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Musique de la semaine

Arundo Donax

25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 08:26



Les derniers gestes de l'automne
ne s'effraient plus du froid qui mord.


Ils donnent

à la terre

un peu du corps
un peu de l'âme un peu du temps
posent aux trous profonds l'ardent
bulbe ou la généreuse corne.

Peu m'importent
les feuilles mortes
et leurs bonds d'écureuil qui narguent mon râteau

Peu m'importe l'étau
que fait le vent devant la porte

Peu m'importe qu'ait disparu l'écorce
même de l'absence

Au plus vivant du silence
il me reste ce froid où je trouve des forces










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publié par Viviane Lamarlère - dans autobiographique
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commentaires

ulysse 24/11/2010 19:14



Dans le froid le plus extrême les graines ne meurent pas et préservent l'étincelle de vie qu'elles portent !



Russalka 24/11/2010 22:05



C'est ce que j'observe chaque jour. Mes giroflées encore en fleurs vaillantes
et cet alysse odorant,vendue comme annuelle et pourtant si vivace,
si prolifique, si merveilleuse dans ses parfums et sa vie mellifère. Merci Ulysse!


 



Binh An 24/11/2010 18:42



Beauté, sobriété, douceur...vive la force du silence d'automne.



Russalka 24/11/2010 22:00



Oui, et vive la blancheur qui dessine déjà ses chemins sur l"herbe... aussi ;o))



Bifane 24/11/2010 11:42



A l'âme qui s'attache aux secrets de la terre, même aux solitudes humaines, même aux saisons de silence, il reste toujours une vie à contempler, un murmure dans l'air à entendre, la pulsation du
monde, lente et sûre, où s'apaiser...



Russalka 24/11/2010 21:51



C'est vrai ce que vous dites. Et reposant. Nous ne devons jamais obéir à nos répulsions... Merci Bifane ;o)



aimela 24/11/2010 10:53



 je suis bloquée par un lumbago, l'humidité n'arrange rien  alors  puisqu'on  entre doucement en hiver, qu'il apporte du froid bien sec afin que ce maudit mal  foute
le camp   . Bises



Russalka 24/11/2010 21:49



Ouh la... Ca fait mal, ça. Je comprends la douleur y étant moi aussi sujette. Si tu me permets , un exercice super: se coucher sur le
sol, jambes posées sur une chaise: essayer de coller au maximum le dos au sol, vertèbre après vertèbre. Et étirer au maximum la nuque. Et puis en cas de récidive, un bon ostéopathe. Vraiment je
pense à toi...



lutin 23/11/2010 20:04



C'est l'étau que je ressens en moi, c'est le froid qui rentre en moi trop vite, ce sont les feuilles dorées qui meurent trop vite et c'est pour cela que je ressens si bien ce poème dont le titre,
ces gestes de ces branches qui grelottent.



Russalka 24/11/2010 21:36



Je crois comme toi que l'automne ne nous est cher que s'il se décline lentement.
Rien de plus démoralisant qu'une feuillée qui s'éparpille sous un unique souffle de vent,
une terre noircie en une seule nuit de gel,
la poussière des heures rentrée d'un coup  dans le sablier.



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