petite, je fais ce que je peux, c'est le deuxième courrier que je lui envoie en dix jours (je lui ai adressé ce petit poème...)
il y avait une manière de se comporter face à la provocation: ignorer.
mais comme l'homme est provocateur et petit coq...
Bisous