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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
contes, cuisine, philosophie, défense et promotion de la laïcité


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Musique de la semaine

Arundo Donax

1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 08:42



Vertige. Souvent. Devant les questions que posent les enfants.
Confirmation d'ailleurs que nous ne devons bêtifier
en répondant à côté de leur sérieux
qui est si sage.


Maxou, 4 ans et demi.


" Mamy, comment on devient un homme?"
" Mamy, j'avais quel âge quand tu étais petite ?"
" Mamy, pourquoi tu imagines tout le temps ?"

Occasion de philosopher dans la tendresse et l'écoute...
Les réponses sans doute varieraient d'un individu à l'autre

selon sa propre histoire.

La mienne me dispose au rêve,
au travail,
à l'introspection

à l'exigence de chaque instant

au dépassement.

Cultiver cela avec lui et chez lui. C'est si riche...


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publié par Viviane Lamarlère - dans voyages de l'âme
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commentaires

Carole 01/08/2012 16:19


Ils sont profonds, ces mots d'enfant. Que d'intelligence et de sens poétique derrière cette apparente naïveté !

Russalka 06/08/2012 10:05



 


Nous devrions toujours écouter les enfants, ils ouvrent des portes vers l'infini ... Merci Carole et désolée du
retard, tant de travail ici!



Le moine au masque de plume 31/07/2012 22:27


Les 3 questions de Maxou sont fondamentales :


Comment grandir / Comment s'écoule temps / Pourquoi les Papies & les Mamies ont un tel éventail pour évoquer et raconter leur imaginaire
?


À cet âge-là, ils fonctionnent  en mode comparatif car leurs neurones miroirs se réfèrent sans cesse aux modèles familiers et réguliers qu'ils
perçoivent dans leur environnement habituel.


Comme tu dis, "cultiver ça avec eux", c'est fondamental. Je m'y emploie, de toute la force de mon désir de les aider à grandir, de leur facilier la
compréhension du temps qui s'écoule malgré tout, inexorablement, de donner des armes et des secrets pour mettre l'imagination et la créativité au pouvoir.


Il est vraiment génial ton petit Maxou ! Et c'est un très très ancien petit garçon de 4 ans 1/2 qui te le dit. Plein de bisous pour lui...

Russalka 01/08/2012 09:05



 


Comme je suis contente de cette lecture! J'ai en effet senti que se jouaient des trucs importants à travers ces
questions qui peuvent paraître naïves, voire pleines de poésie. Oui, nous devons les armer, comme tu dis si bien, mais les armer pacifiquement, dans leur curiosité, leur créativité, leur
confiance absolue en leurs possibilités et en l'amour de leurs proches. Il est tant, en ce monde, d'enfants cassés, écrasés par un environnement hostile, des familles indignes et dénaturées,
parfois simplement une erreur éducative lourde de conséquence que nous prenons très au sérieux notre rsponsabilité de grands-parents pour " cultiver " l'enfance et ses potentialités. Avec son
arrière grand-père, il a touché un peu l'IPad sur lequel son aïeul joue au bridge. Rentrant à Toulenne il m'a dit " c'est facile le bridge, il faut jouer trèfle et puis en haut, à droite, en bas,
à gauche " ;o) Trop mignon!! Je lui transmets tes bisous, à mon bout de chou qui aime parler à l'oreille des chevaux de bois ;o))  Merci Merlin!



Martine 31/07/2012 21:12


Bonsoir Viviane,


Je sors d'une exposition dont la préparation a été longue.  Eloignée par auto-discipline de la toile, me revoici. Et quel plaisir que de découvrir to, billet. Il a l'air adorable ce petit
bout d'homme. J'aime les enfants curieux et quémandeurs. Tu dois te régaler chère Viviane. J'ai les commentaires et tes réponses. Ma visite aura été aussi instructive que distrayante.


Bonne soirée Viviane ( ici, quelle chaleur!)


Martine

Russalka 01/08/2012 09:16



 


Oh oui, je me régale, même si au bout de dix jours ( et tout juste après dix jours de travaux lourds dans la
maison)  je me trouvais sur les rotules ;o)) car cet âge là est très demandeur de présence, conversation, jeux divers. Mais j'aime, car d'une curiosité insatiable... Nous avons beaucoup
joué!

