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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
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Musique de la semaine

Arundo Donax

23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 03:51


      
Il s'élevait flambant
sous mes pas
un bruit mat

comme une entrée d'hiver

Je l'empruntais
craintive
de cet effroi qui rend heureux

 

Aux marches vers le bas
je dis ma reconnaissance pour les peurs sans issue
parfum de bois vivant mort légère
audace d’eau qui se contient
dans la chair noircie des pierres
la feuille éteinte de l’espace
que caressait ma main
et l’enfer d’une trappe au goût de refermer


Aux marches vers le haut
je dis ma reconnaissance pour les planches fendues sur le vide
pitié boiteuse de la rampe
odeur de cire et de vertige
les toiles d’araignées
pièges sacrés soutien des poutres
une petite source
un moins que rien froissé
luisant au bord du toit lorsque le soi écoute




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publié par Viviane Lamarlère - dans Fragments
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commentaires

Annick SB 24/09/2011 08:02



Je t'offre celui là qui ne descend ni ne monte vraiment ...


( la fonction " lien " ne veut pas de moi alors je copie / colle ! )


http://avecdixmots.over-blog.com/article-l-escalier-68637212.html



Russalka 25/09/2011 09:16



 


Ah mince alors, cela ne marche pas? Pourtant html activé chez moi!
...
Ah oui, il est étonnant ton escalier. Qu'est ce que j'adorerais en avoir un pareil chez moi, pour relier le bas et le haut de mon talus ;o)), en tous cas merci de ce lien qui donne de la
question...



lutin 23/09/2011 22:00



euh pardon, "ce sont tous nos aïeuls"......



Russalka 25/09/2011 09:13



 


Pas de soucis ;o))



Valentine :0056: 23/09/2011 21:44



C'est extraordinaire toutes les odeurs que tu sais apporter à ton poème, et ce sont elles justement qui font que l'on entre dans ton ressenti - les odeurs de
pierres, de toiles d'araignées même, ainsi que les sensations tactiles, comme celle de la rampe. Il est vrai que tu commences par stimuler notre ouïe, avec ces craquements qui bizarrement, ne
sont pas immédiats ?! Merveilleux tableau vivant que cet escalier ancestral que l'on aime à gravir avec toi, malgré les frissons engendrés par l'obscurité, l'humidité et la
poussière...



Russalka 25/09/2011 09:12



 


Tu es une belle lectrice, vraiment, qui a trouvé au coeur des mots les sensations diffuses et pourtant vivantes et
précises. Oui, le bruit des craquement était mat et comme différé, pas sec comme on peut s'attendre d'un aprquet, mais il faut dire que c'était de la belle ouvrage, du XVIII ème, solide et bien
posée...



lutin 23/09/2011 19:19



l'escalier est un lieu de méditation, quels autres pieds ont pris la même ascension, quelle autre main s'est déposée sur la rampe, j'imagine les pas qui s'arrêtent, la main qui prend appui et la
lente ascension qui reprend son chemin pour aller à la chambre, et ces tous nos aïeuls qui me parlent. Le bois, la cire, retiennent les phéromones.



Russalka 25/09/2011 09:08



 


Tu as raison, Lutin, le bois retient la vie et souvent, petite, je me eprsuadais que les craquements des marches
résultaient de la métabolisation par le bois des voix accumulées là ;o)) Merci de ton joli commentaire;



marlou 23/09/2011 18:08



Une douceur de tes mots bonne à partager.


Amitiés



Russalka 25/09/2011 08:57



 


Merci Marlou, cette maison m'est encore douce à l'âme.



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