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Musique de la semaine

Arundo Donax

22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:50





Montant vers elle
nuit tremblante à main droite
coeur en petites coupures
nous hésitions toujours sur la dernière marche

Il y avait un grand lustre de perles
sa chute sur nos têtes déjà organisée

Il y avait la porte
close sur quelque incompréhensible rancune

Derrière elle bruissait la province d'une toile de Jouy
nous l'entendions railler de ses rondeurs
les angles enfantins dont nous étions tous faits


La soeur aînée

si belle

si étrangère et froide à notre soif

notre adorée aux yeux si larges de statue immergée

Pour la faux d'un regard nous nous serions damnées









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publié par Viviane Lamarlère - dans Fragments
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commentaires

Martine 26/06/2012 20:39


Bonsoir Viviane,


Ah cette toile de jouy. Chez moi aussi elle réveille des souvenirs. Les grandes vacances chez papi et mamie. Nous dormions dans leur plus grande chambre. Au mur la tapisserie bleue sur blanc, un
peu tachée d'humidité hivernale. Tous ces personnages en costume d'une autre époque. je m'inventais des histoires en les regardant...


Merci pour ce partage Viviane


douce soirée ( ici, la chaleur tant désirée, et déjà accablante)


Martine

Russalka 27/06/2012 09:04



 


Cette toile de Jouy, on ne la voit plus guère dans les maisons, un peu comme les services de table de Gien et leurs
dessins d'époque. Tout un charme, tout un temps révolus. La mode en reviendra assurément!
...Ici aussi grand chaud, je file au jardin terminer d'arroser ce qui ne le fut hier au soir! Douce journée à toi Martine et bravo pour ton dernier tableau!



corinne 23/06/2012 14:16


la chambre est souvent le lieu où les souvenirs d'enfance se sont fixés : le motif des papiers peints, le sachet de lavande dans les armoires... J'ai également en mémoire 2 tableaux
accrochés a mur de la chambre que j'occupais lors des vacances d'été chez mes grands-parents paternels : l'Angélus et les Glaneuses de J-F Millet... A chaque fois que je les redécouvre, je
revisite cette maison chargée de souvenirs d'enfance !

Russalka 25/06/2012 08:58



 


Ces deux tableaux sont, je crois, de ceux que préfère mon ami Merlin, qui vit non loin de la maison natale de Millet,
il nous y avait conduit pour assister à une belle exposition il y a quelques années... Ma maison d'enfance est comme ma malle aux trésors, j'y puise tant et tant. Merci Corinne de ta propre
évocation!



Miche 23/06/2012 06:45


La dernière
marche… dans ton évocation de la première chambre…


Dans mon
enfance, il y avait aussi une histoire de dernière marche.


On
m’envoyait, à la cave tirer le cidre au tonneau, j’avais peur, vraiment !


Dans
l’obscurité des formes menaçantes. J’inventais des langages pour les impressionner.


Et puis,
remonter, enfin l’escalier, mais la dernière marche était celle de tous les dangers, j’étais persuadée que c’était là qu’ils allaient m’attraper !


Je n’ai
jamais refusé de m’acquitter de cette tâche, je n’ai jamais dit la peur qui m’attendait…


Tes mots,
Viviane, comme un écho… o)))


Non que nos
histoires, soient les mêmes, et pas la même expression, mais… derrière le front des enfants…

Russalka 25/06/2012 08:53



 


Oui, derrière le front des enfants tous ces lieux effrayants ( ou apaisants) qui structurent. La peur n'est pas la
même selon que l'on monte au grenier ou que l'on descend à la cave. Les sous-sols sont le lieu de eprsonnages vivants et rampants, menaçants dans leur noirceux, ceux du " ça " freudien. Les
greniers ceux des fantômes, des personnages évanescents, qui observent en silence et parfois conduisent dans la vie, ceux du surmoi. C'est du moins ce que pensait et écrivait si poétiquement
Bachelard, ajoutant que ces étages étaient structurant pour l'humain. Vivre dans des immeubles où le lieu de vie se réduit à une cage sans échappatoire vers le bas ou le haut, ne pouvait selon
lui que conduire à une dstructuration de la société, en d'autres termes il plaidait déjà en son temps pour que l'on pense la ville avec des espaces où l'esprit puisse s'évader donc se construire
dans des peurs fantasmées ou des rêves éveillés... Merci Miche de ton partage très émouvant.



Valentine :0056: 22/06/2012 23:09


  Je ne savais pas ce qu'était une toile de Jouy, mais après recherche, je
vois que tu aurais pu ajouter :
                             "Adieu, pastourelles, pastoureaux adieu ! 
                                Nous n'irons plus sur l'herbe
mauve
                                Paître nos verts moutons

                                Las, notre chèvre
amarante,
                                Las, nos agneaux rose
tendre,
                                Las, nos cerises
zinzolin,
                                Notre chien bleu..."


(Bien sûr cela ne va pas avec ton poème mais pour moi c'est cela une toile de Jouy...) 

Russalka 25/06/2012 08:43



 


C'est exactement cela, des tableaux de pastoureaux amoureux ( d'où la province rouge et blanche)  et tu as bien
trouvé les vers qui auraient pu s'inscrire sur la toile, en parachevant la nature de "bande dessinée" à l'ancienne. Merci Valentine!



Valentine :0056: 22/06/2012 22:55


Mystérieux et envoûtant... J'adore !

Russalka 25/06/2012 08:41



 


Merci Valentine, c'est gentil comme tout...



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