Ici aussi une chaleur épouvantable hier, mais mes plantes ne semblent pas trop souffrir, grâce au paillage. Seul un petit massif de lamiers blancs me signifie que son emplacement ( pourtant
ombragé) n'est pas idéal, mais cela tient davantage à la nature de la terre en cet endroit: trop pauvre, trop caillouteuse, trop dense. Je serai quitte pour changer d'endroit à lautomne ou
amender +++ Mille merci Martine!



Joubert 31/07/2012 18:41


Jolies remarques de votre petit - fils. Les enfants ont cette candeur pleine d'ouverture.

Réjouissante toujours.

Et que lui avez - vous répondu ?

Amitiés,

Joubert

Russalka 31/07/2012 20:29



 


N'est ce pas? Il est trop mignon... Que lui ai je répondu? En fait et en préambule, j'adore jouer avec Maxou mais plus
encore bavarder. Ce sont des moments de tissage extraordinaire des liens.
Question 1) Belle question d'ailleurs. Je lui ai expliqué que l'on devenait un homme comme on construit son jardi, petit caillou après petit caillou, fleur après fleur. Ou que si cela lui parlait
davantage, comme on construit des objets avec sa boite de Lego. Une petite brique pour apprendre à manger tout seul et savoir manger tout seul. Une autre pour ne plus avoir peur la nuit, une
autre pour aller à l'école, une autre pour rêver etc.
Question 2) Quel âge avait il quand j'étais moi même petite. Belle question aussi et qui dit comme la notion du temps, de sa durée, de sa distribution entre les êtres s'organise. Je lui ai
répondu qu'il n'était aps encore né mais sans doute en préparation dans les rêves de son papa et de sa maman.
Question  3) J'imagine parce que c'est cela aussi qui fait grandir. Je lui ai montré des paysages de forets en lui expliquant que si les humains n'avaient pas rêvé, ils n'auraient pas
cherché d'autres paysages remplis de montagnes, de rivières, de plaines ou de sable, ils 'nauraient jamais eu envie d'aller voir ce qui se cachait derrière le premier arbre, puis le deuxième
arbre etc. Je lui ai montré sur internet la progression des outils dans le temps, la progression des habits ou des maisons. derrière tout cela, l'imaginaire fécond.
Merci de ce retour qui écoute!



Valentine :0056: 31/07/2012 17:11


Réponse à  ta réponse : dans un coprs humain, il y a les parties dures et les parties molles, les os, les nerfs et les glandes, les liquides... Dans
l'humanité de même il y a toutes sortes de carcatères, et l'ensemble est harmonieux - tout comme sur la Terre entre les différents éléments. Par contre qu'arriverait-il d'un corps si certaines
parties se dressaient contre les autres sous prétexte qu'elles ne leur ressemblent pas ? Le chaos.

Russalka 31/07/2012 18:33



 


Je vais reprendre ta réponse car elle me parle et va m'aider à préciser.
Dans le corps humain en effet, comme tu le soulignes, les différentes parties concourent de l'équilibre du corps. Q'une seule partie défaille et c'est la maladie ( ou la mort possible dans le
cadre d'un cancer) .
Le corps est un tout construit autour de cellules initiales, fondatrices,  qui chacune se différencient vers un " projet " qui leur échappe mais auxquelles elles obéissent aveuglément, dans
le seul but de la survie du corps. Cette harmonie d'ailleurs ne dure qu'un temps car la mort est programmée, elle aussi, via une ou des défaillances qui conduisent à une autre forme d'harmonie,
plus... immobile.

Pour ce qui est du grand corps de l'humanité, je ne le trouve pas, personnellement, harmonieux. Tout au contraire. Ou alors il faudrait que j'accepte ( et c'est une chose que je refuse) de
considérer que les inégalités criantes, les guerres, les violences, les crimes, sont autant de parties acceptables de l'harmonie globale.

Que l'on considère que ces catastrophes humaines sont des étapes vers le surgissement d'une humanité accomplie, OK, mais on ne peut à ce prétexte tolérer l'intolérable et s'en satisfaire dans une
sorte d'hébétude souriante et fataliste.

