Il y a vingt-neuf ans naissait notre superbe Bruno.
Il y a vingt-cinq ans puis dix-huit nos si belles Sarah et Mathilde.
depuis hier la maison est vide. la dernière de nos oiseaux s'est envolée. Oh, pas loin... mais la maison est vide et j'ai passé ma journée ouvrant puis refermant la porte de sa chambre refaite l'an dernier avec elle
dont elle ne m'a laissé que les murs.
Vousdireque j'ai pleuré serait faible. Je me suis désséchée
de mes larmes devant ce temps qui passe et ne nous laisse au départ naturel des enfants que cesilenceterrible des portes qui ne claqueront plus de la musique détestable que l'on n'entendra plus ou si rarement du désordre semé depuis la porte d'entrée jusqu'au garage en passant par ma propre armoire (sourire)
La maison est vide. Que vais-je faire? Me reposer... un peu. Recomposer à l'identique la chambre de Mathilde pour ne pas être saisie de tristesse
ranger les livres, les armoires, les vieux cours des uns et des autres
et nettoyer les jouets pour les enfants qui sont et marchent déjà à quatre pattes depuis trois jours ( le jour de ses six mois, bravo Maxou!!)
et ceux à venir et puis attendre leur retour.
Apprendre une autre manière de vivre.
Comme je te comprends ! J'ai vécu ça moi aussi il y a 20 ans. J'en ai beaucoup souffert bien sûr, mais aujourd'hui je pense à la génération 3 avec bonheur. Et puis nous devons être heureux ! Nos enfants sont délicieux et intelligents. Que demander de plus ? Il FAUT qu'ils vivent leurs vies, comme ils en ont décidé, même si ce n'est pas vraiment ce qui nous est arrivé à nous deux. Michel aura deux fois plus besoin de toi, de toute ton attention. Et toi, tu auras trois fois plus besoin de lui et de son regard. Et puis quelle joie, quelle fête à chaque fois qu'ils reviendront... avec leurs petits. Bizzz carrosses en forme de citrouilles.
Nous nous ressemblons tant que parfois je me demande si nous ne serions pas frères et soeur ;o) Tu penses bien que je suis heureuse dans le fond que mes oiseaux aient gagné suffisamment d'autonomie pour s'envoler, quand la chambre de Titou sera à nouveau munie de tout ce qui lui manque, je pense que le silence sera moins pesant... Et puis je vais me remettre au chant, au piano, à la peinture, faire des travaux dans la maison, cela va m'occuper. Michel et moi allons nous programmer beaucoup de concerts où nous ne pouvions pas toujours nous rendre etnous choyer l'un l'autre, c'est sûr... oui, ce sera la fête quand ils reviendront, je fourbis déjà mes casseroles (sourire) Bisous à toi Merlin qui a connu cela, et vive la troisième génération yeux bleus ou noirs
C'est fou ce que tu me rappelles le poème que Cécile Sauvage, mère d'Olivier Messiaen, écrivit à la naissance de celui-ci : "Il est né, j'ai perdu mon jeune bien-aimé... Je le tenais si bien en mon âme enfermé ! (...) Ah ! Que je suis petite et l'âme retombée, Comme lorsque, la graine ayant pris sa volée, La capsule rejoint ses tissus aplanis. O coeur abandonné dans le vent, pauvre nid !" (Il avait de qui tenir)
Tout doux le poème que tu m'offres. C'est curieux, je n'ai jamais ressenti le blues du post partum, ou alors peut-être est ce que je l'éprouve aujourd'hui, avec retard? Merci du cadeau en tous cas...
Voir le poème entier ici. Moi qui parlais des changements positifs, c'est vrai que c'est dur une chambre qui se démeuble... J'allais fanfaronner, mais j'ai connu moi aussi mes gros serrements de coeur. Un moment, on est complètement perdu, complètement désorienté. Après, en effet, on prend d'autres habitudes... Mais cela ressemble bien à ce deuil de l'après-accouchement qu'évoque si bien Cécile Sauvage.
