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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


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Musique de la semaine

Arundo Donax

14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:34






B
ateau de papier d'eau
si bleu de n'être pierre
aux renouées du vent

Bateau de papier d'eau
dis-moi les grands cordeaux
les neiges accoisées
quand se risque l'oiseau





Claude Debussy: Petite suite
En Bateau
Par Claudio Colombo






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publié par Viviane Lamarlère - dans Peintres et sculpteurs
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commentaires

Pâques 17/08/2009 14:31

Un voyage fantastique, oniriqueje me suis perdue avec délice dans cette contemplation....heureuse de découvrir ce joli blog!AmicalementMarcelle

Russalka 18/08/2009 17:36


Merci Marcelle, vous êtes la bienvenue ici
c'est un bateau toujours à quai et toujours en voyage


O 16/08/2009 18:26

Magritte de tous les mirages

Russalka 17/08/2009 10:08


Magritte qui avec une technique somme toute assez rudimentaire( c'est lui qui le disait)
parvient à nous faire basculer dans l'onirisme total..
Merci O.


clementine 15/08/2009 14:28

Un petit bateau vogue sur l'eau dans l'innocence du calme du matin. clem 

Russalka 17/08/2009 10:02


cette toile me fascine
j'imagine que la mer
c'est un bateau...


Merlin 15/08/2009 10:50

"Savoir lire, ce n’est pas seulement connaître les lettres et faire sonner les assemblages de lettres. C’est aller vite, c’est explorer d’un coup d’œil la phrase entière ; c’est reconnaître les mots à leur gréement, comme le matelot reconnaît les navires. C’est négliger ce qui va de soi, et sauter à la difficulté principale, comme font si bien ceux qui savent la musique. Or, cette allure vive, qui n’est pas sans risques, mais où l’on trouve le plaisir de deviner, n’est pas celle de l’écolier qui a le nez sur le livre, et qui suit du doigt une syllabe après l’autre. À ce pénible travail d’épeler, l’attention s’endort. (…) Quand on lit, l’important n’est pas d’arriver au bout de la ligne ; il faut y courir d’abord et revenir. (…) Il s’agit d’apprendre à lire, et aussi d’apprendre à penser, sans séparer jamais l’un de l’autre. Or, une syllabe n’a point de sens, et même un mot n’en a guère. C’est la phrase qui explique le mot." (Alain, Propos sur l'Éducation)J'en reste coi, quoi ! Je cherchais des mots au milieu de tous mes maux et j'ai trouvé un bateau-louche, léger comme une mouche, pardon une barque ou mieux un quatre-mâts barque en papier de chiffon bleu, trempé dans l'eau et les nuages et séché sur les pierres.
bateau mais il n'y a qu'une toute petite voile !BaTeaU  c'est déjà mieux ! Encore un effort ! BaTEaU on va pouvoir lever l'ancre...
Oui, on reconnaît les mots à leur gréement et à leur agrément comme des formes accoisées qui se tiennent coi jusqu'à la prochaine tempête.Ah, j'en ai confectionné jadis de ces bateaux en papier qui voguaient dans l'azur de mes rêves d'enfant toujours en quête de rivages imaginaires !Très bel ensemble image, poème heptanaire et musique associés dans un bleu Magritte où ciel et mer se confondent. Bravo la fée !

Russalka 17/08/2009 10:00


Avec retard je te réponds, mais tu sais à quel point la maison est courue (sourire)
Tu me fais decouvrir des propos d'Alain qui me semblent prémonitoires de toutes les disputes relatives aux méthodes et bien au-delà, d'ailleurs: un certain esprit d'aventurier qui est tout
simplement celui de la curiosité que doit éveiller le livre. Et je pense à tous ces enfants pour lesquels lire est une punition... Lire m'a sauvé la vie.

Je me doutais que ce mot accoisé te plairait, et me demande d'ailleurs s'il nest pas d'origine Normande?
Tu brodes autour de lui de bien jolies toiles et voiles tout en développant cette théorie des gréements d'une façon très explicite et bien jolie au regard. Comme toi j'aime les voiliers, tous, les
grands comme les petits, l'envie de m'enfuir de ma famille prenait élan sur ces constructions légères, fragiles, qui coulaient immanquablement dans la mer improvisée... Mais du moins cette activité
des mains calmai-elle la révolte du coeur et de l'âme...

Pour toi un vieux poème ( impossible de remédier aux facheux sauts de lignes, tant pis...)
Bisous et merci du comm qu vogue et tangue et ne chavire pas ;o)


Ce petit bateau né au fond du caniveau


je monterai dessus


et partirai si loin


qu’on pourra en chameau


en avion en oiseau


me chercher en tous lieux on ne trouvera plus


rien





Ecartée la buée qui nimbe le limpide


et si changeant reflet de  mon eau canivelle


écartée la cruelle


boue savonneuse qui de ses glouglous imbibe


le  flanc de la ruelle





Je vois déjà au fond


des reflets de vanille


la queue de tigres ronds


et les yeux d’un nabab jouant à la manille


il tient entre ses doigts des iles pittoresques


Que j'aimerais pouvoir d’une seule arabesque


lui dérober son jeu et gagner l’impossible








Absinthée l’eau croupie,


et pourtant


son  ivresse me prend


et me tourne le cœur comme on lance roupie


au charmeur de serpent





Les bois, les arbres, nom ! Que de beautés à vivre


palissandre, caca, ébène ou  acajou


de senteurs oubliées qui approchent ma joue


flottant sur ce radeau incongru comme un livre


écrit hors du langage





Ma bouche est en voyage


dans les transes du vert


céladon


et lentisques


au cœur desquelles nage à péril et xotique


un tragique espadon


qui n’a pas vu mes rets à son exode ouverts








Ah, tiens, une babouche suit mon batelet


et puis un vieux bouchon au trottoir qui se cale





J’ai valse hésitation entre ces trois secrets


emplis de vérités aux candides escales





Murmurez-moi lequel


je les aime tous trois


mes frêles caravelles


et n’ose faire un choix…





Mais déjà ce creuset s’imagine grand fleuve


lisant en paresseux les rives allongées


les accents circonflexes de mouettes aux cris de veuves


trouent les euh pudibonds des nuages dérangés


dans leur travail de scribe


Au creux du caniveau, je m’en vais voyager.



Orcheus 15/08/2009 09:47

Quelle bizarrerie!  Je pensais avoir ton absence jusqu'à ce dimanche.  Je venais voir si, par hasard, ton proche retour s'annonçait... Et je tombe sur cette idée de voyage magnifique.  Ces mots si beaux.Bonjour Viviane

Russalka 17/08/2009 09:39


Merci Orcheus, c'est adorable d'être venue
ma maison est comme toujours emplie de passage
enfants en transhumance
amis
chaque jour met bas ses joies et ses travaux qui emplissent
d'où le retard à répondre, j'espère que tu m'en aprdonneras...


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