Le blog de Viviane Lamarlère


En hommage à quelques uns d'entre tous ceux que j'aime croiser sur la toile
un article que j'avais envie de faire remonter
pour la douceur de la photo
A bientôt!

...
Photo trouvée sur le site de fonds d'écrans
Digitalblasphemy

clairi--re.jpg

Dès le début du jour marchant sous les grands arbres
enjambant la fraîcheur
dans nos bagages
rien
que des rêves de lait nous prenant par la taille
la brume en rideaux d’ombre tissée sur nos fronts
serpentant sous nos pas


Au détour d'un chemin nous avons entendu couler une clairière
d’un vert
rompant avec le vert


Deux mondes reliés par d’étranges filins

Potences  épargnées de pendus magnifiques

ces cordages sans cuir sans cheveux et sans cris
armaient-ils la couleur
de l’aurore à la nuit
ou  portaient-ils le ciel
afin qu’il ne s’effondre ?

Des rayons du soleil  glissant depuis les cimes
ne demeuraient au sol que les fleurs épanouies
dont la tige montait
prêle vers ses racines

Et peut-être étions-nous comme ces fleurs d’étang
de fossés ou de champs croisées sans résistance
des êtres dissociés
marcheurs miraculés

inépuisés d’espoir
cherchant leur point de sève
d’or
ou de rosée


clairi--re.jpg
Ecrit en souvenir de promenades dans la forêt Guyanaise



Sam 26 jan 2008 20 commentaires
Très beaux souvenirs alors ces promenades en forêt( sourirê) Si je n'aime pas la campagne, j'adore la forêt, un monde magique où les arbres parlent , bises Viviane
aimelasorc - le 08/10/2007 à 17h07
Des souvenirs magiques, entre autres la rencontre avec un puma, mais tu la connais déjà
moi aussi j'adore la forêt, sans doute chacun de nous porte-t-il à des degrés moindres cette amitié pour les arbres, il suffit d'écouter, en effet...
Russalka
merci Viviane pour ce doux sillage d'amitié , cadeau du jour!
mireille - le 08/10/2007 à 18h18
Merci à toi, Mimi, j'ai tant aimé ton beau texte...
Russalka
On a du mal à suivre le fil du texte, avec tout ce dédale labyrinthique... Mais pour le flâneur, que de découvertes ! Oui, cette photo est superbe et tu l'évoques bien.
Valentine - le 08/10/2007 à 18h47
Tu as raison, j'ai hésité à mettre autant de liens et d'un autre côté, cela me faisait peine de laisser de côté ceux qui me lisent avec tant de fidélité ( j'en ai laissé quelques unss parmi ceux qui ont des blogs, ils seront du prochain  poème ou conte comme Marco ou S. ou Lydia ou encore Philippe, Martine, Nicole  etc)
mais ce mot, flaneur... jolie récompense à mon travail. Merci.
Russalka
Je suis sur ton site et je vois un commentaire s'afficher. C'est toi qui est sur le miens.
CS
clem - le 08/10/2007 à 19h07
C'est une coïncidence super sympa
elles m'arrivent souvent
parfois ce ne sont pas des coïncidences ( j'ai depuis toute petite des prémonitions, accidents, morts, visites inattendues etc.), tous talents que j'ai du ravaler pour ne pas choquer les rationalistes avec lesquels je vis ;o).
Russalka
Une douce promenade
 qui en propose une autre
merci pour double cadeau
le bateleur - le 08/10/2007 à 19h38
Merci Luc
le plaisir de la vie
c'est la promenade
qui ne cesse d'ouvrir à une autre promenade (sourire)
Russalka



Le ciel  déplient ses pans d’amour

Au sol l’automne fait sa révérence


Et ses forces l’abandonnent

L’ombre frileuse trace sa route

Signe la fin d’une saison

Sur la racine s'étirent les larmes
 
de deux êtres reliés par d'étranges filins
lutin - le 08/10/2007 à 20h00
C'est un bien délicat poème, Lutin, qui mériterait de se trouver sur ton blog
j'aime beaucoup ces sortes d'impros qui me sont offertes en retour de mes textes
vraiment cadeau
merci
Russalka
glups pour la faute, je recommence donc,


Le ciel  déplie  ses pans d’amour

Au sol l’automne fait sa révérence

Et ses forces l’abandonnent


L’ombre frileuse trace sa route

Signe la fin d’une saison

Sur la racine s'étirent les larmes
 
de deux êtres reliés par d'étranges filins
lutin - le 08/10/2007 à 20h02
pas de soucis, je n'y avais même pas prêté attention
ne me laissant toucher que par le climat.
Russalka
Comme elle est réconfortante cette promenade lumineuse en ta compagnie en ce soir de corps fourbu (les livres, ça fait faire du sport !). Quelle belle générosité ! Ravie de ces découvertes que tu proposes au fil de haltes virtuelles. Merci d'avoir mis en valeur "Effata", une injonction qui sonne toujours en moi avec la même puissance.
J'ai lu ton commentaire à propos de tes activités des derniers jours . 50 personnes à régaler, en voilà du beau monde ! Je te trouve bien courageuse. Pas le meilleur remède pour chasser le lumbago mais attitude qui reflète ton dévouement. Et de ce que j'ai pu apercevoir antérieurement sur ton site, miam, les chanceux ont dû être épatés !
Marianne - le 08/10/2007 à 22h22
Effata, je trouve que c'est un beau mot aux sonorités ouvertes mais qui dit en même temps l'effacement devant l'ouverture et je me souvenais de cet article tien, ai eu du mal à le retrouver (sourire)
plaisir que tu sois venue en suivant ton fil
je mettrai en ligne la recette de la salade préparée qui a beaucoup plu aux convives
nous étions nombreuses à nous partager la tache, c'est cela la joie des associations!
Russalka
C'est un chant, c'est une mélopée.....
Merci chère Viviane
juliette b - le 09/10/2007 à 18h49
Une petite halte dans une journée exclusivement consacrée à ma famille ( nos trois enfants et leurs compagne-compagnons respectifs), donc beaucoup de partage et de cuisine :o) et maintenant le plaisir de ta présence... oui, chanter, comme une cogale qui serait toujours fourmi!
Russalka
trop gentil de citer en filigrane si beau un de mes textes, merci Viviane Ô Dame rare
Pant - le 09/10/2007 à 21h40
Merci à vous, Pant, c'est toujours plaisir d'envoyer des liens vers les autres
la vie est de cela
juste cela
plaisir
liens
autres
Russalka