Mercredi 3 septembre 2008
3
03
/09
/2008
09:13
Après
bien des haltes dans le moindre hameau
où se trouve toujours quelque merveille
nous posons nos bagages à Saint Étienne de Baigorry,
un
petit village pour lequel nous avions eu un coup de coeur
trente ans plus tôt.
Il
fait si mauvais temps
que nous nous demandons si nous avons bien fait de venir
dans cette région réputée pour ses précipitations...
Qu'
importe, nous sommes deux sous le parapluie
et
puis l'église de Saint Etienne est si belle, si typiquement basque
avec
ses trois étages de galeries boisées.
Au
pays basque, la religion a conservé de lointains liens avec le paganisme:
Les
femmes ont le privilège d'être en contact avec la naissance et la mort,
elles
assistent donc à l'office au rez-de-chaussée,
au
plus près des forces de la Terre,
hôtesse et gardienne des corps et des âmes.
Le lendemain, nous prenons la route vers la vallée de Lescun et les aiguilles d'Ansabère,
à la frontière de l'Espagne.
Une délicieuse église romane au très curieux clocher interrompt notre voyage,
à L'Hôpital Saint-Blaise.
Nous découvrirons au cours d'une visite guidée les origines Navarraises,
Byzantines, Espagnoles et Mauresques de ce monument
classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Nous rapprochant du lieu mythique, le soleil s'étiole peu à peu.
Nous laissons la voiture assez loin et marchons dans la certitude
que la journée sera belle, comme nous les aimons
faite de cieux variables et vents un peu piquants.
Une première halte pour déjeuner au bord du ruisseau
en contemplant notre à venir...
J'ai le sentiment de me trouver au bord de la naissance du monde .
Cela fait presque mal de se trouver loin de toute inscription.
Lentement, aidés d'un bâton, nous montons vers le premier
plateau.
L'ascension est censée durer une heure jusqu'à ce premier
niveau,
et
une demi-heure de plus pour atteindre les cabanes d'Ansabère
mais
je ne suis pas une montagnarde aguerrie
il
me faudra le double de ce temps pour rejoindre les cabanes
temps au cours duquel je bénis la faim photographique de Michel
qui
me permet des haltes bienvenues.
Nous
découvrirons au retour qu'existe un chemin tout à fait carossable
qu'empruntent en voiture les " randonneurs" afin de rejoindre le premier plateau !!
Quelle honte!
Le
chemin pour piétons est à la fois raide et sinueux, rempli d'obstacles,
parmi lesquels des cailloux très malicieux...
Au
point que nous le quittons souvent pour l'herbe
et
la contemplation du panorama:
Bien sûr, à cette altitude ( environ 1200
mètres)
les
fleurs sauvages poussent encore sans se poser de questions.
Ce
ne sont que tapis de pensées, molène floconneuse, paquerettes, pimprenelles,
cirses laineux, saxifrages et j'en passe
et
de biens jolis chardons:
Au milieu des cailloux, sur une terre qui semble très pauvre
des centaines, des milliers d'iris sauvages
Avec tristesse nous regardons descendre des randonneurs,
leurs bras lourds de ces fleurs qui en ce lieu sont certes abondantes
mais ne réclament pas d'être décimées...
Par Viviane Lamarlère
-
Publié dans : Belles photos de Michel
9
trouver les petits secrets au long du chemin,
les partager pour suivr tes traces les yeux ouvert
tu l'as bien deviné
mille merci l'innocente!
mais le regard est encore émerveillé...
maintenant je sais pourquoi j'aime autant les scabieuses
...
parce qu'elles sont visiblement (sourire)² cousines germaines des chardons.
et quand je pense que nous les humains
avons sans doute dans notre génome
des liens de parenté avec les fleurs....
Rien que pour la beauté des noms.
C'est splendide ce paysage que tu nous offres ici à travers les photos de Michel (remarquable photographe !).
Il y a de quoi en perdre le souffle !
:-)
Bises
oui, ces paysages sont beaux, ce cirque est un des plus appréciés des montagnards pyrénéens
Viens, on t'emmènera.
point de tristesse
mais une grande harmonie des couleurs et des ambiances
mille merci Valentine
Mon frère vient de s'installer dans cette belle région et il me tarde de trouver le temps pour aller la visiter...
Superbe Viviane
Bisous Babou*
comme en irlande
des floraisons extraoirdinaires
et puis proximité de la mer et de la montagne
le jackpot ;o))
Contente que tu aies apprécié et je translets au co-équipier (sourire)
bisous Fille de l'étoile
Merci pour cette belle balade qui m'a rappelé de bien bons (mais hélas bien lointains) souvenirs.
merci en tous cas de la remembrance
Il est vrai que — comme le dit le proverbe — "Même en mangeant de l'avoine, l'âne rêve de chardons..."
Quelles jolies fleurs en tout cas ! Et puis la scabieuse ne nous sauvait-elle pas de la gale ? Et tout cela dans des paysages magnifiques ! Vive la nature !
plus douce et féminine
c'est la moins vulgaire des fleurs qui soit.
Il y en avait des champs entiers dans la montagne... Pour ce qui est des chardons, ce sont les plus beaux que j'aie jamais vus. Mais si tu nous racontais ce spectacle de marionnette? je suis certaine que le texte est encore dans ton grenier et qu'il était conçu pour divertir et... faire découvrir mille choses à tes élèves.
Je ne connais pas trop les vertus de la scabieuse, si ce n'est celle de me conduire à m'asseoir au bord des routes... et les regarder danser gracieusement. Bisous Merlin des Plantes
(Je vais essayer de la réécrire un jour peut-être...) Il y avait eu la nécessité de créer des décors un peu comme ceux que tu évoques ici. De vieux souvenirs déjà !
et regarder mon Magicien
tirer les ficelles du dimanche
au milieu d'un château ancien
J'aurais empli tout mon regard
des beaux décors peints sur la mer
les bateaux dans les abers
les maisons caressant le port
Et dans ta barbe d'Enchanteur
j'aurais piqué quelques chardons
sans leur piquants juste les fleurs
Puis sur un tout petit ânon
rêvant à toutes ces histoires
j'aurais marché jusques au soir
...
J'espère que tu vas retrouver ta pièce de théatre, j'adore les marionnettes, j'avais mis en scène moitié marionnettes, moitié théatre Pierre et le loup.
Bisous