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Musique de la semaine

Arundo Donax

25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 01:38




mendelssohn_12.jpg
 


Rigueur des rues tracées au cordeau pour une ville austère dont vous pouvez voir ci-dessus l'école de l'Eglise Saint Thomas telle que dessinée par Félix Mendelssohn .

Et même si Bach y est logé gratuitement, son salaire est pour l'époque l'équivalent de celui d'un ouvrier dans la maçonnerie. Mais c'est davantage le mépris qu'on lui témoigne que ce ravalement au rang d'un modeste employé qui le mâche parfois... Quelle chute après les faveurs et la complicité partagée avec le Prince de Cöthen! On lui demande tant et avec tant d'indifférence pour son génie créatif. Responsable de l'enseignement musical des pensionnaires des quatre églises de la ville, ce qui correspond à plusieurs centaines de jeunes choristes et d'instrumentistes dont certains, brillantissimes, l'aideront à mettre sur pied ses oeuvres qui parfois étaient jouées après une seule et unique répétition, responsable de la musique des offices et il produira des années durant une à deux cantates par semaine, responsable de la formation des précepteurs... Le tout au service d'une municipalité pas du tout compréhensive de ses besoins et en subissant les insultes et rabaissements continuels de l'organiste local, un dénommé Görner.

Le prédécesseur de Bach était avocat et parlait l'hébreu. Bach n'a aucune  formation universitaire et cela lui est d'emblée reproché. Pourquoi fait-il alors ce choix qui le contraint? Parce qu'il voudrait que ses enfants ne soient pas à leur  tour un jour insultés de ce manque et puissent se rendre à l'université.
Celle de Leipzig est réputée. Et Bach aime par dessus tout ses enfants.

Pour se remettre aussi au service de la musique sacrée si négligée à Cöthen.

Ses partisans vantent ses mérites de claveciniste, ses détracteurs lui font passer un examen de théologie, la communauté interdit au passage à sa femme cantatrice de chanter à l'église et l'embauche finalement sous condition qu'outre ses  fonctions de maître de musique il enseigne le latin. De fait, cette période difficile sera cependant riche de grandes et belles oeuvres: les cycles de cantates dont nous avons parlé, les Passions dont nous parlerons, et entre autres les Concertos pour clavecin dont il est question aujourd'hui.


3manhpschd.jpg

C'est au Café Zimmerman  - et peut-être au-dehors dans la brise  du soir comme ci-dessus ou dans l'esprit plus intimiste de ce concert  de chambre peint par  Nicolas Lancret -


nicolas-lancret-concert.jpg

C'est donc au café Zimmermann que furent créées les oeuvres profanes de l'époque Leipzig.

Le propriétaire du lieu est amateur de musique et possède lui-même de beaux instruments qu'il met à disposition des artistes. Depuis Weimar ou Köthen, Bach possède dans ses fonds de partitions si tendrement et fidèlement recopiées chaque jour par sa jeune épouse de quoi écrire des dizaines de concertos pour clavier et divers instruments. Le concerto Brandebourgeois n° 5 comportait une partie importante dévolue au clavecin, et Bach ne cesse, autant inspiré par les concertos de Vivaldi dont il aime le goût que par le style français dont il explore les danses, de penser à de grands concertos pour son instrument de prédilection.
Faut-il répéter que sans avoir jamais quitté son pays, il comprenait de tout son être la noblesse stylistique de la musique française à laquelle il restera attaché toute son existence et la sensualité dansante de l'Italie rien qu'en lisant ( ou même recopiant de la première à la dernière note) les partitions d'un Nicolas de Grigny ou d'un Vivaldi ?

Brillant violoniste il travaille à transcrire sur le clavecin la ligne de chant de l'instrument à cordes. Et pour cela, il sera sans doute l'un des compositeurs qui feront le plus évoluer les instruments à clavier en son temps.

