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Blog de poésie, histoire de la musique et des arts,
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Musique de la semaine

Arundo Donax

13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:30





Les temps ne sont pas encore aux paysages qui coulent de source

et la simplicité peine à venir au monde

Des cigales nous demandent d'être encore plus fourmis
elles s'y prennent mal
ou manquent de vocabulaire
la pauvreté ne peut être que volontaire et conviviale
dans le cas contraire elle se nomme esclavage

Ces lois qui accordent davantage de place aux taux de l'argent
et reserrent leur étau sur les gens
comment s'en défaire une bonne fois?

Il suffirait de renverser les images
nous faire miroiter un monde où le froid serait chaud
l'ascèse une richesse
et le partage un gain
il suffirait de nous dire que nous appauvrissant nous nous élargirions

En attendant
l
a pensée se tasse
elle espère un geste secourable
un manteau de lumière venu d'autres regards


Toute idée qui se lève aura faim aujourd'hui


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publié par Viviane Lamarlère - dans Chemins de solitude
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commentaires

Marianne 16/02/2012 21:52


et la faim... justifie les moyens...


J'aime bien cette notion d'idée qui se lève et répond à une aspiration profonde. Elles ont le mérite de donner du grain à moudre et peut-être un jour... ce pain lèvera-t-il !


Bisous à toi, mon amie de plume.

Russalka 17/02/2012 10:05



 


On l'espère aussi, mais comme je le disais plus bas, quand je vois que depuis hier le footballeur Anelka sera payé en
un mois l'équivalent de toute une vie de travail de notre Bruno, cela fait mal... je crains que ce ne soit le pain qui s elève mais des armes et des gibets. Bisous à toi aussi!



ulysse 15/02/2012 15:55


Se défaire de ses besoins pour être libre et ne pas subir le diktat de l'avidité

Russalka 17/02/2012 09:49



 


Oui, c'est cela que nous vivons Michel et moi depuis toujorus, préférant désormais les voyages tranquilles dans notre
beau pays aux vols longs courriers vers le loinain, préférant la sobriété du froid au chauffage excessif des maisons, préférant recycler à jeter etc etc.. Merci Ulysse!



Le Boiseux, recycleur bordelais 15/02/2012 10:51


Bonjour,


Tu mets en roses les épines de dualité : on apprécie la nourriture grâce à la faim, le chaud grâce au froid, le jour et la nuit, l'homme et la femme...


Bonne continuation


 

Russalka 17/02/2012 09:41



 


C'est joli cette expression poétique. Mais entre cette dualité qu'on nous impose de plus en plus souvent, dont les
membres sont séparés par un fossé de plus en plus large, je crois ( ou veux croire) qu'il reste encore un espace créatif et généreux qui rendrait confiance à chacun... merci Boiseux!( je garde
l'adresse, les meubles sont très sympas...)



Martine 15/02/2012 09:20


Bonjour Viviane,


Jamais je crois je n'ai été aussi désabusée, découragée par nos politiques, tous bords confondus.


Pas nouvelles idées, toujours les mêmes tronches qui ne veulent surtout pas lacher leur part du gâteau. Des marionnettes dont les gors lobbies tirent les ficelles.


Merci pour la profondeur de ton partage


Bonne journée à toi Viviane


Martine

Russalka 17/02/2012 09:36



 


Merci à toi Martine, nous sommes nomùbreux je crois dans ce cas de figure du désabusement. Hier j'écoutais que le
dénommé Anelka, footballeur, sera payé plus de 230 000 euros ... par semaine!!! dans son nouveau club asiatique. Soit l'équivalent de 42 années de travail pour mon fils. En un mois ce gars là,
pour faire des caprices et tirer dans un ballon gagnera l'équivalent de mon fils en toute une vie de travail. Une honte. je suis écoeurée...



Mony 14/02/2012 14:59


J'en pense que nos parents ont connu la guerre et ses privations et qu'à présent nous vivons une guerre insidieuse et torve, celle dont l'ennemi est le pouvoir de l'argent tout
puissant. Jusqu'à quand serons-nous ces soldats sacrifiés sur son autel ? Oui, nous avons plus que jamais besoin d'idées "autres"alors qu'il est si difficile de faire le moindre sacrifice de son
petit confort. Terrible ambivalence !