Car si le grand corps de l'humanité est fait lui aussi de milliards de cellules, comme dans le cas du cancer chaque cellule ( ou groupe de cellules qui peuvent prendre forme de couple, famille,
village, ville, contrée, nation, civilisation ) pense d'abord à sa survie propre avant de travailler par la pensée, la raison, la pondération des affects et des egos à celle de l'humanité. Et
c'est là que s'arrête ta comparaison: le tout de l'humanité est encore actuellement loin d'être harmonieux, car il ne converge pas, mais pas du tout, vers sa santé globale. Et malheureusement les
exemples de cette absence de convergence ne manquent pas dans l'histoire de l'humanité. Le mythe du bon sauvage n'est... qu'un mythe. Les efforts de l'humanité pour avancer vers la sagesse ont en
tous temps et tous lieux été contredits voire anéantis par de la violence, par des parties pleines d'ego ou d'ambition ou de haine qui se dressaient contre les plus faibles, les plus aimants, les
plus distraits.
Oui, qu'arrive-t-il d'un corps si certaines parties se dressent contre les autres pour motif de non ressemblance? La maladie et la mort. Nous sommes bien d'accord.
A ceci près que entre
-d'une part: des cellules qui réclament que toutes les cellules vivent dans la paix, le respect des autres cellules, entre autres les cellules femmes ;o), le respect de la richesse créative
inhérente à l'humain et qui fit progresser l'humanité, le respect des territoires, histoires, cultures d'autrui, le respect de la liberté d'expression et j'en passe
-d'autre part: des cellules qui travaillent à établir tout le contraire de ce qui précède et à détruire tout sur leur passage, comme le fait tout cancer, et sont prêtes pour cela à coloniser tous
les esprits vacants, tous les tissus vacants, même ceux qui les accueillent sans réaction de méfiance, ou d'allergie, voire de rejet,
je préfère pour ma part les premières. Les ressemblances qu'elles veulent établir, ou si tu préfères les dissemblances qu'elles veulent faire disparaître, ont pour projet la survie du ... grand
corps de l'humanité et non sa destruction finale groupe de cellule par groupe de cellule au nom de je ne sais quelle hiérarchie de valeurs dépassées et obsolètes.

L'histoire humaine est faite de ces cataclysmes, génocides, disparitions de civilisations, simplement parce que quelques cellules malades avaient gangréné le grand corps humain. Et que l'on ne
s'y trompe pas: les plus grands totalitarismes se sont fondés sur l'obéissance servile de peuples entiers, gentils et comme il faut, mais galvanisés soudain en période de crise par des cellules
mortelles.

Je ne crois pas du tout en une humanité qui se ressemblerait toute, une humanité uniformisée, bien au contraire, j'espère en une humanité où chaque dissemblance serait richesse.
Mais je ne crois pas non plus en une humanité où ce serait la seule dissemblance qui ferait l'humanité. Il me semble qu'il y a des critères d'humanité qui survolent de très haut les appartenances
sociétales ou religieuses, par exemple.
Pour donner quelques exemples ( il y en aurait mille) le souci démocratique, le respect de la femme et de la nature, le sens des devoirs me semblent plus élevés que le souci égoïste de sa seule
communauté, le respect de ses pulsions primaires et destructrices et le sens unique  de ses droits singuliers.
Pour ce qui est des relations humaines et des caractères, chacun en effet a le sien propre, forgé par la vie. Si on reste à l'écoute profonde de l'autre, on peut atteindre à l'harmonie... pour un
temps.

Mon credo est l'écoute. Parce que ma vie  fut de chaos, dès la naissance, d'où sans doute mon aptitude profonde à écouter autrui, mon attachement profond à ce qui est rigoureux, calme, tendu
vers le règne de la pensée raisonnable, et surtout, mise en cohérence totale des paroles et des actes. Je ne parle pas souvent d'amitié ou d'amour, je les vis. Simplement, parce que la vie est
ici bas et nulle part ailleurs.

Nietzsche disait ( en substance) " Le succès de Dieu et de la religion tient au fait que cette entreprise de voyage dans l'au-dela est incapable de nous donner des nouvelles des voyageurs". Le
jour où l'humain cessera de croire en ces fariboles et de tenter de convaincre les autres cellules que son propre Dieu est le seul, le jour où l'humain acceptera de penser par lui-même et non à
travers le filtre d'ouvrages religieux, politiques, dogmatiques, alors le corps du monde ira mieux, beaucoup mieux. Nous serons enfin entrés dans le temps de la pensée raisonnable.

Mais il est vrai que ne croyant en aucun dieu, et sachant que la vie est courte et se joue ici bas... cela me facilite grandement les choses ;o)) Merci Valentine!



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