Bach possédait clavecin, épinette, clavicorde et même un des tous premiers piano-forte, mais on sait qu'à Leipzig, il jouait volontiers sur cet instrument à trois claviers ( on devine ces trois claviers sur l'une des gravures ci-dessus) mais voici l'instrument en question:

clavecin-trois-clavier.jpg


Il ne détestait pas non plus se servir du clavecin à pédalier qu sonnait comme un orgue:


clavecin-a-pedale.jpg


Mais l'instrument qui avait sa préférence, pour la douceur et la rondeur sonore était cet étonnant clavecin luth, construit spécialement à sa demande par son cher ami le grand facteur  d'orgues et de clavecins  Zacharias Hildebrandt. Je vous laisse apprécier la beauté de cet instrument rare dont la forme invite naturellement au voyage musical avec sa coque de bateau et son léger étayage:



lutehpschdhulge.jpg


Numérotés BWV 1052 à BWV 1065, les concertos pour clavier de  Jean-Sebastien Bach sont écrits pour clavecin, cordes et continuo.
On en dénombre donc treize. Sept pour un clavecin, trois pour deux clavecins, deux pour trois clavecins et un pour quatre clavecins.
Ils sont construits sur le modèle du concerto à l'italienne, dont il aimait l'équilibre et  certaines constantes comme les récitatifs descriptifs, les ritournelles si violonistiques propres au concerto grosso,  cette symétrie recherchée dans le langage et dont je vous rappelle la structure: trois mouvements successivement Vif-Lent-Vif.

On y retrouve souvent des thèmes utilisés par ailleurs. Sont mis ainsi à contribution  dans les deux premiers concertos les cantates ( BWV 49 et 169 ou 146 et 188 pour ne citer qu'elles) le concerto pour violon BWV 1042 dans le troisième concerto, le quatrième concerto Brandebourgeois dans le sixième concerto, le concerto pour violon BWV 1041 pour le septième et un concerto pour 4 violons en si mineur de Vivaldi pour le dernier.

J'ai choisi de vous faire écouter intégralement trois d'entre eux.


Le choix de l'interprétation sur piano , clavicorde ou clavecin est toujours difficile. Pour le concerto en Fa mineur, c'est un concerto que j'ai souvent joué sur mon propre instrument, le piano, donc spontanément je recherche les sonorités qui naissaient sous mes doigts. Pour les autres, j'ai privilégié des instruments plus anciens mais il va sans dire que ces concertos peuvent aussi bien être interprétés sur nos pianos modernes que sur des clavecins d'époque. J'ai écouté bien des versions avant de choisir celles ci qui me semblent consensuelles. Les versions les plus récentes, alors même que je suis très attachée au style baroque et à ses recherches, m'ont paru très affectées, très gratuites. et pour tout dire ne méritant des prix que pour cause d'originalité...  je me suis donc repliée sur des lectures plus anciennes; ceci dit, si une version vous touche et que vous souhaitiez la voir mise en ligne , faites le moi savoir, je ferai mon possible...


lutehpschdhulge.jpg

Concerto pour clavecin, version piano en fa mineur BWV 1056
par Kurt Redel et l'orchestre de Grenoble, au piano Abdel Rahman El Bacha

Remaniement pour le premier et troisième mouvements d'un concerto pour violon en Sol mineur dont on a retrouvé des traces éparses, quant à la partie centrale lente elle est l'ouverture ( ou sinfonia) de la cantate
BWV 156 Ich steh mit einem Fuss im Grabe .
Une version très honnête, belle prise de son, une musicalité respectueuse sans effets de manche gratuits et un bel équilibre entre orchestre et soliste. Les deux mouvements rapides au caractère insistant s'articulent autour de l'immense douceur tendre de ce mouvement lent et jamais la virtuosité n'y est gratuite ni mécanique.

Premier mouvement qui affirme avec insistance la tonalité de Fa mineur qui au temps de Bach convenait aussi bien aux plaintes qu'à la tendresse. Ici la plainte est transcendée.

