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Musique de la semaine

Arundo Donax

6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 14:04






Son tronc penchait doucement
tournait autour de sa vermine.

Comment n'avions nous vu

quand l'arbre était vivant
la chevauchée de feuilles aux obscures coutumes

ses muscles silencieux travaillant les saisons?



La rage de mes gestes empoignant
amers
cette ombre clouée sous les branches
à travers le tissu l'épaisseur de nos vies
ses vestiges rouillés ses lames émoussées

Je cherchais le lieu clair et n'encontrais que nuit.


Et si je te disais qu'aux seuils de nos maisons les grisailles maudites
s'incendient de jonchées pourpres et misérables ?


Leur poids semble si pur !

Si pure l' intention
non loin de l'arbre mort




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publié par Viviane Lamarlère - dans voyages de l'âme
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commentaires

O 08/11/2009 08:17


Le lierre :
"je m'attache ou je meurs"
L'arbre"
"si ru t'attaches, je meurs"


Russalka 09/11/2009 09:26


C'est exactement cela,pauvre sapin, il ne parla trop fort, on ne l'entendit pas... merci O.


marlou 07/11/2009 07:23


Terrible situation: se faire avoir par gentillesse...
On comprend ta révolte, on la partage...Merci de ces mots.


Russalka 07/11/2009 18:53


En fait, c'est vrai que j'ai eu mal de couper notre vieil arbre
et en découvrant sous le lierre des vieux joujous rouillés, des morceaux de nos vies...
mais justement c'est la vie avec ses peines et joies.
Merci Marlou.


lutin 06/11/2009 19:59



Ses doigts comme des racines


ont pénétré la plaie pour en ôter le mal


la paume de la main croyait cautériser la chair


 


 


Elle a soulevé l’écorce


une sève purulente se nourrissant de son propre mal


bouillonnait


elle l' a aspirée pour un élan plus grand


 


 


Ses doigts comme des aiguilles


ont pénétré la chair pour en fermer la plaie


une bouche au pouvoir miraculeux


croyait  réaliser le corps lisse du ressuscité


 


 


Elle a la nausée


la chair infectée s’est rebellée


laissant un goût amer


par quartiers elle a épluché le fruit


jusqu’à la contamination


 


 


Elle a découpé ses lambeaux de minuit


dissociant le vrai du faux


impartiale au petit matin


une chair hachée menue sanguinolente


lui dit il est temps de sauver ta peau

lutine



Russalka 07/11/2009 18:43


J'aime bien ce retournement vers soi de la douleur, salvatrice
parfois je me demande si la douleur n'est pas là pour nous rappeler le monde?
Merci Lutin de ton beau poème écho au mien.


Ut 06/11/2009 16:23


Voir trop tard qu'on est mort, étouffé; même par le plus beau ruisseau de beauté...
Je comprends et j'aime ta colère!
Bisou à ton arbre.


Russalka 07/11/2009 18:40


Hélas mon arbre est déjà en buches rangé. Qu'il sentait bon quand nous l'avons coupé!
Merci du bisou à l'arbre, je lui transmets ;o)


Valentine 06/11/2009 15:47


Le lierre est beau mais meurtrier... L'aurais-tu arraché trop tard ?
(Joli, ce Villa-Lobos. Est-ce dans A prole do bebê ? Apparemment pas)


Russalka 07/11/2009 18:34


En fait, c'est un vieux sapin de Noël des enfants planté là il y a des années. Le lierre le rongeait de partout, la dernière tempête
l'avait vrillé sur lui-même et pour couronner le tout, il me mangeait toute la lumière dans la cuisine.Avec l'accord des enfants nous l'avons abattu. Le cercle de lierre au pied est énorme et d'une
épaisseur...
Non le morceau appartient au cycle Historias da Carochinhas, mais ton érudition m'épatera toujours...


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