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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


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Musique de la semaine

Arundo Donax

5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 23:35


Sur une consigne de l'émission  " les Papous dans la tête"
les mots de la consigne sont en caractères épais.


Il était une fois des financiers véreux
qui croyaient que l'argent, ô les vilaines teignes
à l'instar des p'tits pains multipliés par Dieu
ferait d'eux, en un monde où tout baigne
tant qu'on ne risque pas un regard au dehors,
des rois que rien ne conteste

Permettez! je proteste!!

Je n'ai d'argent ni d'or
en quelque caisse en bois ou coffre bien fermé
mon compte est bien souvent un oiseau déplumé
et je reste baba de ce monumental
fiasco de l'Ecureuil qui s'en est fait la malle.

Cela me ferait mal
que tous les épargnants aient encore pour des prunes
au chaud mis leur trésor entre des mains vandales
dont le rêve infantile est de toucher la Lune.
Il est même ministre pour s'en étonner?
mais où donnait
elle de la tête
cette bête?

Ainsi quelques malfrats joueraient à carambole
en détroussant les uns des leurs honnêtes billes?
J'appelle ça du vol
et de faire justice une idée me fourmille!

On nous prend pour des tartes un peu trop souvent
craignez, Manants, craignez le vent
qui ne tardera point à tourner furibond
craignez un faux rebond
qui sera à vos chairs aux indécentes faims
ce qu'on nomme le mieux de la fin.

Nous n'accepterons plus tous ces faux macarons
que la publicité déverse
à longueur de journée sur vos enseignes où perce
une intuition marron
de banques en vadrouille 
sans chemises, sans couilles
et sans pantalons.

Déjà que nous gouverne un régime de bananes
s'il faut que nos banquiers se tiennent comme des ânes
où allons-nous? Nous y sommes déjà sans l'ombre d'un seul doute:
à banqueroute.

Mais sachez, mes cocos,
que de votre déroute il sortira du bon!
Un jour prochain viendra une révolution.

Vous l'aurez bien cherchée, vous serez ra-pla-pla
en entendant chanter les ran de nos tambours,
en tatant de plus près le fer de nos râteaux...

Vous serez chocolat
pour des jours et des jours
et peut-être des nuits
ça fait des siècles, oui
que nous voulons toucher notre part du gâteau.


 


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publié par Viviane Lamarlère - dans Simplicité Volontaire
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commentaires

Zoltar 07/07/2012 21:00


J'ai pensé soudain :


Quand les profits te rollent au chocolat seront gratuites, on pourra nous rouler dans la farine et il ne nous restera plus qu'à faire Paris-Brest en un
éclair (au café). Là, chez les Ursulines, une religieuse toute pimpante nous accueillera avec un magnifique framboisier servi sur plateau.  Mais tout cela ne sont que des éléments d'une
pièce montée, déjà jouée d'avance car prendre sa part du gâteau,  c'est pas d' la tarte à présent. Alors choisir entre faire tapisserie et entrer dans la pâtisserie deviendra facile, mais
moi, ce que j'aime, au-delà des nombreuses bourdes que je fais, ce sont les bourdelots.

Russalka 08/07/2012 10:46



 


Que veux tu que je réponde, moi la cuisinière patissière à un tel menu en festival ;o))) ? Je suis scotchée, tout
simplement, et il ne me reste qu'à explorer le vocabulaire...

Ma brioche naissante se méfie comme de la mort
des chaussons silencieux
que portent les financiers gâteux
on a beau s'enfermer dans sa coque
se déguiser d'un vieux cornet
ils savent nous retourner comme une crèpe
faire briller devant nos yeux le croissant des devises
que nous pourrions ranger dans leurs coffres de flans

Alors je me rassure en jouant les marquises
d'un geste dédaigneux je leur dis " Madeleine ?"
Non, ce n'est pas mon nom, voyez chez la voisine!
Elle fait des merveilles vous y prendrez plaisir!