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/07_Concerto_en_fa_mineur_BWV_1056___Sans_indication_de_mouvement.mp3&

Deuxième mouvement: si tendre...

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/08_Concerto_en_fa_mineur_BWV_1056___Largo.mp3&


Troisième mouvement, presto et plein d'énergie.



dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/09_Concerto_en_fa_mineur_BWV_1056___Presto.mp3&



lutehpschdhulge.jpg

Concerto pour 2 clavecins,  en Do mineur BWV 1060
par l'English concert avec Trevor Pinnock et Kenneth Gilbert aux clavecins


Un concerto tonique lui aussi dans une version un peu ancienne mais qui a le mérite de ne pas tordre les phrases au prétexte de " faire baroque et original"...

Comme fa mineur, la tonalité de Do mineur se prête aussi bien à la tendresse qu'à la plainte. Ce concerto fut par ailleurs transcrit par Bach lui même pour violon et hautbois.

Premier mouvement: tout dans la pulsation inébranlable de l'orchestre, les deux clavecins posent d'emblée avec énergie une armure rythmique particulièrement solide aux ritournelles de l'orchestre et l'écriture très serrée ne laisse aucune place au repos.

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/2-13_Concerto_for_2_Harpsichords_in_C_Minor_BWV_1060__I_Allegro.mp3&

Deuxième mouvement : un cousinage certain avec le mouvement lent du précédent concerto dans la simplicité et la beauté mélodique, que les deux clavecins jouent en canon,  ici reposant dans l'écrin des pizzicatis des cordes.

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/2-14_Concerto_for_2_Harpsichords_in_C_Minor_BWV_1060__II_Adagio.mp3&

Troisième mouvement: Si le premier mouvement s'élançait joyeusement vers le haut dans un arpège fermement prononcé par les tuttis, ce troisième mouvement  entame sa course poursuite entre orchestre et solistes vers le bas, à travers un arpège brisé. La virtuosité des solistes y est plus éclatante, qui égrène roucoulades et traits sans discontinuer dans un climat général de danse paysanne aux temps forts bien posés. Toute l'Europe musicale se retrouve  ici dans la sensualité toute italienne du mouvement lent, l'art polyphonique allemand du premier mouvement et le sens de la danse typiquement français.

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/2-15_Concerto_for_2_Harpsichords_in_C_Minor_BWV_1060__III_Allegro.mp3&



lutehpschdhulge.jpg

Concerto pour 4 clavecins,  en La mineur BWV 1065
par l'English concert avec Trevor Pinnock et Kenneth Gilbert, Lars Mortensen et  Nicholas Kraemer aux clavecins


L'âme de Vivaldi rôde dans ce concerto qui est tout bonnement une transcription géniale de son concerto pour quatre violons en Si mineur opus III n° 10.

Premier mouvement: Même les couleurs de l'orchestre de violon de Vivaldi sont là! Le clavecin entame le mouvement avec ces ritournelles imitatrices de chants d'oiseaux si chères au prêtre roux puis s'ensuit une conversation construite comme une invention à quatre voix.

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/3-13_Concerto_for_4_Harpsichords_in_A_Minor_BWV_1065__I_Allegro.mp3&


Deuxième  mouvement Un climat plus dramatique sur des rythmes pointés à la française pour ce mouvement très nettement divisé en trois parties.

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/3-14_Concerto_for_4_Harpsichords_in_A_Minor_BWV_1065__II_Largo.mp3&


Troisième  mouvement  Un mouvement dansant et joyeux pour finir ce tour succint des concertis de clavecins. D'un bout à l'autre, sans se déjuger de son art, Bach y a rendu hommage à l'un de ses contemporains qu'il admirait le plus et qui l'a sans doute le plus influencé en musique profane...

dewplayer:http://s3.archive-host.com/membres/playlist/1543578952/4_Musique_Baroque/Bach/3-15_Concerto_for_4_Harpsichords_in_A_Minor_BWV_1065__III_Allegro.mp3&


Bonne écoute!






