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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 01:52






Sois conscient des écueils qui te guettent

écoutant
ce que tu donnes est hors de prix
et celui qui se parle écoute ton écoute

aimer est là
tout près
voyage sans ivresse

L’écoute
grand danger pour l’écoutant
il y trouve jouissance
il y trouve puissance

Mais aussi grand danger pour celui qui surgit à travers sa parole

debout dans la ville sans rues d'une langue toute neuve


Les fleurs délivrent toujours la pluie qui les inonde
ce don de parole a trouvé refuge
dans la quiète réserve du regard
de la main
de l’écoute

le garder près de soi serait prononcer " Je " de trop

L’écoute
laisser glisser ne pas retenir
savoir où on existe




Par Viviane Lamarlère - Publié dans : Ecoute...
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Commentaires

J'aime ce que tu dis de l'écoute
(pont suspendu entre deux ravins)
que seule l'humanité de celle ou celui qui la pratique
peut garder de tomber

Se rappeler que l'écoute est aussi un terme de marine
et qu'il a un rapport avec l'influence d'un lien sur la manière dont la voile prend le vent
Commentaire n°1 posté par Luc le 19/10/2008 à 17h40
Merci, Luc
l'écoute c'est un pont, comme tu le dit,
s'y garder de tout élan pour s'approprier l'autre
dans sa parole
et prendre sa place au-dessus de ces vides


on n'écoute pas pour donner du sens à sa propre vie
mais parce qu'elle en a déjà.
J'espère l'être avec tendresse, respect et humilité
car l'écoute coeur grand ouvert est la seule  manière de conserver notre humanité
et comme tu le soulignes si bien
sans tirer sur les liens qui affalent la voile ou la conduisent sur des écueils insondables
(jolie comparaison pleine de vérité)


Réponse de Russalka le 20/10/2008 à 11h59
L'écoute et le problème de la communication,toujours d'actualité...
Commentaire n°2 posté par marlou le 19/10/2008 à 21h27
Oui, Marlou, dans un monde où plus personne n'écoute... plus personne (sourire un peu triste)
Réponse de Russalka le 20/10/2008 à 12h00
C'est vrai ce que tu soulignes là du danger de basculer dans une sorte d'ivresse de puissance en pratiquant l'écoute.
Apporter son écoute active n'est pas diriger mais avant tout respecter et se réserver pour laisser à l'autre tout l'espace suffisant pour entendre l'écho de ses mots.
Le plus beau dans cela, c'est - lorsque pensant écouter un autre -on se surprend tout à coup à entendre en soi-même un écho qu'on imaginait n'appartenir qu'à l'autre seul.
Commentaire n°3 posté par Marianne le 20/10/2008 à 09h56
Il y a ce danger là lorsque l'on a la tête emplie de théories, et je crois que de ce point de vue bien des psychanalystes se situent dans une dynamique de pouvoir.
je ne suis qu'écoutante, bénévole de surcroit
et sans ce fatras de formation qui empêche d'être soi.
Quand on entend écho en soi, c'est aussi qu'il faut prendre un peu d e recul c'est qu'on est trop dans le fusionnel.
Dur la juste distance .
mille merci Marianne.
Réponse de Russalka le 20/10/2008 à 12h07
bonjour,
Je susi à mon travail, c'est pour ça que mon blog ne s'affiche pas.. Je te remercie du com.. de ce matin..
Ton article pème sur l'écoute m'a fait penser à ma formation d'hier et avant hier.. "le coaching scolaire".. on a pas cessé de faire de l'écoute.. il y a écouté et écouté... et il y a ce que l'on en fait et ce que l'on n'en fait pas..
tu as bien cerné le sujet...
aujourd'hui, je n'écouterai que mes mots sur mon clavier.. personne ne viendra.. dommage..
clem
Commentaire n°4 posté par clem le 20/10/2008 à 14h05
merci Clem. Ecouter, je crois, c'est un peu comme d'être un saint. le jour où on se dit qu'on est un saint, on cesse de l'être. C'est ce que Jankélévitch nommait l'extrême pointe du paradoxe de la morale,  où tout peut basculer vers l'ange ou vers le diable. Oui, il y a écouter et écouter et pouir cela, être présent/absent est primordial.
Réponse de Russalka le 21/10/2008 à 15h12
Bonjour, j'ai toujours plaisir à découvrir un nouveau blog. Ce premier article sur lequel je tombe traite d'un sujet intéressant. On n'écoute pas assez avant de parler, ce qui fait que la communication est parfois un dialogue de sourd.
Je reviendrai lire d'autres articles.
Charly...
Commentaire n°5 posté par " Charly " le 20/10/2008 à 17h21
Merci Charly, écouter l'autre, l'accueillir, oui, c'est parfois difficile.
merci de la visite et bon courage pour votre nouveau blog!
Réponse de Russalka le 21/10/2008 à 15h15
Ce soir je m'arrête à ces mots