Russalka 15/02/2012 09:26



 


Hier j'écoutais à la radio le scandale des salaires des grands patrons . de quoi avoir envie de couper quelques
têtes...
J'ai trouvé cela ici:
Si l’on se réfère au contenu du récent rapport de la mission parlementaire sur la rémunération des patrons, dont le rapporteur est Philippe Houillon, député UMP, « les rémunérations des dirigeants des plus grandes sociétés faisant appel public à l’épargne en France atteignent des montants qui
peuvent donner le vertige aux salariés modestes et aux classes moyennes. Alors que, selon le Conseil de l’emploi, des revenus
et de la cohésion sociale (CERCS), le revenu médian annuel des Français s’établissait en 2007 à 15 780 euros pour une personne seule et 23 664 euros pour un
couple, le revenu moyen des responsables des plus grosses entreprises se situait, quant à lui, aux alentours de 5 millions
d’euros, soit de 208 à 312 fois plus ».


Et ailleurs ceci:






Lors d’une enquête récente5, les Français estimaient à 70 826 euros annuels la rémunération d’un P-DG d’une grande société française. La bonne réponse est pourtant d’une bien autre ampleur. En
réalité, le revenu annuel moyen des P-DG du CAC 40, hors stock-options et autres actions gratuites, s’élevait en 2010, à 2,4 millions d’euros rappelle Philippe Steiner. Les revenus des grands
patrons sont donc, pour paraphraser le titre du premier chapitre de cet ouvrage, d’une « autre galaxie ». Ce que résume Philippe Steiner en rappelant qu’avec la crise financière,
« l’ordre économique est confronté à une situation qui rend caduques les croyances sur l’échelle des inégalités » (p. 12). Les rémunérations atteignent des sommes si importantes
qu’elles en deviennent inimaginables. Il parlera de « niveaux proprement stratosphériques de rémunérations » (p. 16) en ce qui concerne les revenus des dirigeants des hedge
funds.




6  Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Yasmine Siblot, La France des "petits-moyens" En (...)



4Philippe Steiner démontre chiffres nombreux à l’appui, combien les rémunérations des grands patrons…frisent l’indécence au
regard des rémunérations de la France des « petits moyens »6. Pourtant elles sont
considérablement sous-estimées par les Français : la « sous-estimation oscille entre 500 et 300% » ! Dans cette incapacité des Français à estimer justement les très hauts
revenus se loge pour l’auteur une signification sociale majeure : cette sous-estimation considérable trahit le fait que ces hauts revenus n’appartiennent plus à l’économie ordinaire. Ils
ne sont pas redevables des mêmes échelles de mesure. Qu’on en juge : pour un ménage percevant 1500 euros de salaires et prestations sociales, le bonus d’un trader à sept chiffres
représente « quatre-vingt-dix années d’activité, soit plus de deux vies de salarié travaillant quarante ans, sans interruption, au salaire médian français » (p. 20). Au centre de
l’enrichissement massif de ces acteurs économiques : la relation avec les politiques et la finance.



5Le troisième chapitre au titre volontiers provocateur « Ces hommes qui valent trois milliards, ou comment justifier
l’injustifiable » passe au crible les différentes explications marchandes et sociologiques de ces rémunérations : loi de l’offre et de la demande, économie politique de la rémunération
(travaux de Kevin Murphy), rareté des talents de dirigeants, théorie des tournois, organisation de la firme… Cet éventail de théories ne justifie cependant qu’imparfaitement la disproportion des
rémunérations des grands patrons.


6L’essor spectaculaire des marchés depuis la fin des années 80, et notamment celui du marché financier, porté par la foi dans
leur capacité autorégulatrice et leur rationalité ont fait selon Steiner le nid de la crise financière. Or depuis 2008, la croyance en la toute puissance des marchés s’étiole et avec elle la
confiance en la justice des rémunérations des grands dirigeants. Les bonus des traders, les parachutes dorés…font l’objet d’une réprobation publique et généralisée. Ce sont surtout la
disproportion et la déconnexion des rémunérations au regard de celles du « Français moyen » qui déclenchent une vague d’évaluations morales de celles-ci. Lorsque les inégalités sont
jugées « trop fortes », alors que l’ordre économique ordinaire suppose la limitation rationnelle des gains, les « rémunérations obscènes » deviennent
intolérables.


7La seule solution possible est pour Philippe Steiner politique : une force politique capable de réduire les
rémunérations obscènes, par le biais d’une politique fiscale adéquate.



C'est une honte.



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