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commentaires

valdy 06/05/2011 10:21



Merci, Merci, Merci !


C'est Emma qui m'a orientée vers vous. Quel bonheur !


Valdy



Russalka 16/05/2011 11:09



Merci Valdy, c'est gentil d'avoir suivi cette route, je vais revenir bientôt à ces pages de musique après avoir rédigé la fin du
reportage sur la Bretagne, la fin du reportage n°2 sur la Galice et le reportage n° 3 sur la Navarre et Rioja! Paresseuse suis devenue ;o))



ulysse 28/02/2011 23:26



Viviane quel bonheur à venir ici où tout est érudition et volupté (pour l'esprit et les oreilles!)



Russalka 01/03/2011 09:08



Cela me fait plaisir vraiment! Tu as donc plus aisément accès à la lecture des MP3? ça c'est une bonne nouvelle! Merci
Ulysse;



Merlin 28/02/2011 17:53



@Valentine


Oui, en effet, la mise en scène n'est pas parfaite : cette batterie avec la grosse caisse bien visible ainsi que les gros "machins" noirs ne font pas tout à
fait spectacle léché d'époque. De plus, la prise de son n'est pas excellente. Je suppose un bon micro d'ambiance qui enregistre tout au même niveau. Mais c'est quand même plaisant car cela nous
donne une idée de ce qui pouvait se faire à l'époque de Bach, un peu comme dans "Tous les matins du monde" on a un aperçu sur les représentations de la cour de Louis XIV avec Lully aux commandes.
J'aime particulièrement l'épinette comme instrument pour la musique de chambre, en petite formation. J'en ai "capté" une qui me plaît à ce lien :


http://www.memetics-story.com/article-une-epinette-qui-sonne-bien-68263230.html


(Je crois que le html ne s'active pas.) Désolé ! Je ne vais plus sur les blogs comme jadis : pas assez de temps. C'est une activité très chronophage ! Bonne
soirée ! @ +



Russalka 01/03/2011 09:03



Je vais te dire, je n'avais même pas remarqué ces défauts de mise en scène, toute occupée à écouter, à boire la musique
;o))



Valentine :0056: 28/02/2011 12:06



@ Merlin : Bonjour Merlin ! Je viens d'écouter avec intérêt et plaisir l'interprétation sur youtube que tu as mise en lien. Je m'amuse un peu de les voir habillés en
costume d'époque, mais avec le film qui se déroule au mur je trouve cette présentation parlante et agréable... Seulement (et surtout si tu mets en grand écran) cela fait apparaître derrière les
violons une batterie !! C'est très anachronique ! Et je me demande bien pourquoi on l'a laissée là...



Russalka 01/03/2011 09:02



C'est sur, parfois ils ne font pas attention  à tous les détails incohérents ;o)) mais la musique est si belle
...



Merlin 27/02/2011 18:15



@Joubert


"@Merlin: Vous êtes dans le vrai.
Revenant écouter ces oeuvres sans que l'oreille ait été déflorée par l'interprétation pianistique, j'ai mieux goûté ce que vous nommez dialogue.
Dire aussi que les seules versions de moi connues étaient jouées  par Gustav Leonhardt dont le clavecin est d'une rare puissance  qui écrasait l'orchestre et - je l'avoue - j'ai été
quelque peu désemparé par ce fondu de l'instrument dans l'ensemble.
Le clavecin m'est, à l'instar de l'orgue, un instrument dont je m'approche doucement.
Sentant qu'il recèle des trésors d'émotion et que cela tient à très peu. D'effet non mesurable.
Merci de m'avoir conduit à revenir écouter et re - dessiner la trajectoire. Je perçois que le clavecin vous est cher.
Cordialement,
Joubert"


Merci à vous Joubert. Je voudrais vous dire que dans ce type de concerto où plusieurs clavecins sont mis en jeu, il y a en effet un problème avec
l'orchestre, c'est celui de la prise de son de chacun de ces instruments. Il est donc toujours possible que l'orchestre écrase les autres. Mais tout est question de balance pour l'ingénieur du
son qui est aux manettes. Pour ma part, je me concentre sur les réponses de chacun des instruments sollicités et j'augmente le volume.