"L’écoute
grand danger pour l’écoutant"

"L’écoute
laisser glisser ne pas retenir
savoir où on existe"

c'était ma pensée de ce soir et d'autres soirs

Commentaire n°6 posté par lutin le 20/10/2008 à 21h14
C'est super gentil Lutin d'avoir extrait ces passages
car je les aime.

En écoute, on est toujours en danger de vouloir s'approprier la parole de l'autre, la tordre et lui faire dire ce qu'elle ne dit pas.
je suis très très empathique depuis ma plus tendre enfance, et suis très méfiante de mes contre-transferts
Réponse de Russalka le 21/10/2008 à 15h17
L'écoute est une ouverture maximale des neurones-miroirs, une sorte de mise en état d'éponge sèche de notre capacité d'empathie. Mais à un moment, il faut qu'il y ait bouclage synchrone  entre l'écoutant et l'écouté. Je ne dirais pas nécessairement un retour mais un signe qui montre de manière tangible ou même à peine perceptible que l'écoute est salutaire ou favorable. Ce que j'écoute le plus à titre personnel est le regard, la position de la tête et des épaules. Les mots un peu, parfois, il faut bien, mais surtout leur tonalité et le timbre de la voix pleine d'espoir, cassée ou brisée. Etre écoutant, c'est bien autre chose que d'être voyant.
Ton poème dit à quel point tu sais écouter et il marque les contours des dangers qui nous guettent quand on écoute avec trop d'intensité ou de sollicitude mêlée de mansuétude.
Soeur Emmanuelle était écoutante et elle nourrissait sa foi et sa passion mystique et pragmatique de ce pouvoir qu'elle avait saisi, capturé, retenu. La seule chose que je reproche à cette posture, c'est la perspective de la récompense dans l'au-delà. Le vrai écoutant est laïc et son absorption de misères et de détresse est sans salaire, juste le sentiment de la nécessité de le faire. Chacun de nous peut être écoutant : c'est juste un don de soi ressenti comme utile ou nécessaire.

Ah, oui ! On est bien loin des psychanalyses qui voudraient écouter un inconscient qui n'a existé que dans l'esprit brillant mais névrosé d'un certain Sigmund. La souffrance psychique est tellement plus proche du corps qui subit et des neuro-hormones qui se dérèglent en cercles vicieux incoercibles.
Soeur Emmanuelle a créé une ONG qui porte le nom suivant :"ASMAE" En arabe, ce mot signifie écoute. Moi, je l'écris "ASMA3 au masculin mais l'écoute n'a pas de genre, pas de sexe : elle s'applique à toutes les souffrances et notamment aux toutes dernières, les plus cruelles et les plus pénibles pour un être de raison qui sait qu'il va laisser les siens, ses êtres les plus chers, dans la détresse et l'incompréhension.
Les écoutants, les vrais, les bénévoles, sont des humains bien plus précieux que les saints car ils permettent d'essayer de comprendre où, comment et pourquoi on a existé.
Pardon pour la longueur ; j'ai réduit au maximum un problème relationnel humain qui mériterait 30 pages de réflexion et d'analyse.
Commentaire n°7 posté par Merlin le 20/10/2008 à 22h14
Ton commentaire n'est pas long, il m'enchante, Jean-Pierre car il va me donner l'occasion d e parler plus avant d'un sujet, qui, tu le sais, me passionne autant que le langage.

