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Musique de la semaine

Arundo Donax

4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 00:06







Que simples soient  les paroles
      qu'elles ne rident plus le verger de nos mains

Que leur envol

       sème claires au ciel
   des prières sans mort
avec
        pour seule église
  nos voix de pardonner













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publié par Viviane Lamarlère - dans voyages de l'âme
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commentaires

ulysse 06/01/2011 16:28



Gardons nous de vents d'hiver afin qu'ils ne gèlent pas les vergers de nos mains...



Russalka 07/01/2011 09:06



Peu de risques ici depuis deux jours car il fait doux, très doux. Mes tulipes botaniques sont en train de sortir, et j'attends... avec
impatience d'en découvrir les nuances merveilleuses. merci Ulysse!



Miche 06/01/2011 05:29



La poésie est un chant, j'aime beaucoup celui-ci ...


La pardon est quelque chose qui ne peut s'expliquer juste sentir en soi, la résistance ou la paix...


Merci Viviane pour ces mots si beau.


 



Russalka 07/01/2011 08:56



Tout à fait vrai, la résistance jusqu'à s'enfermer dans la rancoeur ( rend-coeur) . Merci Miche de cet écho



Valentine :0056: 04/01/2011 21:28



Voici trois fois que je reviens sur ce poème elliptique et je n'ose le commenter (un coup d'oeil en douce pour voir ce qu'écrivent "les voisins" ?)... A part
l'esthétique superbe le propos me laisse indécise, comme devant un nouveau langage, concis et austère, dont je ne comprends pas toutes le résonances.


Il est vrai qu'il est à prendre tel quel, comme une pierre ciselée qui se nomme sans doute "pardon".



Russalka 05/01/2011 15:15



Tu as raison, pierre ciselée est le pardon, mais pierre douce, et doucement polie, effort de la volonté qui nous grandit nous-mêmes.
Mille merci de ta lecture et pardonne ;o)) le retard, le soleil m'a appelée au jardin et ce n'est pas fini!


 



Merlin 04/01/2011 18:32



Je ne comprends pas mieux le concept de pardon / pardonner que celui de je m'excuse, excuse-moi ou je te prie de m'excuser. Chacun est responsable de ses actes.


Pour ce qui dit Aimela, je ne crois pas que ne pas pardonner a même valeur qu'être rancunier.


Ainsi, je ne pardonnerai jamais aux assassins terroristes qui tuent des innocents à Alexandrie ou à Bagdad, juste au prétexte qu'ils sont chrétiens.


Le pardon est paraît-il une vertu chrétienne ; par chance, je ne suis pas chrétien !


Je refuse au même titre la repentance pour des actes que d'autres ont commis. Je ne demande pas "pardon" lorsque je ne suis coupable de rien. Si je bouscule quelqu'un un tout petit peu, par
mégarde je m'excuse platement et le rassure sur ma non-agressivité. Il/elle comprend d'ailleurs mieux à mes gestes qu'à mes mots. J'ai horreur de gêner mes semblables où que ce soit...



Russalka 05/01/2011 15:11



Il y a plusieurs strates dans ce que tu dis. On pourrait les résumer par " excuser l'erreur/pardonner la faute ". Car il n'y a aps la
même dimension de responsabilité entre :


-Ces crimes contre l'humanité qui ne méritent ni clémence ni excuse et dont comme tu le signales actuellement les chrétiens d'orient
sont les premières victimes mais on pourrait aussi penser aux femmes et jeunes filles victimes de la religion de leurs frères et pères et oncles. Aux enfants violés par un proche etc.

A cet égard, j'écoutais hier le témoignage des parents d'une jeune homosexuel assassiné par ses camarades ( actuellement sous les verrous) . Ils ont décidé de tendre la main pour essayer de
comprendre cette horreur qui les avait frappé. Pour permettre à des jeunes qui avaient l'âge de leur fils disparu de reprendre leur route. Il y a là un courage dont je ne serais certainement pas
capable si on tuait un des miens. Non, je n'en serais pas capable du tout.
- Le fait de bousculer par mégarde quelqu'un.

Et puis il y a ces manquements divers, véniels dirions-nous, dont nous nous rendons responsables par mégarde, ignorance, distraction,
parfois pour blesser... Savoir que je ne suis guère différente de ceux qui me font parfois subir ces " dommages" me permet de leur pardonner ce qui dans l'instant voire un certain temps m'avait
blessée. Si je ne le faisais, je me sentirais enfermée à triple tour dans la geole du ressentiment et pourquoi pas, en route vers la vengeance, celle qui ronge, celle qui détruit soi et
l'autre.

Il y aurait bien sûr beaucoup à dire des circonstances si diverses du pardon ( dont Derrida disait que le mot  ne peut s'appliquer aux fautes vénielles mais justement, à l'impardonnable). Il
suffirait pour cela de faire le tour du vocabulaire...  Le pardon me guérit lorsque l'on m'a fait du mal, et je veux croire qu'il peut aider l'autre à se guérir lorsque c'est lui qui a
failli... Parce que tout simplement, parfois nous ne savons pas ce que nous faisons. Merci Jean-Pierre d'avoir suscité cette réflexion qui va me tenir éveillée
;o))



aimela 04/01/2011 10:21



Je ne suis pas rancunière  et passe sans souci sur certains faits contre moi;  seulement on fait du mal aux personnes que j'aime là, je nepardonne si  le mal a des
répercussions  insurmontables  sur  mes proches  



Russalka 05/01/2011 14:47



J'aurais tendance à ne pas savoir pardonner quand mes proches sont atteints en effet, comme toi. mais je crois qu'il faut se forcer
sinon c'est la guerre perpétuelle. Bises et merci Aimela de ton témoignage.



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