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Musique de la semaine

Arundo Donax

9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 23:23

 


Abritais-tu déjà le crépuscule
    il y a tant de lumière qui coule de tes doigts
         
    Ce que ton corps en morne
une sorte de peur
    qu' importe ta folie
            c'est la nôtre la mienne

Le buste qui s'incline à toucher le clavier
        un berceau de musique

le bras
gauche confie
    dense dans ses volutes
    un éblouissement à la touche scellé
vient effleurer l'espace et fleuretter le temps
           
notes rondes perlées
notes déprisonnées

Tes mains
l'intelligence


Vidéo de Glenn Gould
 
Quarante sept minutes de bonheur
dans l'intégrale des Variations Golberg

 

***

Sur Wikipédia analyse des variations Goldberg de Bach



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publié par Viviane Lamarlère - dans Musique
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commentaires

Jipé 23/09/2012 09:45


Je me suis réinscrit pour être informé des parutions maintenant que tout marche sur ma nouvelle machine.


Oui Glenn Gould fut un cas exceptionnel de souffrance et de jubilation avec un ego boursouflé mais un talent éoustouflant. Je vois chez lui pas mal
d'analogies avec Keith Jarrett. Tu sais que son modèle fut Rosalynd Tureck :


http://www.youtube.com/watch?v=KBdqpuaHq4I


Certaines ressemblances dans la geste corporelle ?



Russalka 23/09/2012 17:01



Je suis vraiment contente que tu te sois réinscrit, je souhaite juste que tu ne rencontres pas les mêmes soucis que
moi qui me suis ré inscrite à ma propre NL au moins trois fois. parfois je reçois l'avis de parution en 6 exemplaires, parfois pas du tout, et en parler sur le forum est équivalent à dix
caricatures de qui tu sais ;o). 
Où as tu réussis à dénicher une aussi magnifique photo de Rosalyn? Quelle splendeur! Oui, je pense que la gestuelle de leurs maîtres inspirent ( ou inspirèrent)aussi bien Gould que Jarrett, même envie chez eux trois de rentrer dans le clavier,
même sensualité  sonore, même recherche et pour les deux hommes, habitude de chanter en même temps qu'ils jouent!  On sent que Tureck cherche à rendre la quintessence de Bach, dans la
lenteur déroulée des ornements tels que dans ce mouvement du concerto italien que tu nous donnes. Magnifique. Nul doute qu'ils l'aient l'un et l'autre écoutée, regardée, s'en soient
imprégnés.
Je vais continuer cette série avec un type peu connu, Carl Stamitz. Veremos! Entre deux plantations de rosiers et d'azalées du Japon... Bizz et merci encore !



clementine 20/04/2008 20:00

il évoque l'artiste qui sans ses mains ne pourraient exprimer ce qu'il a dans son imaginaire, sa tête, son esprit.. clem

Russalka 21/04/2008 18:05


oui, Clem, Gould c'était un homme de souffrances aux mains de joie


mireille 19/04/2008 18:52

 Je crois que même si l'on n'entendait pas la musique, on la capterait quand même en voyant ces mains recréant le monde, et ce visage la reflétant avec autant de subtilité et d'intensité...merci Viviane pour ce magnifique hommage.

Russalka 20/04/2008 11:23


Intensité est le mot
cet homme là était autiste
atteint d'une sclérose en plaques
de douleurs telles qu'il a fini par se suicider
...
en ce moment je comprends ce qu'il a traversé.


Merlin le zeteticien 17/04/2008 18:44

Bon ! Tu peux supprimer le comment t'erre n° 2. Google ne permet pas les codes en direct.Je les ai par contre avec YouTube. Si tu veux, je te les envoie en e-mail.Mais je confirme : un vrai bonheur ! Cette lenteur sensuelle est un acte d'amour avec son piano. Je ne ferai pas les mêmes critiques que Scott ROSS car je ne suis jamais "godillot". L'émotion n'est pas la même mais beaucoup d'émotion qui passe aussi avec GG !Avec ton texte, tu décris si bien les attitudes et les postures inconfortables du pianiste qu'on croirait le voir et on en voit en effet sortir l'intelligence et toute la sensibilité si opposées parfois à la froideur mathématique de BACH.Un magnifique moment de sensibilité talentueuse à l'état pur !

Russalka 17/04/2008 21:18


je n'avais pas lu ton second commentaire, mais je suis super heureuse de voir que nous somme ssensibles l'un comme l'autre à la lenteur.
plus lent que sur les versions discographiques, d'ailleurs.
oui, un de mes amis chef d'orchestre qui avait travaillé avec Roberto benzi n'aimait aps bach pour le côté qui peut être parfois très cérébral, très intellectuel, très musique pure. il l'appelait
la machine à coudre, s'inspirant d'ailleurs d'un titre d'une petite pièce de jacques ibert en imitation d'une toccata de Bach.

Moi, j'adore. Et suis d'autant plus contente de partager ce moment là avec toi, c'est un privilège!
bisous


Merlin le zeteticien 17/04/2008 18:17

Yep ! Un bonheur facile pour nous les auditeurs.J'espère que ça marche, sinon, tu supprimes ce comment taire.



Russalka 17/04/2008 21:13


Ca marche absolument!!!
c'est un bonheur de chaque instant que de le voir jouer avec cette facilité qui déconcerta même Horowitz( et pourtant , cestui-là avait de la facilité à revendre...)
j'aime la lenteur avec laquelle il aborde l'aria, le rideau s'ouvre... sur un monument!
bisous  mon coeur de Brocéliande.


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