Lors me laissent en paix
ces ratons des beaux quartiers
mais tu as raison, résister ou participer
c'est pas d'la tarte!
Allez, prends donc un petit four
et sans piquer un phare ;o))

Bisous et merci du com stimulant, j'adore quand tu joues avec les mots, cela me réveille de mes angoisses écoutant les faits divers à la radio...




marlou 06/07/2012 23:19


Génial, il n'est pas d'autre mot ! Amicalement


Mon blog  texte.over-blog.com, change de lieu dans une dizaine de jours. Ma nouvelle adresse


http(://textetexte.eklablog.com/


A bientôt


 

Russalka 09/07/2012 09:07



 


Merci Marlou ;o))) Je n'ai pas bien compris pourquoi tu ouvrais un nouveau blog, mais avec grand plaisir je t'y
suivrai dans tes prégérinations de mots ;o))



ulysse 06/07/2012 15:18


Réjouissant et délicieuc exercice Bravo Viviane ..tu nous gâtes oh! 

Russalka 06/07/2012 20:26



 


je te gate heuse ;o)) oui, les financiers, comme les chefs d'entreprises d'ailleurs, on voudrait bien les attacher
avec un beau cadenas en France et interdiction de délocaliser. Mais le monde doit changer... Mille emrci Ulysse et à demain, je file en cuisine avant que n'arrive mon chéri!



Blog-trotter 21/10/2008 18:10

Dambed, ma banque hé bin c'est le crédit Mutuel justement. Oh que c'est mal ! Déjà qu'ils sont faux cul ces protestants du Crédit Mutuel...Cette info m'a me servir à l'avenir. Merci.Perle et moi on vous bisouille tendre et beaucoup Viviane. (Elle ne cesse de vieillir à grands pas ma Perle, je suis inquiet)

Russalka 22/10/2008 10:39


oh je crois que votre banque n'est pas très contente de se récupérer un tocard...
à ce que j'ai cru entendre
et on les comprend, diantre!
...
perdre un animal est toujours une peine, je ne m'y fais pas non plus et comprends
ô combien
Merci Philippe du partage et re bises ;o).


Merlin 21/10/2008 10:42

J'ajoute cette fable de La Fontaine, assez peu connue, en tout cas moins que "Le Savetier et le Financier" :L'ENFOUISSEUR ET SON COMPEREUn Pinsemaille avait tant amasséQu'il ne savait où loger sa finance.L'avarice, compagne et soeur de l'ignorance,Le rendait fort embarrasséDans le choix d'un dépositaire ;Car il en voulait un, et voici sa raison :L'objet tente ; il faudra que ce monceau s'altère,Si je le laisse à la maison ;Moi-même de mon bien je serai le larron.Le larron, Quoi jouir, c'est se voler soi-même !Mon ami, j'ai pitié de ton erreur extrême ;Apprends de moi cette leçon :Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire.Sans cela c'est un mal. Veux-tu le réserverPour un âge et des temps qui n'en ont plus que faire ?La peine d'acquérir, le soin de conserver,Otent le prix à l'or, qu'on croit si nécessaire.Pour se décharger d'un tel soin,Notre homme eût pu trouver des gens sûrs au besoin ;Il aima mieux la terre, et prenant son compère,Celui-ci l'aide. Ils vont enfouir le trésor.Au bout de quelque temps, l'homme va voir son or :Il ne retrouva que le gîte.Soupçonnant à bon droit le compère, il va viteLui dire : Apprêtez-vous ; car il me reste encorQuelques deniers : je veux les joindre à l'autre masse.Le compère aussitôt va remettre en sa placeL'argent volé, prétendant bienTout reprendre à la fois sans qu'il y manquât rien.Mais, pour ce coup, l'autre fut sage :Il retint tout chez lui, résolu de jouir,Plus n'entasser, plus n'enfouir ;Et le pauvre voleur, ne trouvant plus son gage,Pensa tomber de sa hauteur.Il n'est pas malaisé de tromper un trompeur.
Soyez tranquilles Ô ministres intègres et banquiers véreux ! On vous reprendra l'argent. Et, un jour viendra où nous le gérerons nous-mêmes coopérativement, dans le plus pur mutualisme répartiteur et redistributeur.

Russalka 21/10/2008 15:59




Quel délice que ce cadeau, même si je ne trouve pas très morale... la
morale.

mais tu as raison, un jour nous reviendrons au partage, à ce que les Indiens pratiquaient sans savoir que cela s'appelait crédit mutuel...



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