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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


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Musique de la semaine

Arundo Donax

3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 01:35

 




De loin, sa silhouette flottant de guingois
      sur l'herbe grise de tant et tant de voyages
  nous disait le début du passage.

 

Son ombre au fil des heures indiquait tour à tour le porche de la maison
           celui de l'antique chapelle
  la route sans fioritures et plutôt mal entretenue qui séparait l'un et l'autre
               et à l'extrême bord de laquelle il avait été planté


 

Ni l'allée domaniale ni le sentier roman ne pouvaient se prendre de front
   mais par quelques manoeuvres périlleuses et lentes
du corps ou de l'automobile
  au plus près de la croix penchée.


Nous arrivions toujours à l'heure
                  où l'aiguille de son ombre
                                   indiquait le destin.


Bonheur d'être assise du côté du oui
    au monde basculant avec le capot de la voiture
  dans quelques centimètres d'une eau murmurante et longue
sous la clarté pleine de pièges
d'un été en haillons


 
Et je rêvais alors
               aux pierres qui gardent les portails
     à leur entêtement à créer des obstacles
pour que grandir dans la maison de Dieu
       ou celle des hommes
         ne soit vers le ciel mais devant soi
  au prix de courbes et de haltes



                                                       Fragment *1* Résille des grilles

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publié par Viviane Lamarlère - dans Fragments
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commentaires

Valentine :0056: 01/02/2011 15:33



Comme c'est beau ! On le voit, ce calvaire, on se penche avec toi pour se faufiler auprès et admirer les paysage alentour... J'ai reculé car je cherchais cet
article que tu as annoncé  puis retiré, et j'ai bien fait car celui-ci serait passé totalement inaperçu !



Russalka 02/02/2011 10:26



 


C'est gentil, j'ai retiré l'article car il en était encore au stade de brouillon et je n'avais pas programmé la date de parution pour
bien plus tard... J'aimais cette entrée de la maison, toute pleine de promesses... Bises!



elise 03/06/2010 22:50



De toute façon je fais trop de fautes d'orthographe....



Russalka 05/06/2010 10:29



Je ne les ai pas vues, bizarre (sourire)



elise 03/06/2010 22:48



Chère Vivianne,


j'ai laissé un petit message d'encouragement  hier, mais il a été mangé, comme quoi même la machine n'en peut plus  !;-)


Je te comprends parfaitement et le besoin VITAL ( pour ne pas dire le cri de détresse) que tu exprimes n'est pas négociable ! Cet appel intérieur, impérieux, si tu n'y réponds pas, tu étoufferas
( tu étouffes), la flamme qui t'anime (pas celle de la dépendance) se mourra.


Internet est vampirique, les gousses d'ail n'y font rien :-( et il ne serait pas juste de se vider de son sang pour en faire la démonstration. Je ne crois pas au vertu du sacrifice.


 


Cet avec joie que je te lirai dorénavant silencieusement (enfin encore plus silencieusement, sans même lire les coms ... vraiment trop pénible du coup) . C'est bien une des  forces et des
richesses de l'écriture  d'offrir la possibilité d' un plan plus subtil de partage loin du bavardage et du troc. Cet un tournant vers plus de profondeur dans la lecture. C'est un carrefour
crucial pour toi !


 


Ecoute toi Vivianne et ne te laisse pas dérouter de TA VÉRITÉ ! Si je puis me permettre...


 


Bonne écriture ! Courage et détermination pour la LIBERTÉ !


Bisous


 


 



Russalka 05/06/2010 10:29



J'ai pleuré en te lisant Elise, comme Merlin, tu as compris ce que j'éprouvais. Depuis des années j'offre sur ce blog des articles qui
me semblent de qualité, qui en tous cas sortent intégralement de mes tripes, demandent parfois un énorme travail de recherche. Peu à peu je me suis laissée bouffer par les lecteurs, qui pour la
plupart sont bloggueurs. Il n'est pas coutumier sur la toile de répondre aux commentaires, je le fais depuis toujours sans jamais oublier qui que ce soit, avec sens de l'accueil je crois.

