L'auteur


bretagne-aout-2009 0053

Sceau1.gif
Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


anti_b

Musique de la semaine

Arundo Donax

15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 01:47







Une pensée
creuse la chair du ciel
de ses
moignons noircis

Mais l
es nuages s' enfuient avec d'autres voyelles

Les clous savent bien, eux, fichés sous la dentelle,
qu'on ne peut attraper tous les mondes qui passent.

Unique l'univers ?
Quel abus de langage !

Tout est insaisissable
et tout peut s'inventer à l'heure où on le pense
puis mourir d'un clin d'oeil

A l'ombre de ces rouilles
ne reste que le su
l'abrupt inguérissable

ne reste
Le ciel tourne
eau café









 

Partager cet article

Repost 0
publié par Viviane Lamarlère - dans Hommages et échos
commenter cet article

commentaires

O 03/06/2009 08:40

Que cette image est belle...et tragique

Russalka 04/06/2009 12:04


Oui, O. C'est la tragédie de notre monde qui se défait à force de vouloir construire, et ... attaquer ( je pense que c'est une barge de
la dernière guerre)


clem 31/05/2009 20:32

c'est très réaliste. très beau. clem

Russalka 02/06/2009 20:02


merci Clem, et c'est très gentil (sourire)


Merlin 30/05/2009 11:24

Chair qui rouille n'amasse pas mousse.Les tentacules de l'épave oxydéeRongés par le remordsS'élancent à la conquêteDes nuages indolentsÉtirés par le ventEt le contact a lieuLes synapses s'activent :"Tu rouilles pour moiDit le nuage lent ?"- "Non, j'attends le coupDe foudre qui va me régénérer"Répond la membrure déchiquetéeMais comment diable vont-ils fairePour finalizer cette idylle ferrugineuse ?Soudain l'éclair claqueD'un coup secEt la liaison s'établitLa glie du ciel embrasse Le neurone Fe 2 O 3Libère sa dope AminEt le miracle a lieuDans la synapse fer-chairLa pensée ferrugineuseEmbrase la chair du cielQui rougit de plaisirTandis que rugit l'orageQui s'éloigne au loinVers l'horizonQue le couchant allumeComme dit le poèteOui, après avoir failliTourner au vinaigreCette idylle entre le cielEt les bras tordus de l'épaveTourne eau café du commerceÉquitable sans obus de langageQui finaliserait une rencontre improbable.

Russalka 30/05/2009 16:45


Rires... J'adore les rebonds
et la mise en réseau
de nos derniers jeux de mots
en privé et loin de tous salons
...
Un tel commentaire
appelle une réplique du tonnerre!
et je vais donc m'y atteler sans plus tarder ;o)

Il était une fois un bateau. L'Avoir
ne serait point sa préoccupation
son rêve était - Malédiction-
de devenir un abreuvoir
d'offrir aux oies Ô de passage
un pediluve une baignoire


Mais pour que tombe l'eau
au lieu qu'elle le coule
il lui fallait , ah, ma doué!
apprivoiser la houle
et les dieux de là-haut.

Les dieux ne sont que vent et nuages mêlés
tant leur influx en ce monde
est douloureux et sombre
insaisissable et vain. Les
dieux sont peut-être un deux trois ou pire encore
nul n'a jamais compris cette histoire de corps
incarné
qui nous fait une belle épine au pied.
Les Dieux inoccupés comme le sont les hommes
à jouer à la crapette et faire passer le temps
acceptèrent, insouciants
de donner de leurs eaux à l'indigent sans bomme.

Et voilà le ciel qui lui tombe sur la tête

Il ne leur dit merci. Il avait espéré
de cette rencontre au sommet
caresses
et liquidités
et point cette terrible averse
qui le laissait rouillé pour l'éternité.

Mais on a beau être bateau
on n'en est pas moins coque

Au tout petit matin
quand rentrent les marins
la mer se fit son nid dans le chaud
de l'épave.


-Tu me renies au chant du coq !
lui hurle Dieu aux écoutilles

-  Et plutôt trois fois qu'une!
lui répond aussi sec la barge qui se mouille et pas pour des broutilles.


A peine ceci fut il prononcé
que le nuage Dieu jaloux et courroucé
s'en fut chercher ailleurs.

Et c'est là mon ami que vous intervenez
car bien des pans de cette histoire dont je ne regardais
que par le petit bout de ma lorgnette
avaient dessous mon  nez pris la poudre d'escampette.

Et Boum firent-ils! recréant le monde
dont chacun sait que ses acides à miner
sont autant de bombes à retardement
dont chacun s'évertue en vain à déterminer
les plans.
Et boum! leur petit coeur fit boum
à moins que ce n'ait été
programmé par un dieu inconnu au bataillon
les obus de langage d'un autre débarquement
de Six terres?
Depuis la plage est pleine de leurs enfants
qui viennent pas p'eau thé...
Tort! et fi au soleil qui les brûle et les crame
à l'ombre de ce roux mat cramé.
....
Bisous mille Merlin et merci de l'occasion donnée de jouer un peu... Tu es un as!


Valentine :0056: 29/05/2009 21:47

Oui, c'est toujours à la 3e lecture que je saisis l'ensemble... Ces doigts sont tendus vers le ciel qui se dérobe ; que dis-je ? Qui se dévêt !...

Russalka 30/05/2009 16:54


Le ciel se déshabille, en effet
et il doit souvent quitter ses habits d'eau en ce lieu
pour que la plante qui y a poussé
soit de si belle nuance rousse...
Bisous Valentine et merci de la visite


Valentine :0056: 29/05/2009 21:44

Oh ! Quelle image ! Et la comparer à la chair... Oui, y voir l'entrée de monde multiples, ça, ça me parle. Oui la chair est triste et tout passe. O Café !

Russalka 30/05/2009 16:53


C'est étonnant que tu parles d'entrées de mondes multiples, car moi qui y vois très mal, je percevais effectivement le paysage en second
plan entrant dans ce bateau rouillé par ses orifices en dentelle.

Oui, surtout, l'écrit ne permet pas de saisir la beauté et le mystère du monde
et ça...


Mes radios

France Culture le player en direct

Et dis,si on...

Ma page Facebook