L'écoute est une ouverture maximale des neurones-miroirs, une sorte de mise en état d'éponge sèche de notre capacité d'empathie.

Complètement d'accord avec cette définition et surtout cette image. Eponge sèche. c'est exactement cela, l'écoutant absorbe ce qui lui vient de l'écouté. En aucun cas il ne doit le métaboliser sous forme de questions ou d'incitations à aller dans telle ou telle direction. Là est toujours le danger. C'est pourquoi j'écrivais dans un autre petit texte " Etre là jusuu'à ne pas y être.

Mais à un moment, il faut qu'il y ait bouclage synchrone entre l'écoutant et l'écouté. Je ne dirais pas nécessairement un retour mais un signe qui montre de manière tangible ou même à peine perceptible que l'écoute est salutaire ou favorable.



Tout à fait, et le pire est de s'endormir comme on croit être la légende qui est hélas souvent ré"alité. J'utilise beaucoup les langages du corps pour donner à entendre à celui ou celle que j'écoute que j'ai reçu c equ'il me disait sans porter de jugement mais le coeur grand ouvert.

Ce que j'écoute le plus à titre personnel est le regard, la position de la tête et des épaules.

Moi aussi, et je me cale sur eux, inconsciemment d'ailleurs, ce n'est que revoyant rétroactivement la scène, à l'issue de laquelle je prends toujours des notes, que je me rends compte que je me suis penchée en même temps que l'autre, ai respiré à son rythme, modifié mes postures de mains etc selon elle ou lui. ce ne doit jamais être forcé. On enseignait en USp aux impétrants à utiliser volontairement ces techniques issues de la PNL ou de la vente, cela m'a toujours choqué, l'empathie ne s'enseigne pas. Tout est affaire de confiance, car si on a confiance en ce que nous dit l'autre et si l'autre a confiance en notre écoute de ce qu'il dit, la confiance qu'il peut reprendre en lui va s'accélérant.

Les mots un peu, parfois, il faut bien, mais surtout leur tonalité et le timbre de la voix pleine d'espoir, cassée ou brisée. Etre écoutant, c'est bien autre chose que d'être voyant.

Bien sûr. La voix dit tellement de l'être. La voix dit tout.
Et j'entends que quand tu parles des voyants, tu penses à ceux qui croient deviner, à partir de leur propre catéchisme ce qui se cache derrière les mots et silence. Cela est le fond de commerce de certains psychanalystes. Pour ma part, et sans être dans le registre de questionnement directif, je crois beaucoup au travail sur la reformulation. " Vous m'avez dit ceci, qu'entendez vous dans cela, est ce que vous avez voulu me dire que... ou bien que... ?" Ainsi seulement laisse-t-on ouvert l'espace qui permet de rpéciser le mal être et ses racines.




Ton poème dit à quel point tu sais écouter et il marque les contours des dangers qui nous guettent quand on écoute avec trop d'intensité ou de sollicitude mêlée de mansuétude

Je dirais avec trop d'empathie, trop de fusion dans l'empathie plutôt, trop d'identification au problème de l'écouté. Se faire écouter à son tour en équipe par rapport à une situation d'aide où l'on a ... morflé pour employer un vilain mot, parce qu'on s'est trop donné, est une première sécurité..

