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Musique de la semaine

Arundo Donax

7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:59




Au plus fort de la nuit
nous rêvions de la pluie

grave surgie du gris

Sous ce rideau de luisures
mûrissait une clef
il fallait qu'elle existe puisque nous la sentions

Nous n'osions pas encore le geste pont-levis
l'ouverture du lieu que chantaient
s'ébattant dans l'eau bleue quelques oiseaux d'été


La douceur de l'hiver sècherait-elle un jour
ses vêtements sans ombre ?

Il me tardait le froid
ses douleurs à lâcher le visage
dans la terre empêchée
cent façons d'annoncer les patiences cachées

 

 

 

 

 

 


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publié par Viviane Lamarlère - dans Pensées nuages de la pluie
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commentaires

aimela 08/01/2013 11:14


pas besoin de rêver de pluie par chez moi, elle vient toute seule , on aurait bien besoin d'un peu de froid  pour
enlever tous  les microbes  ambiants qui font que l'on tombe malade .

Miche 08/01/2013 06:24


... ces mots... évoquant toutes formes de natures, dans leurs cycles de renaissance sont fort beaux.


Ce qui est encore caché, mais qu'on peut déjà sentir, oui.


 


 

Joubert 07/01/2013 21:48


C'est fort beau, Viviane. Images puissantes. Particulièrement les " vêtements sans ombre " de l'hiver qui font jaillir devant mes yeux des contrées d'arbres dénudés.

Permettez - moi de vous souhaiter tout le bonheur possible. Pour vos enfants et vous.

Amitiés,

Joubert

Valentine :0056: 07/01/2013 21:18


Toujours cette parole dense et qui réclame plusieurs lectures pour se laisser déchiffrer, cette syntaxe elliptique qui rend au Verbe sa fonction première
d'Unique et de Poétique... Un beau poème qui appelle l'hiver et connaît sa rigueur.

Sonya 07/01/2013 14:01


" Ses douleurs à lâcher le visage dans la terre empéchée "

Si juste. Quand la terre de chez nous est toute raide de l'eau qui gonfle l'argile et que mes mains peinent à arracher les mauvaises herbes, j'ai comme tu le dis bien l'impression d'y laisser mes
yeux, ma peau, mes mains, mon visage.

Je te souhaite une bonne année ma Vivi et de belles réalisations florales. Que la porte de la nature t'offre encore
sa clef.

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