Ah... tu vois (sourire) je sais que cela passera, c'est un mauvais moment. Quand Sarah aura atterri à Dakar, quand Mathilde aura pris ses marques, et je sais que Bruno et Marie sont tout près pour l'y aider, tout ira mieux... oui, on est perdu, mais comme le dit si bien Jean-Pierre, c'est leur vie et ils doivent la vivre, on ne doit pas faire peser nos chagrins sur eux... Bisous
Les enfants sont loin de nous et proches dans nos coeurs. Aujourd'hui ils vont et viennent créant les émotions des retrouvailles, des départs. Et puis s'organiser dans la maison vide, jusqu'à leur venue prochaîne. Nous veillons sur eux, ils en sont heureux et vivent leur vie. Devant l'absence, des sources de vie inconnues émergent , puissantes, qui ne seraient peut-être pas apparues s'il n'y avait pas eu souffrance. Amitiés
Commentaire n° 4 posté par alice le 17/07/2008 à 19h28
Sarah hier me disait qu'elle n'aurait pas tout de suite un bébé, quoique elle en ait très envie, car elle ressent profondément qu'ensuite, on ne dort plus de la même manière, on reste inquiet toujours pour la chair de notre chair... Merci en tous cas de ce message apaisant et empli de philosophie, j'affronte en général les aléas de la vie avec courage mais lorsque mes enfants s'éloignent, c'est plus fort que tout, la tristesse me submerge.
Quand ils ne sont pas là, ils me manquent et je leur en veux. Quand ils sont là, très vite ils m'épuisent ou m'énervent. Que c'est bon de souffrir par eux ! Que c'est bon de tant les aimer !...
Commentaire n° 5 posté par Michèle le 17/07/2008 à 19h46
Tu as raison, c'est le sel de la vie et puis, on est mère ou on ne l'est pas... Attendre leur retour et les retrouvailles sera un bonheur, oui, une attente qui ne doit pas être manque.
Mon fils de 11 ans est parti 10 jours... seulement pour les vacances, je savais qu'il allait revenir, mais je me suis projeté dans 10 ou 15 ans, quand il ne reviendrait plus de vacances, quand je devrais m'habituer à un autre rythme et à ce silence pesant. Vivement les rires ! Une façon d'etre obligée de s'occuper de soi... ça va venir tranquillement, offrez-vous ce que vous n'aviez pas le temps de faire ;)
Commentaire n° 6 posté par Ghany/Catherine le 17/07/2008 à 21h04
Merci de ces encouragements qui font très plaisir, je me suis programmé plein d'activités pour dérouler les temps d'une autre manière reprendre le chant, le piano, la peinture, des travaux d'aménagements de la maison , le jardinage des cueillettes de fruits à confiture bientôt avec mon mari... pour leur préparer les douceurs qu'ils aiment ;o) Merci Catherine!
Hum.. c'est ce dont je me doutais... Je ne te cache pas que tes mots sont venus me rencontrer intérieurement. Un coeur de mère qui parle à celui d'une autre. Tout à coup, en arrière-fond, j'entendais "Ma fille" de Serge Reggiani. Mes jumeaux auront 18 ans le mois prochain. J'y pense doucement à leur départ, un jour. Bientôt, sans doute, tu prendras plaisir à les écouter te raconter leur nouvelle vie, leurs rencontres, leur évolution, leurs expériences.
Calins de réconfort.
Commentaire n° 7 posté par Marianne le 17/07/2008 à 22h04
cela me rend très heureuse de t'avoir touchée ainsi Marianne. Ils me donnent déjà beaucoup de joies à me raconter leur vie ailleurs, Bruno dans son métier, Marie et leur bébé, Sarah notre oiseau migrateur qui ne se plait que sous les tropiques, Mathilde qui ne nous a jamais quitté et va affronter ses débuts d'adulte. Je sais que toi non plus tu ne manqueras pas d'occupations et de passions même pour réguler l'absence... Bisous Marianne et merci du partage;
ha là là ... je l'ai traversée cette épreuve comme toutes les mamans ...Larmes d'amour , rosée de tendresse ...
On vit autrement au rythme des attentes de retour et de l'angoisse des départs ...
On pleure tous .un peu quand on se quitte .. on fait le dernier signe de la main ... la voiture disparait au virage ...
pleure un bon coup pour me vider de mon vide ... puis je m'en vais aillerurs ... la vie reprend son cours normal après la nuit de sommeil ...
jusqu'au prochain retour ...
mais alors quelle fête pour tous !!! petits et grands ! et c'est beau cette joie malgré le prix à payer ...on est vivants et on s'aime !
