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Musique de la semaine

Arundo Donax

27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 02:01





Pourquoi ce chant d'oiseau
 si bref
     déchirant l'aube
       te laisse t-il au ventre une telle sangle?

Il faisait clair encore
  tout prenait sens

   rien n'avait sens
      que t'importait?

C'est comme si l'envol de quelques notes
avait percé à jour ton enveloppe vide

C'est comme si tu savais

   que tes mots d'humaine jamais
ne toucheraient la chair de l'oeuvre magique
jamais
 ne traduiraient en furie joyeuse
     la victoire arabesque de ce chant sur la nuit









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commentaires

M


Les mots charrient trop ou pas assez, seulement dans leur silence, l'indicible


Entre chaque mot, chaque lettre...



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R


oui, c'est tout à fait cela: ce qui mériterait d'être dit du plus profond de l'être se réfugie souvent dans le silence, dans
l'intervalle entre les lettres...



B


C’était donc la nuit ? Ton beau poème me rappelle une semaine sur l’île les Lérins au large de Cannes. La règle de
vie dans l’île est qu’on ne parle pas. Silence absolue, même au cour des repas pris en commun. La première nuit, j’entendit un CRI d’oiseau. Déchirant ! Mais c’était le cri d’un mâle.
Quelques minutes après j’entendais un autre cri, plus faible. Les deux cris se répondaient, se cherchaient et se rapprochaient l’un de l’autre dans la nuit. Puis c’était le silence et la
discrétion. La vie des oiseaux est simple. Nous autres humains sommes bien plus compliqués.



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R


Ton témoignage est magnifique et dit à quel point ton oreille est attentive à la vie naturelle. Merci à toi de ce passage qui parle et
nourrit le poème!



O

Ce chant dans le matin timide est si fragile...


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R

C'est vrai aussi que ce ne fut qu'une arabesque
mais quelle puissance!


C

bouleversant 
bon courage
clem 


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R

Merci Clem, c'est gentil... A demain vers tes oiseaux à toi ;o)


E

Je reconnais ce sentiment, il me semble naitre d'un sentiment de séparation. Je ne suis pas oiseau, mais je ne suis pas séparée...
Impossible de traduire l'oiseau, mais l'oiseau est un grand traducteur de l'au-delà des mots, alors je laisse l'oiseau me traduire. Ecoute, à cet instant il te chante et son chant est parfait, uni
vers.
Ou quelque chose comme ça...
Souvent je siffle le merle, toujours il me répond, jusqu'à un trulilulluliii...impossible à imiter...et je lui tire m'a révérence en riant bien.
Chère Vivianne je te souhaite une très bonne année dans "la joie i li bonheur" comme le dit un drôle d'oiseau de mon quartier (c'était moins une! :-)


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R

Quel plaisir de te retrouver, Elise! Mon mari grand imitateur d'oiseaux les imite à la perfection au point que souvent les mâles
viennent au-dessus de sa tête et le houspillent!
Je siffle à peu près comme la loco de la Bête humaine ... c'est te dire l'inertie de mon chant en ces cas là qui sans doute n'attire que les corbeaux et autres oiseaux noirs ;o)
Oui, tu as raison, sentiment de séparation d'avec la Nature. Peut-être aussi cet orgueil d'humaine qui voudrait tout appréhender alors que la modestie dicte de se laisser guider par l'imprévu, le
non traduit, l'à jamais.
Merci en tous cas de tes bons voeux , je te souhaite en retour de belles réalisations de terre et de la gaieté de la gaieté !


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