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Musique de la semaine

Arundo Donax

6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:02

 


 




Dans ma chair
         pour se dire
  la ronce a trouvé refuge

Déjà son cri s'éteint qui noircissait ma bouche
      de tout ce qui se tait entre souche et soleil

Ces mots-là étaient verts
        rampants ou terrifiés en dicotylédones
  ils suggéraient peut-être l'issue des barbelés
     la douleur du talus dont j'arrache les lampes
 le dos de mon chemin de plus en plus bossu
      qui croise en l'ignorant les pas larges du temps
  et la nuit qui surprend
toujours au même endroit
              plus serré que les autres

Et je n'en ai rien su tant cela fut vite dit

Sur les berges enflées de l'unique caresse
      un incendie mineur
   écriture première










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commentaires

M

... il n'y a plus de ronce dans ton jardin... restent tes mots qui évoquent le labeur de la vie...
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R


 


Oh si, il en reste encore mais de moins en moins ;o))) Nous rentrons du jardin car depuis ce matin y avons travaillé
et la chaleur se fait de plus en plus torride... Merci Miche! (impossible d'aller sur ton blog, j'y retournerai demain)



O


les griffures, l'incendie, que de souffrances sur le chemin bossu


Bises



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R


De joyeuses souffrances en vérité car signe de vie! merci O.



C


Une douleur fulgurante.


c'est à cela que me fait penser ce poème


clem



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R


Fulgurante et merveilleuse aussi
merci Clem!



U


Viviane les mots verts fanent ils ? 



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R


Oh non, ils sont à feuilles persistantes (sourire)



J


J'aime beaucoup ce poème, et les précédents que j'ai lu. Je suis touchée.


Bien à toi.



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R


Merci Jackie, c'est gentil!



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