Soeur Emmanuelle était écoutante et elle nourrissait sa foi et sa passion mystique et pragmatique de ce pouvoir qu'elle avait saisi, capturé, retenu. La seule chose que je reproche à cette posture, c'est la perspective de la récompense dans l'au-delà. Le vrai écoutant est laïc et son absorption de misères et de détresse est sans salaire, juste le sentiment de la nécessité de le faire. Chacun de nous peut être écoutant : c'est juste un don de soi ressenti comme utile ou nécessaire.

Tout à fait d'accord avec toi, c'est ce que j'essaie de faire passer dans une réponse à un commentaire, on n'écoute pas ^pour donner du sens à sa vie mais parce que notre vie en est déjà emplie et suffisamment en tous cas pour pouvoir donner ce temps d"écoute là sans attendre en retour. je ne suis pas certaine qu'être payée m'aurait aidée à être meilleure écoutante. Lorsque je vais au supermarché, je ne sais pourquoi, même des caissières que je ne connais pas me racontent leur vie . Michel me dit que ma voix et mon regard sont accuellants et cela est important aussi: ne pas noyer l'autre ( comme je le fais avec toi, ;o)) en ce moment même) sous un flot de paroles.
Et j'en viens à une notion importante: l'écoute oscille entre différents lieux qui ne sont pas forcément anéantissants les uns des autres. on peut aider en parlant mais aussi en se taisant. Un silence peut être directif alors qu'un geste peu ouvrir les portes de la liberté etc. Ecouter c'est donner mais aussi recevoir. Et puis il y a celui qui parle. Pour quoi et pour qui parle-t-il?

Ah, oui ! On est bien loin des psychanalyses qui voudraient écouter un inconscient qui n'a existé que dans l'esprit brillant mais névrosé d'un certain Sigmund. La souffrance psychique est tellement plus proche du corps qui subit et des neuro-hormones qui se dérèglent en cercles vicieux incoercibles.

.Je suis tout à fait d'accord avec toi, "Si l'incosncient existe, apportez-le moi sur un plateau" disait Alain. D'ailleurs la psychanalyse est fortement remise en question ces temps ci tant le modèle somme toute très égotiste de Freud ne fait pas trop le poids face à ce qu'on découvre des souffrances induites par le stress et ce qu'il fait secréter. Pour ne nommer qu'une situation que je connais bien ;o)) L'identité de celui qui écoute est en constante évolution elle doit s'adapter sans cesse à celui qu'elle écoute. Et là est le bât qui blesse. Le psy englué dans sa théorie n'a pas d'identité, il n'est qu'un mur. Un réceptacle sans vie.En écoute, je ne ressens pas de symétrie mais beaucoup  de réciprocité dans l'échange. Mais une réciprocité à laquelle je n'apporte que la présence ouverte et bienveillante.

Soeur Emmanuelle a créé une ONG qui porte le nom suivant :"ASMAE" En arabe, ce mot signifie écoute. Moi, je l'écris "ASMA3 au masculin mais l'écoute n'a pas de genre, pas de sexe : elle s'applique à toutes les souffrances et notamment aux toutes dernières, les plus cruelles et les plus pénibles pour un être de raison qui sait qu'il va laisser les siens, ses êtres les plus chers, dans la détresse et l'incompréhension

Il n'existe rien de plus beau et de plus bienveillant que ce mot; Ecoute. Ce qui est étonnant est qu'en accompagnement on rencontre bien plus de femmes. Je ne sais si la tradition des femmes officiantes dans toutes les cultures au seuil de la vie et de la mort explique cette plus grande présence, mais une chose est certaine, tu aurais été un merveilleux écoutant, bénévole ou professionnel.
Il n'y a pas de secret, pour écouter l'autre, avoir souffert et le reconnaitre est le fondement.Je n'(oublie pas bien sûr la déontologie, car le biais scabreux de l'efficacité ( le " vous allez voir, avec moi ça va marcher comme sur des roulettes, en sortant de notre entretien vous irez mieux) est un écueil terrible. Ne pas vouloir, laisser glisser, savoir où on habite. Mais nous vivons dans une société du convaincre insidieux et sournois ( la pub) et cela rejaillit souvent sur les techniques enseignées aux bénévoles...


