Lundi 12 mai 2008
A ceux qui ont perdu un être cher...
Le temps leur est venu des traces
de l'intervalle entre les traces
objets muets
poignées de terre meuble
que l'enfant seul devine
coulant en leur triomphe d’eau
Le temps s'est arrêté.
Silence à grande fleurs
Le ciel est jour de pierre
Et les gestes fouillant
jusqu'à ces noeuds du coeur où s'allumaient des arbres
Le soir
ils entendent sa voix
Un souvenir de pas vient trouer l’hébétude
leur hâte à se lever est du pays d'avant
mais rien
Résonance les murs
plus grave chaque fois plus
Ce qui était vivant l’était par elle
le soin qu’elle apportait à soulever les choses
pour éclairer les heures
ses mains qu’on devinait
ailes priant les fleurs
mais tout est éventré que les ombres dévalent
Le temps leur est venu
des traces qu’on ne sait plus
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