Commentaire n° 8 posté par NicoleA le 17/07/2008 à 23h07
Comme je sens ta sensibilité de mère, Nicole... C'est bon de savoir que nous sommes tous semblables, finalement, nos enfants nous tiennent, à nous de savoir les libérer et ... nous libérer aussi. oui, je suis certaine que la vie va prendre d'autres couleurs, c'est une période de transition, mais tout se mettra en place doucement ( joli la phrase " me vider de mon vide "c'est exactement cela... ) Merci
Je suis partie de chez ma maman il y a 4 ans. Elle a beaucoup pleur. Puis c'est ma soeur qui est partie et elle a beaucoup pleuré aussi. Il reste ma troisième soeur. Mais on va voir maman très souvent. Je me suis même réinstallé chez elle avec mon mari dans l'attente de notre maison. Ca fait déjà 4 mois que je suis revenue à mon grand désarroi mais elle, elle est contente que je sois là !!!! Ce que tu éprouve s'appelle le syndrome du nid vide. C'est normal. Mais tes enfants sont grands et éduqués. Maintenant tu peux penser à ton rôle de femme et de grand mère !!!! De toute façon quoi qu'il arrive tu reste mère jusqu'à la fin. On en a qu'une et on l'aime. Courage et vis tes rêves maintenant !
Commentaire n° 9 posté par magire le 18/07/2008 à 00h26
Cela ne doit pas être simple pour de jeunes adultes de revenir ainsi au nid, je le comprends tout à fait puis-je vous souhaiter de bien vite emménager dans votre nouvelle demeure sans que quiconque de vous trois en ait peine? Merci de la lecture et la confidence émouvante, Magire;
Combien je comprends, Viviane ! Notre dernier oisillon est parti il y a juste 8 ans... Elle est trop loin pour nous saluer de temps à autre, aussi le téléphone chauffe souvent :-)
C'est bon de se retrouver à 2, tu sais ! C'est bon de continuer à veiller sur "eux" et de savoir qu'eux aussi, mûrs ou presque maintenant, ont un regard attentif sur nous...
Je t'embrasse. Pas trop le coeur à bavarder, mais je suis là :-)
Commentaire n° 10 posté par agnès le 18/07/2008 à 12h02
Tu as raison, Agnès, c'est juste que je suis tout aussi lente à m'habituer à certaines situations que je peux être véloce à réagir à certaines autres... ;o) mais cela ira. J'espère que tu as reçu mes mails? ma boite free beta me fait des siennes parfois, y' pas qu'overblog! Bisous et mille merci de la douceur
Toute la vie, c'est pour apprendre à les perdre...Ils ont des ailes qui veulent conquérir le ciel...Nos enfants ne sont pas nos enfants... J'ai connu cela, je te comprends.
Commentaire n° 11 posté par marlou le 18/07/2008 à 21h02
Je dirais même avec toi que toute la vie est pour apprendre à perdre. Nos enfants sont à eux d'abord, et c'est réjouissant de savoir que l'on n'en a pas fait, en les éduquant, des non adultes dépendants à vie comme j'en rencontre parfois, logeant chez leurs vieux très vieux parents ( il y avait un film rigolo sur le sujet, me souviens plus du titre...) Merci marlou;
on est bien toutes pareilles ! ça me console parce que je me sens parfois un peu bête avec mon chagrin les jours de départs Mais l'amour est réciproque et si fort que la distance n'y peut rien contre lui !
et la vie au fond n'est- ce pas presque toujours apprendre à perdre pour que la vie soit ... déssaisissement permanent , lâcher prise ... je me souviens du jour où mon ainée a marché en lâchant ma main ...et on égrennerait ainsi tous ces moments qi conduisent à ce départ de la maison . pour que grandisse leur vie et que naisse une autre forme de parentalité , une autre forme de relation mais avec toujours autant d'amour et de tendresse à se donner les uns aux autres et puis il y a la génération suivante .. et l'art d'être grand mère ...que de joies Viciane !!! plein de bisous !
Commentaire n° 12 posté par NicoleA le 18/07/2008 à 23h43
Oh je crois qu'il ne faut pas se sentir bête, mais comme tu le disais si joliment, se vider de son vide. Hier ma sarouette m'a envoyé des photos de feux d'artifices qui ont eu lieu à bordeaux, avec Internet tout est possible et la distance effacée. Noël reviendra vite, et en attendant je me suis réinscrite à des cours de chant hier pour la grande joie de ma future prof et amie, et ancienne partenaire de scène avec laquelle j'ai si souvent chanté Didon et Enée de Purcell, des airs baroques, des mélodies etc.
