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Musique de la semaine

Arundo Donax

9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 00:21

 

      

Il y a ... tant d'années déjà Félix Leclerc chantait cette chanson prémonitoire et qui

         aujourd'hui

résonne de manière si brûlante en moi

l'épreuve du chômage il faut l'avoir traversée de près pour savoir ce qu'elle est.



On parle beaucoup de la crise de la dette

et chacun y va de sa recette
ce matin j'entends les résultats de ces accords pour renforcer la discipline budgétaire
et cela me laisse quelque peu suspicieuse...
Ce seront toujours nos jeunes qui en feront les frais!

Savons-nous que nos états qui nous demandent de donner chaque fois plus

plus de restrictions, d'impôts, de sacrifices, de perte de pouvoir d'achat

savons nous que nos états s'endettent essentiellement pour emprunter

à des organismes bancaires qui se savent protégés par ces états à leur tour prêteurs?



On dit qu'il faut des plans de rigueur.



Ils appauvriront la population et ne serviront pas à rembourser des dettes colossales

non remboursables

juste à sécuriser

par emprunts successifs pour consolider les emprunts précédents
par renflouements successifs pour consolider les renflouements précédents

les avoirs des banques etc.



On dit qu'il faudrait faire marcher la BCE c'est à dire la planche à billets.
Autrement dit les états

certains de pouvoir se payer eux-mêmes
continueraient de se moquer de la morale et de la démocratie

de s'endetter à qui mieux mieux



 

Et si nous faisions, tous ensemble, nous les Européens

comme l'Argentine

qui a refusé d'honorer sa dette

mettant en mauvaise posture les organismes créditeurs

Aujourd'hui elle a retrouvé son honneur, sa démocratie, un niveau de vie et de croissance honorables
surtout son indépendance vis à vis du marché.

 




Si nous imitions... ?
Sous la plume de Adrien Gévaudan

2009 : les conséquences de la crise financière

La dette publique française a suivi toutes les évolutions déjà évoquées : endettement croissant dans les années 80, bond dans les années 90, désendettement au début des années 2000, et enfin stagnation de la dette publique jusqu’au bond de 2009.

La crise économique des subprimes a mis les Etats devant un choix : ou bien un certain nombre d’acteurs économiques essentiels au système dans lequel nous vivions faisaient faillite et disparaissaient ; ou bien ils décidaient de les soutenir, envers et contre tout, en injectant de grandes quantités de liquidités.

Ils ont opté pour la seconde possibilité. Le problème étant bien sûr que ces liquidités qu’ils ont injectées, ils ne les avaient pas ! Comment les ont-ils obtenu ? Par l’emprunt, évidemment. Au nom du sauvetage d’agents systémiques (c’est à dire essentiel au fonctionnement d’un système), les Etats sont devenus des prêteurs en dernier ressort. Ce concept, comme les crises asiatiques l’ont prouvé dans les années 90, souffre d’un défaut majeur : quand l’on sait que, dans la pire des situations, l’Etat va venir nous sauver de la banqueroute, on est pas encouragé à se comporter correctement à son endroit. L’existence d’un prêteur en dernier ressort déresponsabilise les acteurs financiers comme les banques, car, ayant conscience du filet de sécurité étatique qui sera activé en cas de crise, elles sont plus enclines à se comporter dangereusement. C’est ce qu’on appelle l’aléa moral.
Selon ce raisonnement, le soutien apporté aux banques en 2008 suite à la crise des subprimes risque de les encourager à ne pas réprimer les comportements les ayant mené au bord du gouffre, étant donné qu’elles ont désormais pleinement conscience du fait que les Etats ne les laisseront jamais tomber.
Mais est-ce exact de dire que ces banques n’avaient pas conscience du soutien éventuel de l’Etat avant qu’il ne soit officialisé ? N’est-il pas beaucoup plus cohérent de penser que les banques, parfaitement conscientes de leur caractère systémique, ne pouvaient douter du soutien qu’elles recevraient si elles étaient menacées de faillite ? Il serait étonnant que, avec la somme de cerveaux dont dispose le milieu de la finance, ce dernier ne se soit jamais rendu compte que, quels que soient ses errements, il serait couvert !

Peu importe au final ; ce qui est fait est fait, et il ne servirait pas à rien de réfléchir sur comment les choses auraient pu être gérées. Non, la question qui se pose plutôt est : peut-on réellement parler d’endettement public ?
Nous l’avons vu, l’endettement public est la somme de toutes les dépenses que l’Etat a assumé dans l’unique but de faire ce qui était le mieux pour ses citoyens. Les caractéristiques historiques de cet endettement public sont : une tendance à augmenter en temps de guerre, et à se faire diminuer drastiquement par toute une palette d’outils, y compris et surtout les plus radicaux quand la situation l’exigeait.
Or, nous sommes ici en présence d’un endettement certes public au sens où c’est l’Etat qui en est à l’origine, mais qui a monstrueusement augmenté en temps de paix, et dont on ne souhaite absolument pas diminuer le volume par tous les moyens dont dispose un Etat souverain. Parallèlement à cela, nous avons vu que les causes de cet endettement résident dans le soutien absolu accordé à des acteurs économiques ayant fait preuve d’un comportement irresponsable et moralement répréhensible.
Est-il légitime de qualifier d’endettement public, au sens citoyen du terme, ce qui n’est au fond qu’un soutien du public au secteur financier, au nom d’un caractère systémique qui est impossible à prouver ?

