L'auteur


bretagne-aout-2009 0053

Sceau1.gif
Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


anti_b

Musique de la semaine

Arundo Donax

9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 00:52






Sois conscient des écueils qui te guettent

écoutant
ce que tu donnes est hors de prix
et celui qui se parle écoute ton écoute

aimer est là
tout près
voyage sans ivresse

L’écoute
grand danger pour l’écoutant
il y trouve jouissance
il y trouve puissance

Mais aussi grand danger pour celui qui surgit à travers sa parole

debout dans la ville sans rues d'une langue toute neuve


Les fleurs délivrent toujours la pluie qui les inonde
ce don de parole a trouvé refuge
dans la quiète réserve du regard
de la main
de l’écoute

le garder près de soi serait prononcer " Je " de trop

L’écoute
laisser glisser ne pas retenir
savoir où on existe




Partager cet article

Repost 0
publié par Viviane Lamarlère - dans Ecoute...
commenter cet article

commentaires

lutin 27/01/2010 12:30


L'écoute, et je reviens à ma pensée de beaucoup de soirs, sans celle-ci les écueils n'apparaissent pas jusqu'au moment où l'on tombe à ne pas avoir écouté.


Russalka 27/01/2010 12:59


C'est vrai aussi ce que tu dis
parfois on se sent mal d'avoir passé trop vite
sans tendre un peu la main ou l'oreille à celui ou celle qui...
Bel écho qui me réjouit.


Roland 26/01/2010 18:39


Ces paroles sur l'écoute, me font penser à certains de mes "clients" à qui je laissais me raconter leur histoire "de toute sorte", il me suffisait de glisser deux ou trois mots  afin de leur
faire comprendre que je les écoutais, (cétait vrai) j'aimais finalement les voir repartir comme soulagés d'avoir pû dire...sans être interrrompus.
J'avais l'impression, avec seulement mes deux ou trois mots, d'avoir comblé leur importante conversation.
Ceci n'étant vrai qu'en tête à tête.


Russalka 27/01/2010 12:57


Hier, faisant quelques courses avec Mathilde, ma dernière m'a dit " les gens t'aiment vraiment".
je lui ai répondu " c'est parce que je sais les écouter "
et c'est vrai, où que j'aille, petit commerce ou grande surface, je rencontre toujorus soit un client soit une caissière qui éprouve le besoin de se confier
et toujours je les sens comme toi repartir apaisés
le monde est fait de ceux qui se disent et de ceux qui les écoutent
et c'est bien... merci Roland de ce partage en confidence!


ulysse 25/01/2010 19:02



les paroles peuvent être caresses sans main et peuvent être couteau sans lame !



Russalka 27/01/2010 12:52


Oui, joli décourcis mon cher Ulysse! et fort poétique de surcroit, merci...


Martine 12/10/2009 22:24


"Savoir où on existe"... "la quiète réserve du regard"... Plus que des conseils ; une profession de foi.


Russalka 13/10/2009 10:24


Oui, un peu comme on se cherche car quand on est empathique à l'extrême comme moi difficile de ne pas avoir les yeux qui se mouillent
parfois... Merci Martine, je viendrai te lire ce soir ainsi que les amis car la semaine va être consacrée à nos enfants et à ma mère aussi.



Corinne 12/10/2009 17:26


J'ai "écouté" les mots de cette jolie réflexion poétique...
Une évocation belle, pure et profonde de l'écoute et tout ce qui gravite autour !

Par le passé, j'ai eu un rôle de confidente auprès d'un être cher à mon coeur...qui a quitté ce monde.
Je n'étais alors qu'une adolescente...j'ai absorbé ses mots, tout gardé sans prendre de recul. Puis durant des années, j'ai continué à écouter et retenir les maux d'autres âmes...comme si je
voulais m'imprégner de leurs ressentis, boire leurs souffrances...laisser mon empathie s'exprimer !
Vouloir soulager les maux des êtres, y trouver des solutions...Joli don mais jusqu'à quelle limite ?

Aujourd'hui, je suis "écoutée" pour anxiété post-traumatique et je dirai que l' écoutant laisse naître les mots de l'écouté en lui offrant un espace de serennité et de confiance, en le guidant
dans ses paroles... et en faisant preuve aussi de patience, de silence...quand les mots ne surgissent pas, quand la pudeur nous empêche de dire !

La plus grande difficulté pour l'écouté réside dans cette question :
comment exprimer sa souffrance par des mots justes sans avoir le sentiment de se plaindre et la peur d'être jugé ?

Viviane, ton blog est un écrin précieux où l'on trouve des réponses à des questions latentes...
Il me permet de cerner bien des sujets, d'avancer et de grandir...
Merci à toi de m'ouvrir le coeur et les yeux...mais également des portes !
Moi qui ai du mal à m'exprimer par pudeur mais aussi par sensibilité ! 


Russalka 13/10/2009 10:23


Tu poses bien la question du sentiment de puissance que l'on paie d'une manière ou d'une autre dans l'écoute et ceci, longtemps
après.

La vérité est que l'on ne peut rien pour l'autre, à part accueillir sa parole comme on accueille une eau en la laissant libre de retourner à la terre ou s'évaporer, sans la boire ni même la
respirer.
Juste l'ouverture qui accueille et laisse fuir.

C'est la raison pour laquelle l'écoutant est toujours lui même écouté par un " régulateur " qui aide à cette fuite de ce qui, retenu en soi, serait cause de souffrances.

Un écoutant ne juge pas. Il sait que toute souffrance a le droit d'être dite. Et il ne retient pas celui qu'il écoute pour lui faire dire encore davantage.
Merci à toi Corinne de ta confidence...


Mes radios

France Culture le player en direct

Et dis,si on...

Ma page Facebook