.
Les écoutants, les vrais, les bénévoles, sont des humains bien plus précieux que les saints car ils permettent d'essayer de comprendre où, comment et pourquoi on a existé.

Que des saints, je ne sais car à partir du moment où l'on se sent saint, on bascule dans l'impureté intentionnelle, mais rester dans cette forme d'idiotie qu'est l'écoute est difficile, peut-être faut-il chuter aussi pour se comprendre et redevenir écoutant "vierge"?Ta comparaison de l'éponge est formidable car elle doit se remplir en restant sèche. La musique de l'autre doit venir s'y poser sans laisser trace d'un bruit. On doit entrer en résonance sans vibrer trop puissamment.

Pa
rdon pour la longueur ; j'ai réduit au maximum un problème relationnel humain qui mériterait 30 pages de réflexion et d'analyse.

ne t'e'xcuse pas, j'ai adoré ton commentaire et... on pourrait écrire là dessus toi et moi, cela irait deux fois plus vite ;o)

Bisous et mille Merci encore!
Réponse de Russalka le 21/10/2008 à 15h54
Je corrige :"ASMA"
C'est mon nouveau clavier qui n'est plus à mon écoute digitale.
Commentaire n°8 posté par Merlin le 20/10/2008 à 22h17
C'est la faute de son E dipe ;o))
Réponse de Russalka le 21/10/2008 à 15h55
je te lis toujours avec un si grand plaisir... il émane tant de douceur de tes mots
Je t'embrasse
Commentaire n°9 posté par juliette le 25/10/2008 à 15h50
Merci Juliette, c'est adorable. Je tiens beaucoup à cette série sans cesse remaniée, dans le sens du nettoyage par le vide (rires)
je t'enbrasse aussi et @ + dès que j'ai fini de ranger ma maison.
Réponse de Russalka le 27/10/2008 à 14h49
Savoir où on existe....problème insoluble .Tu me parles, je t'écoute : suis je encore en moi ? ne suis je pas en toi ? n'es tu pas en moi ? L'être est il dans le corps ou dans la pensée et la pensée une fois pensée est elle encore dans le corps ou dans l'éther...le corps n'est il qu'une antenne qui permet simplement de recevoir et d'émettre des messages paroles qui viennent d'ailleurs ?
Commentaire n°10 posté par ulysse le 12/10/2009 à 17h26
Le corps est effectivement antenne réceptrice et émettrice. La difficulté pour l'écoutant est d'être cela chaînes brisées ou tues par rapport à sa propre histoire. ce que l'on nomme la " juste distance".
merci Ulysse de ce beau retour questionnant.
Réponse de Russalka le 13/10/2009 à 10h18
J'ai "écouté" les mots de cette jolie réflexion poétique...
Une évocation belle, pure et profonde de l'écoute et tout ce qui gravite autour !

Par le passé, j'ai eu un rôle de confidente auprès d'un être cher à mon coeur...qui a quitté ce monde.
Je n'étais alors qu'une adolescente...j'ai absorbé ses mots, tout gardé sans prendre de recul. Puis durant des années, j'ai continué à écouter et retenir les maux d'autres âmes...comme si je voulais m'imprégner de leurs ressentis, boire leurs souffrances...laisser mon empathie s'exprimer !
Vouloir soulager les maux des êtres, y trouver des solutions...Joli don mais jusqu'à quelle limite ?

Aujourd'hui, je suis "écoutée" pour anxiété post-traumatique et je dirai que l' écoutant laisse naître les mots de l'écouté en lui offrant un espace de serennité et de confiance, en le guidant dans ses paroles... et en faisant preuve aussi de patience, de silence...quand les mots ne surgissent pas, quand la pudeur nous empêche de dire !