Je me souviens des un an de Bruno, comme si c'était hier. Nous alions passer Noêl à Niamey , il a marché ce jour là, l'étendue du hall de l'aérogare lui a doné des pattes et des ailes (sourire) et ce fut émerveillemetn... Bisous Nicole
Apprendre à attendre, une autre manière de vivre lentement, dans l'attente le temps est long mais on s'y fait peu à peu par la force des choses. La vie est mal faite, il y a une partie de sa vie où on est en effervescence, trop en même temps, il nous faudrait douze bras, trois cerveaux, la force d'un géant, puis après le vide, trop de deux bras, trop d'une tête qui regarde les heures s'égrainer.
Commentaire n° 13 posté par lutin le 19/07/2008 à 11h34
C'est exactement comme ça que je m'éprouve, comme un ancien poulpe aux bras détachés à la tête pleine d'ancres (sourire) qui ne sait plus où est son port... Mille merci Lutin des images que tu as fait naître et de ce que je ressens de vécu dans ton témoignage.
Et puis nous devons être heureux ! Nos enfants sont délicieux et intelligents. Que demander de plus ? Il FAUT qu'ils vivent leurs vies, comme ils en ont décidé, même si ce n'est pas vraiment ce qui nous est arrivé à nous deux. Michel aura deux fois plus besoin de toi, de toute ton attention. Et toi, tu auras trois fois plus besoin de lui et de son regard. Et puis quelle joie, quelle fête à chaque fois qu'ils reviendront... avec leurs petits.
Bizzz carrosses en forme de citrouilles.
Tu penses bien que je suis heureuse dans le fond que mes oiseaux aient gagné suffisamment d'autonomie pour s'envoler, quand la chambre de Titou sera à nouveau munie de tout ce qui lui manque, je pense que le silence sera moins pesant... Et puis je vais me remettre au chant, au piano, à la peinture, faire des travaux dans la maison, cela va m'occuper. Michel et moi allons nous programmer beaucoup de concerts où nous ne pouvions pas toujours nous rendre etnous choyer l'un l'autre, c'est sûr...
oui, ce sera la fête quand ils reviendront, je fourbis déjà mes casseroles (sourire)
Bisous à toi Merlin qui a connu cela, et vive la troisième génération yeux bleus ou noirs
"Il est né, j'ai perdu mon jeune bien-aimé...
Je le tenais si bien en mon âme enfermé !
(...)
Ah ! Que je suis petite et l'âme retombée,
Comme lorsque, la graine ayant pris sa volée,
La capsule rejoint ses tissus aplanis.
O coeur abandonné dans le vent, pauvre nid !"
(Il avait de qui tenir)
Moi qui parlais des changements positifs, c'est vrai que c'est dur une chambre qui se démeuble... J'allais fanfaronner, mais j'ai connu moi aussi mes gros serrements de coeur. Un moment, on est complètement perdu, complètement désorienté. Après, en effet, on prend d'autres habitudes... Mais cela ressemble bien à ce deuil de l'après-accouchement qu'évoque si bien Cécile Sauvage.
je sais que cela passera, c'est un mauvais moment. Quand Sarah aura atterri à Dakar, quand Mathilde aura pris ses marques, et je sais que Bruno et Marie sont tout près pour l'y aider, tout ira mieux...
oui, on est perdu, mais comme le dit si bien Jean-Pierre, c'est leur vie et ils doivent la vivre, on ne doit pas faire peser nos chagrins sur eux...
Bisous
Aujourd'hui ils vont et viennent créant les émotions des retrouvailles, des départs. Et puis s'organiser dans la maison vide, jusqu'à leur venue prochaîne. Nous veillons sur eux, ils en sont heureux et vivent leur vie. Devant l'absence, des sources de vie inconnues émergent , puissantes, qui ne seraient peut-être pas apparues s'il n'y avait pas eu souffrance. Amitiés
Merci en tous cas de ce message apaisant et empli de philosophie, j'affronte en général les aléas de la vie avec courage mais lorsque mes enfants s'éloignent, c'est plus fort que tout, la tristesse me submerge.