Plus encore, non seulement je donne sur le blog, je réponds aux lecteurs  ce qui encore une fois n'est pas la majorité sur la toile) mais je vais en retour laisser trace amicale de ma
lecture chez ceux qui m'ont lue.

Cela me prend au bas mot une heure et quelques par jour.
A force, c'est une chaîne qui entrave mon coeur, mon esprit, ma créativité, mon temps. Chaîne aussi parce  que je me rends bien compte que souvent on vient poster un commentaire pour
s'assurer mon commentaire en retour et je suis lasse de ces marchandages.
Quand le commentateur, par exemple, poste un comm cinq minutes après la parution de mon article et que dix minutes après il poste son propre article, j'en conclus que ce n'est pas mon article qui
lui plaisait mais ma présence sous le sien. Et je conçois que je suis prisée en tant que commentatrice, toujours j'essaie de rentrer en résonance avec ce qu'écrit l'autre, d'apporter un éclairage
etc, quelque chose en tous cas qui nourrisse l'article, jamais je ne m'abaisse à ces congratulations adolescentes et automatiques qui ne veulent plus rien dire tant leur répétition en affadit le
sens. Et là, je n'ai plus l'énergie, même plus d'écrire tant ce temps passé à lire sur les blogs siphone ma vitalité. Oui, tu as raison, cri de détresse.
Sache cependant que tu es la bienvenue ici, tes commentaires sont assez rares pour que je trouve plaisir à la rencontre, et tu apportes en outre une dimension humaine et de culture qui m'enchante
( mais venant d'une artiste potier et céramiste  comme toi, cela ne m'étonne pas, seuls ceux qui travaillent la terre savent l'essence des mots)
Bises à toi aussi et merci du mot plein de sensibilité qui a réchauffé le coeur.




Corinne 03/06/2010 18:49



De peur de mettre mal exprimée, je voulais simplement dire que je suis parfaitement consciente, Viviane, que l'on ne peut goûter au plaisir d'écrire que si l'on se soustrait à certaines
obligations...S'imposer des contraintes raccourcit le temps consacré à l'écriture...


Ecrire est un merveilleux don ; tu le possèdes et tu nous offres tant à partager comme, par exemple, dans cet article "fragments 2 : calvaire" et dans bien d'autres...


Amicalement...



Russalka 05/06/2010 10:16



Je suis contente que tu aies compris, Corinne, j'espère que vous ne m'en voudrez pas les uns et les autres de prendre mes distances
par rapport à vos blogs afin de me garantir ce temps de silence et de mobilisation intime sans lequel ne peuvent exister ni poésie ni articles d e musique ni... rien.



Lélio 01/06/2010 17:35



Un blog sans possibilité de commenter
est-ce encore un blog ?


Le don sans la possibilité du contre don (bien sur, pas obligatoire)
est-ce encore un don ?


La pureté conduit parfois au vide
temporaire il peut aider
c'est un jeûne de pureté


Définitif
il mène à des terres arides
sans espoir de nuées généreuses.


Lire ton blog et ce qui est déposé
par toi même
et tes lectrices/teurs
donne un élément de réponse
je crois.



Russalka 03/06/2010 09:38



Je reçois ce que tu dis, Lélio
aussi je vais suivre tes conseils
garder les comms ouverts
en espérant que chacun saura comprendre que ma présence plus... élastique auprès de ses propres articles
ne signifie pas désamitié mais besoin impérieux  de me retrouver face à moi même
pour continuer à donner.

Oui, la possibilité du contre don, pas obligatoire
Cela me va et j'espère que chacun comprendra que ce que je souhaite pour moi, ce silence possible sous des articles,
je vais en faire une pratique par rapport à chacun.
Merci de ta lecture.




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