Et si au moins ce soutien avait eu pour conséquence de régler définitivement les soucis causés par la financiarisation de l’économie… Mais les crises de la dette souveraine, dont les deux faces sont l’américaine et l’européenne, viennent démontrer que les Etats se sont surendettés au nom du sauvetage d’un système ; sauvetage qui a, pour le moment, lamentablement échoué.




Félix Leclerc, les 100 000 façons de tuer un homme


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publié par Viviane Lamarlère
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commentaires

Martine 13/12/2011 18:52


Tout à fait d'accord avec toi Viviane. L'avenir m'inquiète beaucoup


Martine

Russalka 14/12/2011 22:16



 


j'en perds le sommeil en ce moment... Mille merci Martine!



Valentine :0056: 13/12/2011 16:45


(Réponse) J'ai fait exprès de ne pas écrire en rouge parce que je sais que ce que j'écris ne fait pas bcp avancer les choses. Je considère qu'il y a des choses qui me dépassent mais qu'une est
certaine en tous cas : la vie sera toujours difficile, et il y a aura toujours des puissants pour écraser les autres, de quelque manière que cela soit. Cependant je suis prête à faire tout ce qui
sera en mon pouvoir pour que les choses s'améliorent. La vie (humaine, veux-je dire) par définition est non seulement difficile, mais en plus une lutte perpétuelle, alors inutile de s'y
dérober...

Russalka 14/12/2011 22:13



 


Il ne s'agit pas de s'y dérober, loin de là, mais de cesser de supporter sans rien dire que des joueurs impunis et
impénitents jouent les gains par force de travail de ceux qui, eux, n'ont et n'auront jamais l'occasion ni même l'envie immorale de jouer le bien d'autrui , en d'autres termes de combler ce fossé
qui sépare nantis et défavorisés chorniques ;o)) Bisous et merci ( et ne crois pas que ce que tu dis ne fait jamais avancer les choses, bien au contraire)



marlou 11/12/2011 13:33


Voilà les problèmes qu'il faudrait résoudre...Patience.


 

Russalka 13/12/2011 10:19



 


on espère que cela se résoudra vite ;o))



Marianne 10/12/2011 16:36


je pourrais parler longuement de ce qui se passe à l'intérieur de celui qu'on accuse d'être payé à ne rien faire. Je pourrais dire aussi tout ce que j'ai déjà fait pendant ce temps. Je pourrais
dire aussi le silence des entreprises contactées, les formations longues inadaptées aux chômeurs séniors, l'expérience de la solitude intérieure que génèrre la perte d'emploi et plus encore la
remise en cause de son identité même.


La politique me déçoit actuellement. On pourrait bien se passer d'un certain nombre d'eux puisque de toute manière les milieux financiers sont en train de nous gouverner. Ben oui, autant mettre à
la tête de notre Etat, un Président de groupe de banques... Tant qu'à faire.


Quoi qu'il en soit, pour ne pas dépérir durant un chômage, on apprend beaucoup. Je n'ai jamais autant eu la possibilité de le faire puisqu'avant je courrais durant 25 ans entre toutes mes
obligations. Quand tout à coup, par la force des événements, on se retrouve assis chez soi, à sonder les annonces demandant des motivations en échange d'une polyvalence à outrance pour un salaire
de smicard alors qu'on a contribué pendant 25 ans  par son travail et l'éducation de son entourage à ériger ce monde... on se trouve à se poser mille questions.


Rien n'existe pour aider moralement les demandeurs d'emploi. Ils sont livrés à eux-mêmes, se mobilisent des heures à rédiger lettres et CV, se déplacent, regardent les autres travailler et se
demandent... pourquoi eux et plus moi. On les regarde quitter leurs maisons le matin en stressant, et on secoue un jour la tête en se disant qu'on a été comme ça un jour. Mais l'instant plus
loin, on se dit que si l'on ne se réinsère pas dans ce trafic de fous, on sera définitivement exclus après être déjà reclus. On se redonne du courage, on reprend son combat.


En ai-je dit suffisamment ? Je crois que oui pour aujourd'hui.


 

Russalka 13/12/2011 10:14



 


Oui, tu décris très bien et puissamment même les états d'âme de ceux qui un temps sont exclus et luttent à
contrecourant pour reprendre le courant. triste monde qui pour une simple question de profit éloigne les possibilités de travailler de nos enfants en d'autres pays qui eux, acceptent d'xploiter
les leurs pour notre compte... Mille merci Marianne de ton beau témoignage;



luno 10/12/2011 09:13


Le plus triste pour moi, c'est de se sentir impuissant devant ce "bordel".Bon week-end.

Russalka 13/12/2011 10:01



 


Tout à fait d'accord, Luno, l'impuissance, le subir! Quelle galère et surtout en pensant à nos enfants.



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