Que c'est bon de souffrir par eux ! Que c'est bon de tant les aimer !...
reprendre le chant, le piano, la peinture, des travaux d'aménagements de la maison , le jardinage
des cueillettes de fruits à confiture bientôt avec mon mari... pour leur préparer les douceurs qu'ils aiment ;o)
Merci Catherine!
Je ne te cache pas que tes mots sont venus me rencontrer intérieurement. Un coeur de mère qui parle à celui d'une autre.
Tout à coup, en arrière-fond, j'entendais "Ma fille" de Serge Reggiani.
Mes jumeaux auront 18 ans le mois prochain. J'y pense doucement à leur départ, un jour.
Bientôt, sans doute, tu prendras plaisir à les écouter te raconter leur nouvelle vie, leurs rencontres, leur évolution, leurs expériences.
Calins de réconfort.
Je sais que toi non plus tu ne manqueras pas d'occupations et de passions même pour réguler l'absence...
Bisous Marianne et merci du partage;
On vit autrement au rythme des attentes de retour et de l'angoisse des départs ...
On pleure tous .un peu quand on se quitte .. on fait le dernier signe de la main ... la voiture disparait au virage ...
pleure un bon coup pour me vider de mon vide ... puis je m'en vais aillerurs ... la vie reprend son cours normal après la nuit de sommeil ...
jusqu'au prochain retour ...
mais alors quelle fête pour tous !!! petits et grands ! et c'est beau cette joie malgré le prix à payer ...on est vivants et on s'aime !
oui, je suis certaine que la vie va prendre d'autres couleurs, c'est une période de transition, mais tout se mettra en place doucement ( joli la phrase " me vider de mon vide "c'est exactement cela... ) Merci
Ce que tu éprouve s'appelle le syndrome du nid vide. C'est normal. Mais tes enfants sont grands et éduqués. Maintenant tu peux penser à ton rôle de femme et de grand mère !!!! De toute façon quoi qu'il arrive tu reste mère jusqu'à la fin. On en a qu'une et on l'aime. Courage et vis tes rêves maintenant !
puis-je vous souhaiter de bien vite emménager dans votre nouvelle demeure sans que quiconque de vous trois en ait peine?
Merci de la lecture et la confidence émouvante, Magire;
C'est bon de se retrouver à 2, tu sais ! C'est bon de continuer à veiller sur "eux" et de savoir qu'eux aussi, mûrs ou presque maintenant, ont un regard attentif sur nous...
Je t'embrasse. Pas trop le coeur à bavarder, mais je suis là :-)
mais cela ira. J'espère que tu as reçu mes mails? ma boite free beta me fait des siennes parfois, y' pas qu'overblog!
Bisous et mille merci de la douceur
Toute la vie, c'est pour apprendre à les perdre...Ils ont des ailes qui veulent conquérir le ciel...Nos enfants ne sont pas nos enfants... J'ai connu cela, je te comprends.
Nos enfants sont à eux d'abord, et c'est réjouissant de savoir que l'on n'en a pas fait, en les éduquant, des non adultes dépendants à vie comme j'en rencontre parfois, logeant chez leurs vieux très vieux parents ( il y avait un film rigolo sur le sujet, me souviens plus du titre...) Merci marlou;
ça me console parce que je me sens parfois un peu bête avec mon chagrin les jours de départs
Mais l'amour est réciproque et si fort que la distance n'y peut rien contre lui !
et la vie au fond n'est- ce pas presque toujours apprendre à perdre pour que la vie soit ... déssaisissement permanent , lâcher prise ... je me souviens du jour où mon ainée a marché en lâchant ma main ...et on égrennerait ainsi tous ces moments qi conduisent à ce départ de la maison . pour que grandisse leur vie et que naisse une autre forme de parentalité , une autre forme de relation mais avec toujours autant d'amour et de tendresse à se donner les uns aux autres et puis il y a la génération suivante .. et l'art d'être grand mère ...que de joies Viciane !!!
plein de bisous !
Je me souviens des un an de Bruno, comme si c'était hier. Nous alions passer Noêl à Niamey , il a marché ce jour là, l'étendue du hall de l'aérogare lui a doné des pattes et des ailes (sourire) et ce fut émerveillemetn... Bisous Nicole
comme un ancien poulpe aux bras détachés
à la tête pleine d'ancres (sourire)
qui ne sait plus où est son port... Mille merci Lutin des images que tu as fait naître et de ce que je ressens de vécu dans ton témoignage.