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Musique de la semaine

Arundo Donax

17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 07:24






De porte il n'y avait point


Entrer serait  simple

            et très fou

Ses branches hérissées au-dessus de nos têtes

traçaient un long chemin vers l'étoile prochaine
rien ne mesurerait cette route certaine
la nuit serait comme un baptême

Le temps de l'escalier

nous le sentions au fond de nous
comme si nous en avions été la rampe
et le bois
et le bruit des pas mêmes ébranlant chaque marche
le temps déroulait son aubier vers les lueurs profondes
où pousse l'étincelle du monde
l'indulgence des fruits pour l'amère cognée

Quand nous touchons un arbre et nous rêvons en lui

d'où tenons-nous encore
si ce n'est de l'enfance
qu'il n'y a de geôle à la chair que celle qu'elle accepte
que la pensée s'incarne en cela qu'elle rêve
que la vraie vie s'enfante à la souche creusée ?





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commentaires

C


J'ai envie d'aller dans un arbre, maintenant.


J'aime beaucoup les arbres. Je trouve que c'est beau, beau.
Merci pour ce merveilleux poème.
Clem



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R


hé bien je te souhaite de trouver un arbre où renaître!
moi aussi j'aime les arbres et souvent m'y resource, ils me donnent un peu de leur énergie puisée au fond de la terre. merci Clem!



A


Une poésie qui évoque les limites de notre corps, la liberté de notre âme, celle qui coure lelong de notre vie et les prisons qui se dressent au détour des chemins.



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R


Notre connivence avec la nature et toujours, ce rêve qui me revient
descendre le long d'un tronc d'arbre, à l'intérieur de lui
et cette lumière étonnante qui est la vie même
tout au fond, comme une ampoule dorée
pleine de nourriture pour le corps et l'âme... Merci Alice du partage




A


Ah le bois ! Une matière que j'adore , je ne peux m'empêcher de caresser les sculptures faites de cette matière, c'est doux, c'est chaud  et cela me fait revenir dans l'atelier de mon grand
père  où je jouais avec les copeaux et où l'odeur  me remplissait autant que les goûters de ma grand mère les jeudis après-midis. Merci Viviane  de ces souvenirs 



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R


Ta confidence me touche infiniment, Aimela, j'ignorais cette ascendance si riche de sens chez toi, Michel aurait adoré être ébéniste
et l'arbre est pour moi un compagnon de choix. Idéal.  L'odeur du bois en copeaux, toute mon enfance aussi, aussi bien dans les landes de Gascogne qu'en Afrique avec des bois plus écoeurants
parfois. Bisous et mille merci! pardonne le retard à vous répondre, 'jai été crevée deux jours avec presque 40 de fièvre.



V


Très beau poème !



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R


Merci Valentine, c'est super gentil, pardonne le retard, une grosse grippe et mille occupations malgré tout.


 


 






J


Décidemment, j'aime beaucoup.



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R


C'est gentil, José, j'essaie d'écouter le coeur d'enfant qui bat encore un peu en moi...


 






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