La plus grande difficulté pour l'écouté réside dans cette question :
comment exprimer sa souffrance par des mots justes sans avoir le sentiment de se plaindre et la peur d'être jugé ?

Viviane, ton blog est un écrin précieux où l'on trouve des réponses à des questions latentes...
Il me permet de cerner bien des sujets, d'avancer et de grandir...
Merci à toi de m'ouvrir le coeur et les yeux...mais également des portes !
Moi qui ai du mal à m'exprimer par pudeur mais aussi par sensibilité ! 
Commentaire n°11 posté par Corinne le 12/10/2009 à 17h26
Tu poses bien la question du sentiment de puissance que l'on paie d'une manière ou d'une autre dans l'écoute et ceci, longtemps après.

La vérité est que l'on ne peut rien pour l'autre, à part accueillir sa parole comme on accueille une eau en la laissant libre de retourner à la terre ou s'évaporer, sans la boire ni même la respirer.
Juste l'ouverture qui accueille et laisse fuir.

C'est la raison pour laquelle l'écoutant est toujours lui même écouté par un " régulateur " qui aide à cette fuite de ce qui, retenu en soi, serait cause de souffrances.

Un écoutant ne juge pas. Il sait que toute souffrance a le droit d'être dite. Et il ne retient pas celui qu'il écoute pour lui faire dire encore davantage.
Merci à toi Corinne de ta confidence...
Réponse de Russalka le 13/10/2009 à 10h23
"Savoir où on existe"... "la quiète réserve du regard"... Plus que des conseils ; une profession de foi.
Commentaire n°12 posté par Martine le 12/10/2009 à 22h24
Oui, un peu comme on se cherche car quand on est empathique à l'extrême comme moi difficile de ne pas avoir les yeux qui se mouillent parfois... Merci Martine, je viendrai te lire ce soir ainsi que les amis car la semaine va être consacrée à nos enfants et à ma mère aussi.

Réponse de Russalka le 13/10/2009 à 10h24

les paroles peuvent être caresses sans main et peuvent être couteau sans lame !

Commentaire n°13 posté par ulysse le 25/01/2010 à 19h02
Oui, joli décourcis mon cher Ulysse! et fort poétique de surcroit, merci...
Réponse de Russalka le 27/01/2010 à 12h52
Ces paroles sur l'écoute, me font penser à certains de mes "clients" à qui je laissais me raconter leur histoire "de toute sorte", il me suffisait de glisser deux ou trois mots  afin de leur faire comprendre que je les écoutais, (cétait vrai) j'aimais finalement les voir repartir comme soulagés d'avoir pû dire...sans être interrrompus.
J'avais l'impression, avec seulement mes deux ou trois mots, d'avoir comblé leur importante conversation.
Ceci n'étant vrai qu'en tête à tête.
Commentaire n°14 posté par Roland le 26/01/2010 à 18h39
Hier, faisant quelques courses avec Mathilde, ma dernière m'a dit " les gens t'aiment vraiment".
je lui ai répondu " c'est parce que je sais les écouter "
et c'est vrai, où que j'aille, petit commerce ou grande surface, je rencontre toujorus soit un client soit une caissière qui éprouve le besoin de se confier
et toujours je les sens comme toi repartir apaisés
le monde est fait de ceux qui se disent et de ceux qui les écoutent
et c'est bien... merci Roland de ce partage en confidence!
Réponse de Russalka le 27/01/2010 à 12h57
L'écoute, et je reviens à ma pensée de beaucoup de soirs, sans celle-ci les écueils n'apparaissent pas jusqu'au moment où l'on tombe à ne pas avoir écouté.
Commentaire n°15 posté par lutin le 27/01/2010 à 12h30
C'est vrai aussi ce que tu dis
parfois on se sent mal d'avoir passé trop vite
sans tendre un peu la main ou l'oreille à celui ou celle qui...
Bel écho qui me réjouit.
Réponse de Russalka le 27/01/2010 à 12h59

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