Poésie, symbolique du monde, les quatre éléments, contes, écoute, accompagnement, musique

Il se pourra que tu pleures





Il se pourra que tu pleures
je serai
loin déjà
mes souvenirs posés entre deux pages sèches
un grand jour dans le cœur arrêté sur ton nom

J’aurai plié bagage à vitesse du ciel
et le froid en travail dressera mes rivières aux berges de l’oubli
je n’aurai plus peur
non
on n’a pas peur du choix quand on en sent venir
les chants en diagonales
fatigués et cireux

Je me rendrai sans joie
aux cheveux emmêlés de l’écume et la mer
ne te dira jamais les bords de lassitude
où j’ai pu me pencher en espérant la chute
les remparts démunis que chaque jour passant
j’ai tenté
mais en vain

Le temps a eu pitié de moi
il a fait demi tour
m’a prise par la main

Ma nuit vient
comme sa tête est plate
sans heurts et sans paroles
d’une légèreté qui défie la mémoire

Il se pourra que tu pleures
il ne faut pas
je rêvais d’une épaule aux fraîcheurs inondées
je rêvais de tes mains, de ta voix large et bleue
glissant comme un voyage

Il se pourra que tu pleures
il ne faut pas
j'ai besoin d'une halte, chanter sur le sel
un espoir de soleil luisant comme un secret



 

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M
Je découvre ton blog avec plaisir mêmesi ce texte est n peu trise il est empli d'un certaine émtion qui ne laisse pa sindifférent mêm le simple passant comme moi ;)
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R
Merci Marich, heureuse que ce petit texte t'ait touché...
A
Courage  Viviane laisse la priorité à ton mari et à tes enfants ils ont besoin de toi  de ton amour et de ton sourire la vie continue et décision prise ne culpabilise pas je t'embrasse
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R
Merci Adeline, c'est exactement le chemin que je suis en train de faire et tu m'y aides beaucoupicid'autres amis ailleursoui, la vie est là et elle seule sera célébrée.
A
alors il faut te protéger , la voir le moins possible c'est un devoir envers les tiens, ceux qui t'aiment . l'amour n'est pas une obligation surtout avec qui est incapable d'en donner et qui n'est capable  que de détruire. j'ai connu ça ... aussi  et j'ai mis la distance l'amour est une belle plante qui meurt si on la martyrise lui arrache les feulles la laisse sans soins
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R
Nous avons consacré les jours passés à arrêter une attitude commune avec mes frère et soeursnous remonter le moral mutuellement et nous déculpabiliser mutuellement. La vie est courte , ma mère cherche à créer le chaos avant de s'en aller, nous lui opposerons un front serein et très déterminé, sans haine envers elle mais également sans faiblesse, sans espace où rentrer la pointe du pied. Et si elle se montre telle que nous devions la laisser entre les seules mains de son personnel, cela sera.Oui, il en a fallu de l'amour... je n'ai cessé ces jours de penser aux paroles du Christ " Si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, où est le mérite? ". Bien beau en mots, mais limite atteinte nous concernant... Personne ne pourra la sauver de sa faim d'avoir chacun à sa merci. Et cela m'est d'autant plus douloureux que je n'ai jamais abandonné une des personnes que j'accompagnais. Jamais. Mais il n'y a d'autre solution pour nous protéger.Merci Adeline
A
Viviane  quelle émotion je  me suis interrogée, inquiétée même  puis j'ai compris que ce poème était dicté par  les éternels échanges de la vie l'un arrive , l'autre part xruauté irrémédiable que je n'ai pas connue parce que le départ de ma mère a eu lieu beaucoup trop tôt les souffrances  ont des goûts différents mais sont toujours aussi intenses beaucoup de mes amies me disent combien elles sont désemparées . je te souhaite force et courage
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R
Hélas, je crains que de ma mère et moi ce ne soit moi qui parte la premièreelle enterrera ses mômesfachée avec quatre sur cinqet je suis au bord de l'abandonner tant elle m'épuise...lMerci de tes encouragements Adeline.
M
Je ne peux m'empêcher d'entendre cette phrase que j'aime tant :"Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre". Elle viendra sur mes lèvres, à temps, à point nommé.Mais moi aussi j'aimerais connaître avant un tout petit qui me redonnerait l'espoir en la vie, tout simplement, sans cactus, sans rictus et sans haine pour tout quittus.Tiens bon Viviane !
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R
Cette phrase aussi je l'adore, quel rythme dans ce poème (en voici une partie car il est si long...)Vigny tout de même, quelle voix!...oui, je te souhaite de tout mon coeur un tout petit qui te vienne, la vie cela doit envers et contre tout se poursuivre, mais il est vrai que ce monde n'offre pas toujours d'espérance aux jeunes, ni l'envie de lacher un  enfant dans un avenir qui pour eux, déjà est tout peint en noir.... Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre! Hélas ! je sais aussi tous les secrets des Cieux ; Et vous m'avez prêté la force de vos yeux. Je commande à la nuit de déchirer ses voiles ; Ma bouche par leur nom a compté les étoiles, Et dès qu'au firmament mon geste l'appela, Chacune s'est hâtée en disant : " Me voilà ". J'impose mes deux mains sur le front des nuages Pour tarir dans leurs flancs la source des orages ; J'engloutis les cités sous les sables mouvants ; Je renverse les monts sous les ailes des vents ; Mon pied infatigable est plus fort que l'espace ; Le fleuve aux grandes eaux se range quand je passe, Et la voix de la mer se tait devant ma Voix.