Mais, pour être plus explicite dans mes propos je voudrais vous dire que j'aimerais qu'une pièce aussi belle que le concerto en fa mineur BWV 1056 ne
corresponde pas à un "noyage de sons" perdus dans la puissance de l'orchestre. Personnellement, je l'entends comme ça (même si l'enregistrement laisse à désirer)  
http://www.youtube.com/watch?v=mlrarQ5nVlUMais bien entendu Viviane a eu bien raison de choisir Abdel Rhaman El-Bacha comme interprète au piano pour montrer les possibilités de ce magnifique
instrument sous les doigts d'un formidable interprète. Je le trouve pour ma part meilleur que Glenn Gould dans ce concerto.


Dans le lien que j'ai donné plus haut, c'est une épinette qui est choisie, pour une formation en musique de chambre assez baroque, en costumes d'époque. Mais
c'est ce que j'apprécie !


À propos des clavecins, il est exact que certains sonnent merveilleusement bien alors que d'autres comme le dit parfois Viviane produisent un son maigre et
métallique assez désagréable. Ce sont des instruments assez difficiles à déplacer, fragiles et on ne trouve pas à en louer partout qui soient de belle facture et de bonne qualité sonore. Je suis
comme vous, j'aime beaucoup Gustav Leonhardt, Robert Veyron-Lacroix mais je suis surtout un inconditionnel du regretté Scott Ross. Oui bien sûr j'aime particulièrement le clavecin pour des
oeuvres qui ont été spécialement écrites pour cet instrument mais je trouve que les pianos modernes et certains autres instruments peuvent remplacer la voix du clavecin. D'ailleurs, si j'étais
chef d'orchestre - à Dieu ne plaise - je ferais jouer la partition pour le clavecin successivement à divers instruments comme le faisaient dans les années 60 des formations de jazz qui
"envoyaient" chaque musicien en solo pour faire vivre le thème, une variation ou une improvisation avec leur propre personnalité. En fait j'aime tous les instruments quand les musiciens qui les
tiennent ont du talent et que la composition est belle.


Oui, vous le savez, j'apprécie toujours vos commentaires chez Viviane, cher Joubert. Ils sont toujours frappés au sceau du bon sens et témoins d'une écoute
assortie d'un intérêt très vif et d'une vraie curiosité, ce qui est devenu trop rare.


Bonne fin de dimanche ! Et bonne écoute musicale quels que soient les oeuvres...



Russalka 28/02/2011 09:13



Ah moi aussi je préfère El Bacha à Gould...J'adore l'interprétation que tu nous offre avec cette sonorité si douce de l'épinette,
instrument fort aimé de Bach, lui aussi,  et la mis een scène et costume très agréable, en tout points ressemblant à ce que nous avions écouté à venise des concertis de Vivaldi. le travail
sur les ornements est ici très intéressant. Sans à-coup, sans que cela paraisse mécanique mais toujours dans la ligne du chant: legato et sans apprêt.

Pour ce que tu dis des chorus et solos dans les orchestres de jazz, c'était le principe même des concerto-grosso: faire chanter chaque soliste dans la mesure du possible sa part de l'oeuvre (
parfois c'était impossible de réunir des solistes de niveau équivalent mais les compositeurs s'arrangeaient toujours pour mettre en valeur d'une manière ou d'une autre ces artistes si difficiles
à réunir).

Merci à toi de cette réponse empreinte d'amitié pour la musique et de vraie connaissance de cet instrument, j'ai entr'aperçu un clavecin à pédalier chez toi et vais m'y rendre. Et puis je te
souhaite que ce jour soit ensoleillé, au milieu de tous ceux que tu aimes! Bises et encore merci!



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